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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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les nuits les plus obscures font les meilleures ; maiscette chaise est défendue, 8c c’est la destruction desperdrix-.

Loríque la perdrix rouge est poursuivie de l’oi-seau , elle se retire dans les trous de lapin , & se per-che fur les arbres, ce que ne fait pas la perdrix grise ;mais elle se tire quelquefois aulll-bicn que les lièvresqui font poursuivis des chiens courans.

Lorsque l’une & l’autre de ces perdrix ont leurs per-dreaux nouvellement éclos, &c qu elles voient que lesChasseurs s’approchentd’clles avec leurs chiens, ellesfont de petits vols comme lî elles croient estropiées,ou avoienr quelque aileron rompu ; c’est ce que lesChasseurs appellent traîner; elles pratiquent cela,afin d’attirer les Chasseurs & leurs chiens après elles,& pour les détourner par cette adresse, du lieu où fontleurs petits; puis,' lorfqu’elles s’en voient un peuéloignées , elles volent à leur ordinaire ; mais j’en aivu qui avoient la hardiesse de se défendre contre leschiens qui mangeoient leurs perdreaux.

Perdrix de Gréce , appelée en Italien Cothurno. Elleest deux fois plus grosse que notre perdrix rouge, &c’est la feule qui la surpasse en grosseur ; elle a lebec 8c les pieds rouges, 8c est tachée pardevant l’esto-mac comme la franche ; elle est de la grosseur d’unemoyenne poule. Cette espèce de perdrix est fortcommune dans les iles Cyclades & de la Grèce,&particulièrement en 111e de Candie ; elle fait beaucoupde bruit en criant, 8c principalement quand ellepond ; quand elle est cn amour , elle dit en chantantcacabis par plusieurs fois. Elle pond ses œufs à terre,fous quelque grosse pierre, 8c en fait jufqifà seizequi font blancs 8c marqués de quantité de petitspoints rouges ; ils font de.la grosseur des petits œufsde poules communes : elle fait fa ponte pour l’ordi-naire, dans des lieux commodes à trouver la nourri-ture de íes petits, 8c abandonne en ce tems-là lamontagne, pour venir dans les plaines, où elle rencon-tre quantité de grains & de bons pays couverts, très-propres à élever plus facilement & fans danger ses per-dreaux , qu’elle conduit par les campagnes pour ychercher du grain.

Bellon remarque qu’elle est tout-à-fait différentede la nôtre ; & en Italie, pour en faire la différence,on la nomme en quantité d’endroits, cothurno. Buf-bequius a parlé de cette espèce de perdrix, Du Loir ,dans son voyage au Levant, lettre première , con-firme tout ce que cet Ambasladeur en a dit, 6c ajou-te : les perdrix de Scio font plus privées que les pou-les en France, 8c ne font point en moindre nombredans les maisons ; mais ce qui est rare 8c merveilleux ,un pâtre public les appelant de grand matin avec uncoup de sillet, elles fe rangent tout autour de luipour le suivre aux champs, d’où elles reviennent lesoir, quand il les rappelle avec le même sillet. DuLoir ,p. r ^ , après Busbequius.

Perdrix de Damas , ou de Syrie. Perdix Damascena.Elle est dc moindre taille que la perdrix rouge, êcque la grise ; la couleur qui régné sur son cou 8c Un-ion dos, approche de celle du pennage de la bécasse ;mais ses ailes font d une r utre couleur ; car les plu-mes de la partie voisine du corps font blanches, bru-nes 8c fauves; les dix grosses pennes font cendrées,■le dessus de lès ailes & de son ventre est blanc; ellea ausli un collier vers le haut de la poitrine , commecelui du merle au collier, qui est composé de cou-leur rouge, jaune 8c fauve ; le dessus de ion cou , defa tcte, de son bec, 8c de íes yeux, font de perdrix ;fa queue est courte, fes jambes font couvertes de plu-mes, comme celles des perdrix blanches de Savoie ,defquelies on va parler. Ceux qui traitent de cetteperdrix , disent qu’elle ne s’apprivoise jamais, 8cqu’elle conserve toujours son naturel sauvage. Sa chairest plus courte 8c plus prellée, & a beaucoup plus dedélicatesse que celle de la perdrix rouge, 8c surpassemême la Aise. •

Perdrix blanche. Lagopus en Latin. Elle fréquente lesmontagnes 8c les lieux froids ; fes jambes font toutescouvertes de plumes. Il y a grand nombre de ces

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sortes de perdrix en Savoie; & dans ce pays, elle estappelée communément perdrix blanche, parce quetout le chant de son pennage est blanc ; pour ce quiest du reste , elle a toutes les mêmes façons de faitede la perdrix grise ; elle est toutefois un peu plus pe-tite ; elle ne s’apprivoise point, non-plus que cellede Damas, 8c ne peut être rendue domestique ; elleest toute blanche, à l’exception des plumes de hqueue , qui font noires pour la plupart ; fes pieds &íes doigts font revêtus de plumes ; son bec est noirâ-tre ; les sourcils du mâle font plus rouges que ceux dela femelle fouverture de fouie est allez grande. Lemâle a aussi quelques taches noirâtres le long ducou , qui ne parodient pas à la femelle ; les racinesdes plumes de l’un & de f autre font noires.

Ces sortes de perdrix volent en troupe , 8c se tien-nent l’hiver dans les montagnes ; elles font très-ftci-les à prendre avec lappas , & même avec le pain : ellesne font pas un grand vol.

Ceux du pays , pour les prendre, préparent unelongue rangée de pierres , au long de laquelle ils sè-ment de f appas , 8c tendent des lacets, 8c en pren-nent quantité dc cette manière , parce que ces sottesde perdrix suivent volontiers les pierres , 8c vont tousle long de celles qu’clles rencontrent.

§77° On donne ce nom à plusieurs autres oiseaux de dit-férens pays ; mais il est particulièrement attribué au*espèces que nous appelons perdrix grise , perdrix rou-ge , 8c perdrix blanche > ou arbenne.

Le mot perdrix , perdix , a été donné à cet ois* 111à cause de son cri. C’est une onomatopée.

On se sert en Médecine du sang 8c du fiel de bperdrix pour les ulcères des yeux, & pour les cata-ractes ; on y instille ces liqueurs toutes chaudes, 8c aUsortir de l’animal qu’on vient de tuer. Lemerv. L*moelle & le cerveau de la perdrix étant mangés, pas-sent pour guérir la jaunisse.

On appelle la sole, perdrix de mer- Perdix marini *Lémery.

On appelle compagnie de perdrix, les perdrix d un £couvée qui volent ensemble. Grex perdicum , turtni *On dit des yeux de perdrix, pour dire de petits yeux,ou quelques petits ulcères. Oculi compressi. On brúl £des plumes de perdrix pour guérir le mal de matrice »parce quelles sont fort puantes.

Perdrix. On dit que du vin est de couleur d’œil d ept s 'drix, quand il est paillet, fort vif & fort brillant. A c<Fr a nç.

§77° Perdrix , en Conchyliologie. Il y a une sotte decoquillage, qu’on appelle perdrix. Voye% Coquil-lage.

En termes dc Blason on fe sert aussi du mot deperdrix, quand on les représente fur des écus >mais elles n’ont jamais le vol ouvert. Perdix heîw'dica »

PERDURABLE. adj. m. 8c f. Qui doit toujours durer-Firmus , jiabilis , perennis , perpetuus. Dieu a pro-mis à fes Élus, une félicité perdurable. Il n’y a rien euce monde de perdurable. §77° Ce mot n’est pas Fran-çois.

§77° PERE. f. m. Derme relatif. Celui qui a un ou plu*íîcurs enfuis. Pater 3 genitor , parens. Le nom de p eríest un nom vénérable: la nature & la loi lui don-nent une grande autorité. Le Mai. Les veres q 1 ? 1avoient trois enfuis à Rome , avoient de beaux pri-vilèges. Il y a des devoirs réciproques du pere à 1 c 'gard du fils, 8c du fils à legard du pere. Pf re8c mere honoreras, est un des préceptes du Déca-logue. Par les loix de Romulus un pere avoir unepuissance fans bornes fur fes enfans. Quand on aun de ces pères qui font trop les peres,8c qui agd'sent continuellement avec autorité, l’on est en q LlC .que forte excusable de n’avoir pas pour eux toute •tendresse imaginable. M. Sc. Si fautori té paternelsdoit céder à celle de Dieu, il ne faut pas austipriser la tendresse & la douleur d’un pere, (o us P lC ^texte d’exécuter les ordres du ciel. C. B. Télémaq .répond ingénument dans Homère, à celui q uldemandoit fr Ulisse étoit son pere , ^