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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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ft ZF PÉRIL, RISQUE , DANGER^ , synonymes. Onconfond ordinairement ces mots, & on les emploieindifféremment 1 un pour l’autre. Nous avons mar-qué au mot Dangfr , les nuances particulières quiles distinguent. Danger, regarde le mal qui peut ar-river. Péril 8c Rijque , 1c bien qu’on peut perdre ;mais péril dit quelque choie de plus prochain j &risque , indique dune façon plus éloignée, la poisi-•bilité de TévénementXe soldat qui a 1 honneur en re-commandation , ne craint point le danger, s exposeau péril, 8c court tranquillement tous les risques dumétier. Voye^ les autres mots.

|fT On dit pour affirmer davantage & pour marquerque ce que l’on dit est indubitable, je vous en as-sure , au péril de ma vie,

fseF On dit en style de Pratique , qu’il y a du péril en lademeure. Periculum in morâ. Vjye% Demeure.

A? On dit encore, prendre une chose à ses risques, pé-rils 8c fortunes , prendre sur soi tout ce qui peut enarriver, se charger du bon & du mauvais succès.PÉRILLEUSEMENT, adv. Avec péril. Periculose, cumpericulo.

A? PÉRILLEUX, EUSE, adj. Où il y a du péril. Pe-riculosus. Cette entreprise est hardie 8c périlleuse.Un poste est périlleux, une occasion est périlleuse.|ÉP Quand on dit qu’une affaire elipérdleuje, on en-tend qu’elle n est pas fans inconvénient. Il est péril-leux de faire telle chose -, c’est-à-dire , il y a de 1 in-convénient à, &c.

fjCF Parmi les Danseurs de Corde, on appelle faut pé-rilleux , un faut difficile, & qu’ils ne sont point fanss’expofer à quelque accident.

PÉRILLIER. v. n. Vieux mot. Tomber dans un péril,être prêt à périr. Po'és du Roi de Nav.

PÉRIMÈLE. f. f. Fille d’Hippodamus, qui fut changéeen une île qui prit le nom de Périmède. C’est une descinq Echinades qui sc trouvent à l’embouchure dufleuve Acheloiis.

11? PERIMER, v. n. Terme de Pratique, qui ne fe ditqu’en parlant dune instance, lorsque faute d’avoirété poursuivie pendant un certain tems, elle vient àpérir. Il a laissé périmer l’instance, faute d’avoir con-tinué les poursuites.

fsF PÉRIMÉ j ÉE- Peremptus. Anéanti par fesser de lapéremption. Instance périmée, ou périe.

PERIMETRE, f. m. Terme de Géométrie. Ce mot ,formé du Grec , autour , 8c p.í-rstu> , je me- jsure , signifie proprement contour, étendue qui ter-mine une figure, ou un corps. Circuitus , perimetrum.Les périmètres des figures sont des lignes. Celui dunefigure circulaire s’appelle circonférence. Les périmè-tres des corps font des surfaces.

PÉRIMINEL. f. m. Terme de Philosophie herméti-que , qui veut dire, réduit en cendre. In cineres re-dactus.

ísE PÉRINÉE, s. m. Terme d’Anatomie. C’est l’espacequi est entre Panus 8c les parties naturelles. Sutureligamenteuse qui joint ces deux parties. Intersemi-neum.

Ce mot vient du Grec irtfi, autour, 8c de veùwhabiter.

PÉR1NGEN. Nom d un village de la Bavière, situé prèsde l’iscr, & du bourg de Dingelfin. Peringa. On atrouvé à Péringen d anciennes inscriptions, qui mon-trent que c’est un lieu de 1 ancienne Vindelicie, nom-mé Tiberina castra. Maty.

PERIN-KARA. I. m. Grand olivier sauvage, qui croîtdan s le Malabar. Son fruit est de couleur bleu purpu-rine loríqu’il est mur, 8c d’un goût douceâtre, mêléde quelque .acidité : mais fa couleur est jaunâtrequand il est verd , .& son goût amer 8c austere.fjsT Il y a dans le Malabar un autre arbre, qu on nom-me perin-panel , qui porte des fleurs en grappes &des baies oblongues , qui renferment quatre semen-ces. On fait de ses fleurs 8c de son fruit, avec un peude poivre long & de cumin , une boisson contre latoux 8c les maladies de poumon.

PÉRINTHE. Perinthus. Nom d une ville ancienne dela Thrace fur la côte de la Propontide, entre Byzan-

P E R

ce au nord, 6c Apros au levant, à do milles ou 10lieues de la première, & à 48 milles ou 16 lieues de■la seconde. Son premier nom fut Migdonie ; elle pritensuite d’Hercule , dit Tzetzès, celui d’Héraclee j-d’autres disent d’Héraclius. Antonin Tappelle Pe-rinthe ra s ■ on l’a aussi nommée Péralie, c’est-à-dire,Maritime. C’est aujourd’hui une petite ville, avecun port fur la mer Marmara. Périnthe s’appelle au-jourd hui Héraclée. Son nom lui fut changé par unHéraclius, Prince de Constantinople. Elle est allezgrande, 8 c assez peuplée pour le pays, & il y a une.belle Eglise des Grecs. Ce fut cette ville qui résista lapremière auxPerses, & dont la prise facilita à .Mega*bises, Lieutenant de Darius, la conquête du reste dela Thrace. Du Loir , p. 2 0 4, 2 0 f.

113 “ PÉRIODE, f. f. Terme d’Astronomie, synonymede révolution. Tems qu’une planète met à faire farévolution ; durée du cours d’un astre , pour revenirau même point dont ilétoit parti. Periodus, revo-lutio. Période solaire ; période lunaire. La périodedu soleil, ou plutôt de la terre, est de ;6y jours fheures, 49 minutes. Celle de la lune est de 27 jours,

7 heures, 43 minutes. Voye £ Soleil , Lune.

fseT Période, íc dit aulli du plus haut point de l’éleva-tion d’un astre ; mais il est plus en usage au figuMpour signifier 1e comble, le plus haut point d’ése'vation. Dans ce sens, il est masculin. Vertex , cul-men, fastigium, periodus. Ce favori est parvenu ailplus haut période de la fortune & des honneurs.Du reins d’Auguste, l’Empire Romain étoit au plu*haut période de fa grandeur. On prétend qu’il y a uncertain période marqué par la destinée, auquel se sEtats arrivent, après quoi ils vont nécessairementcn décadence. S. Evr. Le voilà au dernier période dSfa vie ; c’est-à-dire, dans les derniers tems de fa vie .

Période, f. f. En termes de Chronologie, c’est la révo-lution , le circuit d’un certain nombre d’années dé-terminé , lequel étant écoulé, revient toujours dansle même ordre ; une fuite d’années, au moyen de la-quelle le tems est mesuré de différentes manières,par différentes nations. Les périodes Callipiques 8 Cde Méthodique, sont deux différentes corrections ducalendrier des Grecs. Periodi Callipic£ , &c. La pe-riode de Méthon, Athénien, ' n’est autre chose cfi 6le cycle lunaire, ou le^nombre d’or. Période Julien-ne , est celle qui a été inventée par Joseph Scaliger,fur la résormation du calendrier Romain , qui s’eftfaite suivant Tannée Julienne ; 8 c c’est pourquoi elleest appellée Julienne, comme étant accommodéeà Tannée de Jules César. Periodus Juliana. Elle elïcomposée de la multiplication des trois cycles, °Urévolutions ordinaires ; de quinze pour TinductionRomaine 3 de 19 pour le nombre d’or ou cycle lu-naire ; & de 28 pour le cycle solaire, dont le pi' 0 'duit est 7980. Elle est de grand usage dans la sePputation des tems ; car en tout ce tems - là, il n J 3qu’une seule année qui ait le même nombre pp urson induction, son cycle lunaire & cycle solaii’ e ;Cyclus Lunaris 8 c Solaris. On réduit à celles - cltoutes les autres époques. Par exemple , on faitTannée de lanaillance de Jéfus-Christ avoir du cy<d esolaire 1 o ; de la lune 2 ; de l’indiction 4. On trou-ve qu’il n’y a que Tan 4714 , en toute cette période*qui se rencontre avoir les mêmes cycles ; 8 c Pstconféquent, on la placera en cette année de k P eriode. Voye\-e n une plus ample explicationScaliger, de emendatione temporum , 8 c dans se sstionarium du Pere Pétau. Voyeq Méthonique >lienne, &c.

Période Chalda'ique. Cette période ne contient223 lunaisons. Elle est de 18 ans, & environ 1jours. Voye\ Saros.

Période Sothiacale. Voye\ Sothiacale.

Période , en termes de Grammaire , est UIierite étendue de discours qui contient un sens C r s£Splct. C’est une phrase composée de plusieurs mefíl ysliés entr’eux par le sens 8 c par Tharmonie. On e, L )iStingue la fin par un point, les membres ou div oUpar la virgule, ou par le point avec la vh'Lse ’ as