PER
pir Its deux points. Periodus , verborum ambitui .
IM II y a une periode íîmple , qui n’a qu’un membre ;°n ! a PP e ^ e autrement , proportion. La vertu seuleest la vraie noblesse,
tJC? Lzperiode composée a plusieurs membres. Périodequi a deux membres, bimembris : qui en a trois ; tri-: qui en a quatre ; quadrimembris,tfj La période oratoire ne doit avoir ni moins de deuxmembres, ni plus de quatre.ífd La periode carrée, quadrimembris , est proprementcelle qui est compolée de quatre membres; mais onappelle aulsi période carrée , toute période nombreu-le & con ue en termes bien arrangés, rotunda &quadrata periodus , à caule de leur construction &de Icttt chute différente. *
H faut que les membres de la pénode soient à peu-près égaux, an n que par des intervales égaux la voixíe repose à la fin de ces membres. Plus cette égalitéest exaéte , plus le plaisir est sensible. Vill. Les Maî-tres de l’Art ne veulent pas qu’on fisse entrer plusde quatre membres dans une période , parce quê-tant trop longue, la prononciation en seroit forcée,puisque la voix ne doit s arrêter qu a la fin de toutela sentence. Id. Les périodes egales ne doivent pasíe suivre de trop près : il est bon que le discours couleavec plus de liberte. Cette égalité h exaéte des chûtespourroit devenir ennuyeuse. Id. La langue Françoisene foudre point de périodes trop étudiées, ni tropcompassées. Elle ne veut point devoir la cadence nil’arrondilíement de ses périodes à des transpositions,ni à cet arrangement, qui íuspend le sens, & quicause tant d obscurité dans la langue Latine. Lalangue Françoise ne foudre pas no n-p lus de longuespériodes, parce qu il faut avoir trop d’idées pré-sentes toutes ensemble ì Fesprit, & que s’il enéchappe quelqu’une, on perd en même-tems la fuitedu discours. Id. Une période , qui commence & finitpar un vers, est vicieuse, & particulièrement quandle vers fait un sens complet, & une cadence trop sen-sible. Il faut même prendre garde qn’il n’y ait pas plu-sieurs membres d’une periode , tout d une mesure, ouqui aient une même chute. Comme il n’y a presquepersonne qui s’en apperçoive, il ne faut pas trops’en mettre en peine, ce le roi t se donner une cruellegêne pour rien. Mais lorsque ce sont des vers d’unemême mesure, ce seroit un grand défaut de ne la pasrompre. Il est certain que la proie, pour satisfairel’orcille , doit avoir ses cadences Sc ses mesures aulsi-. bien nie la poëiie. Vaug. Il faut diversifier le tour &les sinuosités des périodes , Sc prendre garde qu ellesne traînent, ni ne languissent. Ch. de M. Dans lestyle historique , les périodes ne doivent être ni troplongues,ni trop étudiées. Ablancourt. C est un vicequi affaiblit le discours quand les périodes sont troplongues, & trop arrangées ; lorfqu’elles alongent lediscours mal-à propos, elles font mortes & languis-santes. Il ne faut pas aussi que les périodes soienttrop courtes ; elles estropient le sublime quand ellessont trop coupées ,♦& comme mutilées, & qu elles.n’ont pas leur juste étendue, hoir.
V-L Période. ( en Médecine ) f. f. Révolution d’une ma-ladie , qui revient en certains te ms. La période mar-que proprement le tems compris entre deux paroxys-mes , accès ou redoublemens des maladies intermit-tentes. Ainsi, la période comprend deux «mas, ce-lui du paroxysme, & celui de la rémission. Perio-dus.
La période est régulière Sc constante dans quelquesMaladies, comme la fièvre - quarte, & la plupartues fièvres intermittentes; irrégulière & incertainems les maladies erratiques 3 comme l'épilepsie , laî'oye^ Paroxysme , Réglé , Erratique ,
quelquefois de ce mot en Physiologie ,
r ssgner l a circulation du sang. La periode dulang , c est sa ar culanon .
eriode, vient du Grec vnpiolct, circuit, mp), à l’en-
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e motestféminin dans toutes ses acceptions, ex-
Tome PI,
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cepté quand il est employé au figuré, pour signifier léplus haut point où une choie puille arriver.
PÉRIODEUFE. si m. Nom d’un Officier Ecclésiastiquechez les Grecs, Visiteur. Periodeuta . C est le Con-cile de Laodicée qui établit des Périodeutes dans lesBourgs Sc les châteaux où il n’y avoit point d’E-véques. C’éroient des espèces de Doyens ruraux,Sc on les appeloit Périodeutes , dit Zonaras, parcequ’ils étoient toujours en chemin, allant de côté &d’autre, pour tenir les Fidèles dans le devoir. De-làvient que Grégoire de Theílalonique les appelle Am-bulans. Ballamon les nomme Exarques , Sc c’est lenom que les Grecs leur donnent encore aujour-d’hui j appelant Exarques, les Visiteurs des Diocè-ses, que les Patriarches envoient, non-plus pourla réíormation des mœurs, mais pour les levées dedeniers.
Les anciens Grecs appelaient Périodeutes , ceuxque nous appelons maintenant Charlatans. Poye%Saumaise íur Solin, p. i o jo.
PÉRIODIQUE, acíj. Qui termine &' comprend une pé-riode. Penocncus. Le mois périodique de la lune n’estque de xj jours, 7 heures & 43 minutes, auquel temselle revient au même point du zodiaque où elle étoicquand elle a quitté le soleil. Il saut pour le ratrd-per, Sc être en conjonction avec lui, quelle aille jussqu’à 19 jours & demi & 44 minutes. Cela s’appellemois synodiques.
ft? On donne généralement le nom d q . périodique aumouvement d’un astre autour du soleil. Le mouve-ment des astres est périodique .
Périodique , en Grammaire, se dit d’un discours nom-breux, & composé de périodes justes. Oraûo , diídio ,numeroja & circumscripta. Cet orateur a un style cou-pe concis; cet autre Pa plein Sc périodique. Lediscours de 1 Orateur doit être périodique de tems entems ; les periodes íe prononçant avec plus de ma-jeste , eues donnent du poids aux choies. Vill. Undiícours egalernent périodique ne se peut prononcerq u'avec froideur. Idem.
ft? Périodique , se dit encore de toutes les choies quireviennent dans un certain tems. La fièvre-quarte estune fièvre périodique , qui revient de trois jours entrois jours. Les maladies périodiques sont celles quireviennent régulièrement après un certain tems. Lesfièvres intermittentes sont des maladies périodiques.Les ouvrages ou les livres périodiques, sont ceux quireviennent après un certain tems , qui paroi fientdans des tems fixes & réglés, comme les Journaux& la Gazette , les Mémoires de Trévoux, les Mer-cures & autres livres semblables, dont las uns pa-roi fient toutes les semaines, d’autrcs tous les mois ,d autres tous les trois mois, &c. Les jeux périodi-ques étoient autrefois ceux qui se célébraient tou-jours après une certaine révolution d’années, com-me les jeux Olympiques, de quatre ans en quatreans. Il y avoit les Olympiques, les Pythiens, les Isth-miens & les Néméens.
ft? Ce mot signifie propremçnt, circulaire. V qyqr l'e-tymoiogie, à la fin de l’article Période.
PÉRIODIQUEMENT, adv. D’une manière périodi-que. Les astres se meuvent périodiquement. Parler pé-riodiquement, signifie parler par périodes nombreu-ses. 11 ne se dit que par raillerie, & en mauvaiíe parr.
ft? PÉRICECIENS. Voyei Périéciens.
ft?* PÉRIOSTE, si m. Membrane dchee qui enveloppeimmédiatement les os. Il vient du Grec wq» , au-tour, Sc de esoso , os. Cette membrane est d un tissusort ferré, parsemé d’une infinité d artères, de vei-nes & de nerfs, qui la rendent d un sentiment ex-
PÉRIPATÉTICIEN , ENNE.s. m. & f. Nom de SectePhilosophique. Disciple d'Aristote. Peripateticus.Cicéron , au premier livre de ses questions Académi-que? ,C. 4, dk que Platon laissa deux excellens Dif-ciolcs ; Xénocrátes Sc Aristote, qui firent deux Sec-tes , qui ne différaient que pat leurs noms ; l’uneprenant le nom d’Académiciens, qui furent ceuxqui continuèrent à tenir leurs conférences dans l’A-
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