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ïiènt l’hiver, quand les rivières gèlent, ce qui arrivetrès-rarement du côté du sud. Avant que d’entrer dansla rivière il y a plusieurs iles un peu au large, autourdesquelles les Anglois pcchent grand nombre de ma-queraux , & même dès Fentrée de la rivière, où est1 île des Monts déserts. En allant vers Boston il y a en-core nombre d’des, où les Anglois font leur pêche demaquerauxau prinrems, dont ils font très-grand trasicdans toutes leurs îles des BarbadeSj ou Antilles. Ils ontpeu de hareng, beaucoup de gafparot, Sc pendant l’hi-ver seulement de la morue, qu’ils font sécher à la ge-lee. Dans le haut de cette rivière il y a force saumons,truites, Sc beaucoup d autres poissons de mer. Depuisla rivière de P entagouet jissqu’à celle de Saint Jean, ilpeut y avoir quarante à quarante-cinq lieues. Denis.P. I. c. /.
DENTALE. Ancienne Abbaye duRommois, fondéeVers lan yjo, & qui ne subsiste plus. Voye\ la Des-cript. Géogr. & Histor. de la Haute-Normandie, TomeII, p. 2S2.
1^" PENTAMÈTRE, f. m. Sorte de vers Latins & Grecs,composés de cinq pieds ; les deux premiers peuventetre dactyles, ou ípondees, le troisième est toujoursun spondee , & les deux derniers anapestes. Pentame-ter. On les scande ordinairement en laistant une césureongue âpres le second & le quatrième pied, assorteque ces deux ceintes font comme le cinquième pied.Ils le joignent ordinairement aux vers hexamètresdans les Elégies, Epigrammes, Epîtres, Sc autres pe-tites pieces, & il n’y a aucuns ouvrages de seuls pen-tamètres.
PENtAPASTE. f. m. Terme de Mécanique. Machinea cinq poulies, dont il y en a trois dans la partie sii-& deux dans la partie inférieure. Pentapajlus.IENTAPOLE. si si Terme de Géographie & d’Histoire.Contrée où il y a ctnq villes. Pentapolis. On a donnécc nom à distérens pays. On l’a dit quelquefois de lavallee, où étoient les cinq villes infâmes que Dieu dé-truisit par une pluie de soufre Sc de feu, du rems d’A-btahim. On croît communément que ce pays étoit1 endroit où est le lac Asphaltite , ou la Mer morte ,depuis la destruction de ces villes. Sanson la met auxenvirons de ce lac ; mais fans preuve. Voye\ fa Carte,dans la dernière édition de Saint Jérôme, au L. de lo-tis Hebraicis. D’Herbelot appelle cette Pentapole , laPentapole des Sodomites. La Pentapole d Egypte étoitdans la Cyrénaïque fur la mer de Libye ; ses cinq villesétoient Bérénice , Aríìnoé , Ptolémaide, Cyrène &Apolloniç. La Pentapole de Libye s’appelle aujour-d’hui Mestrata. Voye^ Mestrata. La Pentapole d’I-talie, dont les villes étoient Rimini, Péíaro , Fano,Oímo Sc Ancone. La Pentapole de l’Aíìe mineure ,dont les villes étoient Gnidus, Col, Camirus , Jalissus,dc Lindus ; dont Ptolomée met la première dans laporide , la deuxième dans File de Cos, aujourd’huiLango, & les trois autres dans l’ïle de Rhodes. Maty^NTAPOLITAIN, AINE. si m. & f. & a dj. QuiE d une Pentapole. Pentapolitanus , a. La doctrinePstapolitaine ; on donna autrefois ce nom à la détef-l a Ne hérésie de Sabellius , parce qu’elle commençaa ss répandre à Ptolemaide dans la Pentapole d’Ê-p Sypce.
NsAPROTlADE. s. f. Terme d’Histoire ancienne,ignitté des cinq premiers Officiers de l’Empire Grec.staprotias, quinque Primorum , ou Summatum di-' as ' Ce mot vient de ttím , cinq , Sc , pre-
^ATEUQUE. f. m. Terme de Théologie. Pen-qistT - appelle ainsi les cinq Livres de Moïse,Cenèf 111 V a "'àc de F Ancien Testament ; savoir, l aDeutcr J ^ xode > ^ es Nombres , le Lévitique Sc leplutôt de ° ni ' e ' ^ y a ^Icux Pentateuques sinueux, oufa prcfé r eUX cdi fions du Peutateuque qui se disputentJuifs. Ce' 1 ^ ’ ^ P entateu d ue Samaritain, Sc celui desformes ■ f i Ux P entateu( l ues fout pourtant astez con-Pentât ' CU emeil t les Savans disputent entr’eux, si leencaraí^ Sa »™ntain , ou celui des Juifs, est écrituentai 1* CS Hébraïques. Beaucoup de Savans tien-le e Pentateuque Samaritain a conservé les vé-
ritables caractères Hébraïques,& que celui des Juifs estécrit en caractères Chaldaïques, qui étoient les seulsque le peuple Juif pouvoir lire au retour de la captivi-té de Babylone. Quelques Critiques modernes ont pré-tendu que le Pantateuque n est point de Moïse, &qu il a été transcrit & compilé par Esdras, ou par quel-que autre , après la captivité de Babylone.
fsT M. Simon & M. le Clerc tiennent le premier rangparmi ces Critiques qui contestent le Pentateuque àMoïse. Mais une poílefììon immémoriale , & des rai-sons détaillées par les plus habiles Commentateurs del’Ecriture , prouvent que Moïse est vraiment l’Auteurdu Pentateuque. V ryqr D. Calmer. Diction, de laBible.
Pentateuque. Quelques Canonistes ont donné ce nomaux cinq Livres des Décrétales publiées par GrégoireIX qui font aujourd’hui la seconde partie du Droit Ca-nonique.
PENTATHLE, s. m. Nom collectif tiré du Grec , souslequel on comprend les cinq exercices qui se fai-soient dans les jeux des Grecs, Sc pour lesquels onpropofoit des prix. Pentathlon, Quinquertium. Cescinq exercices étoient la lutte, le pugilat, ou combatà coups de poing, le faut, la course Sc le palet. Celuiqui avoir remporté le prix dans ces cinq exercices,s’appcloit Pentathlus , Sc en Latin Quinquertio.
PENTATONON. si m. Terme Grec, qui le dit enMusique. C’est la sixième superflue. Pentatonon. La six-te superflue est composée de quatre tons, un femitonmajeur Sc un femiton mineur, d’où quelques-uns l’ap-pellent Pentatonon,patee qu’elle renferme cinq tons.Brossard.
PENTE, si f. Prononcez Pante. Inclinaison un peusensible , penchant d’un terreur, d un lieu élevé qui vaen descendant. Declivitas , devexitas. Les eaux ne des-cendent point naturellement, si elles ne trouvent dela pente. Plus un fleuve a de pente , plus il est rapide.Cette colline a une pente douce, aisée. Le talus des-cend en pente. La pente ordinaire des rivières, com-me celle de la Seine, est de cinq pieds par lieue, com-me portent les Mémoires de F Académie des Sciences.
ffT Pente , en Architecture. Inclinaison peu sensiblequ’on fait ordinairement pour faciliter l’écoulemencdes eaux.
La pente d’un comble, est l’inclinaison des côtésd’un comble, qui le rend plus ou moins roide fur fahauteur par rapport à fa base.
Pente dans la Fabrique du Tabac. Mettre le tabac àla pente. C’est le pendre par la queue fur des cordes,ou fur des perches, après que les feuilles ont été enfi-celécs.
Pente , fe dit dune bande qui pend autour d’un dais,ou autour duciel dulit, fur le haut des rideaux. Ce lita des pentes de velours, de tapisserie. Ce dais a de ri-ches crépines à {es pentes.
On appelle aussi pentes , ces bandes detosse qui,dans les Bibliothèques, Rattachent aux planches destablettes. Ac. Fr.
Pente, fe dit figurément pour penchant, inclination.Propensio , proclivitas. La nature corrompue a unegrande pente vers le péché. La pente de ce Juge est plu-tôt vers la douceur, que vers la sévérité. Il faut bienremarquer la pente de la concupiscence, pour la dimi-nuer par le retranchement de tout ce qui la peut for-tifier. Nie. Il n’est rien de plus doux & de plus agréa-ble que de suivre la pente que la nature nous donne.M. Esp. L’homme a un désir naturel & un epente in-vincible pour être heureux. Maleb.
Par l’ exemple abuse ,
Jesuivois du plaisir la pente trop aisee. Racine.
Innocens animaux ,
Fous vous abandonne^, fans remors ,sizns terreur ,
A votre pente naturelle.
Point de loi parmi vous ne la rend criminelle.
Des-Houl.
çíéf Pente est le terme générique qui signifie route pro-