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ble au mouvement d’un ver qui rampe , d’où vientqu on l’appelle auílì vcrmiculaire. Motus vermicularis,peristalticus. Le mouvement perijìaltique se fait parla contraction des fibres circulaires & longitudina-les , qui composent la tunique charnue des intestins.L'introduction des esprits vitaux dans les fibres droi-tes ou longitudinales, les gonfie , les rend moins lon-gues , Sc cause un mouvement de contraction. Il n’enest pas de même de 1 introduction des eiprits vitauxdans les fibres circulaires ou annulaires. Llle les gon-fle, à la vérité ; mais en les gonliant elle les sépare lesunes des autres, & caute un mouvement de produc-tion. Ce mouvement alternatif de contraction & deproduction dans les intestins , sert beaucoup à la di-gestion. C’est par son moyen que le chyle est expriméuans les veines lactées, Sc que les excrémens fontpoulies dehors. Quand ce mouvement vient à se dé-praver , & à se faire de bas en haut avec violence , ilproduit la paillon iliaque. M. Perrault, de l’AcadémieRoyale des Sciences, a fait un Traité du mouvementperijìaltique , où il remarque que, quoique ordinaire-ment on ne l’attribue qu’aux intestins, il est pourtantvrai que c'est une action commune à toutes les par-ties , qui altèrent, qui préparent, qui cuisent & quidistribuent les humeurs & les esprits, qui font la ma-tière & les instrumens de toutes les actions des ani-maux : & il donne ce nom à tous les mouvemens parlesquels les cavités du corps font preílées Sc compri-mées.
Ce mot est Grec, 7npisítàa >, Sc signifie f envoiealentour.
PÉRISTAPHILIN. f. m. Terme d’Anatomie, qui se ditde quatre muscles de la luette. PerìjlaphiUnus. Il y aquatre muscles appelés péristaphilins. Les deux pre-miers font les périjlaphilins externes : ils naissent de lamâchoire supérieure au-dessous de la dernière dentmolaire, Sc s’iníerent par un tendon grêle aux côtés dela luette. Les deux autres font les périJìaphUins inter-nes ; ils prennent leur origine de 1 aile intérieure del’apophyfe ptérigoïde ; où il y a un petit cartilagemobile, qui sert à son mouvement. Ils montent lelong de l’aile de l’apophyse ptérigoïde, & s’inserent àla luette ; ces quatre muscles, qui font très-petits, &plutôt fibres musculeufes, que muscles véritables, fontavancer & reculer la luette, lorsqu’on avale les ali-mens. Dionis.
PÉRISTASI. Nom d’une petite ville de la Turquie , enEurope. Perijìajìum. Elle est dans la Romanie , fur lamer de Marmara, à cinq lieues au-dessus de Pisthmede Romanie. Maty.
PERISTÈRE. f. f. Une des Nymphes de la fuite de Vé-nus, qui fut changée en colombe par l’amour.
PERISTOLE. f, f. C est la faculté compressive des fibresanimales, & le mouvement péristaltique des intestins,riíf/çai? é.
PERISTYLE , ou PERISTILE. f. m. Terme ssAr-chitecture. Bâtiment environné de colonnes isolées ,en son pourtour intérieur ; ce qui le rend différentdu péríptère. Locus columnis cinctus. On fait des ga-leries à jour en péristyle. Les Cloîtres des Religieuxsont la plupart en péristyle.
Péristyi.e , de Ttzfì, circum , autour , Sc , colum-na, colonne , est un lieu environné de colonnes,comme font les Cloîtres. Le péristyle est différentdu périptère , en ce que les colonnes du péristyle fonten dedans, & celles du periptere en dehors , commeaux Temples des Anciens. De forte que tout ce quiest entouré de colonnes, n'est pas péristyle. Car lesTemples appelés monoptères , dont il est parle auseptième chapitre du quatrième Livre de Vitruve ; &les périptères, tant carrés, que les ronds, ne font paspéristyles, bien qu’ils aient des colonnes tout autour.Mais ce qui fait l’csscncc des péristyles,e\k. que les por-tiques qui les composent, ont les colonnes en dedans,6e les murs en dehors, comme M. Perrault l’a fortamplement remarqué fur le premier chapitre du troi-sième livre de Vitruve. Félibien.
Cependant péristyle se dit encore indifféremmentd’un rang de colonnes, tantau dedans qu’au dehors
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d’un édifice, comme le péristyle Corinthien du portaildu Louvre , bionique du château de Trianon, Sc leDorique de l’Abbaie de Sainte Geneviève du Mont àParis.
Voycp fur les péristyles des Anciens, Vitruve, L-F y c. 11 , Sc L. VI , c. Ç. Hieronim 3 Mercur. DeArte Gymnast. L. I, c. 6 , & X. II, c. / 0 . Bochart,Ilieroq. L. II j c. 26 ; Sc Offui bon, fur Suétonec. r p.
PÉRISYSTOLE. f. £ Terme de Médecine. Repos,intervalle qui est entre les deux mouvemens du pouls,le mouvement de systole ou de contraction, Sc celuide diastole ou de dilatation. Ce repos 11’est pas sensi-ble. Voye\ Systole , Diastole , Cœur. t
Ce mot est Grec, Sc vient de mpì, autour, de svv,avec 3 Sc çsAA uv, arrêter , resserrer.
PÉRITE. adj. m. Sc f Vieux mot. Capable. De Pif 1 "tus. Borel.
PERITIUS, f. m. Nom d’un mois des Macédoniens, desAsiatiques, des Ephésiens, des habitans de Pergame,&c. Il répondoit au mois de Janvier. Peritius. Il est ap-pelé peratus dans Galien ; mais mal. Fabricius.
PERITOINE, f. m. Terme d’Anatomic. (Test une mem-brane déliée, qui est la dernière des parties contenan-tes propres du bas-ventre, & qui renferme toutes lesparties de la région inférieure. Sa superficie interne estunie & enduite d’une humeur aqueuse, afin de ne pasblesser les intestins Sc les autres pairies qu’elle touche'L’externe est fibreuse Sc inégale, afin de se mieux atta-cher aux muscles. Le péritoine a la même figure Sc bmême grandeur que le bas-ventre qu’il tapisse par-tout. Il est percé à fa partie supérieure, pour 1 aillerpasser l’œsophage, l’artère aorte & la veinc-cave ; ntest auffi à sa partie inférieure pour le fondement ?pour le col de la matrice, Sc pour les vaisseaux qurvont aux cuisses ; il est encore percé à fa partie anté-rieure, pour donner passage aux vaisseaux ombili-caux.
tfT Les principaux usages du péritoine paraissent être derapister la cavité du bas ventre, d’envelopper, comin £dans un sac commun, les viscères contenus dans cettepartie ; de leur fournir des tuniques ou enveloppéparticulières, de former des alongemens, des liga'mens, des attaches, des gaines, &ç.
Colombus de Crémone, qui professoit à Padoue en1544, a fait la première mention de la duplicature dnpéritoine. Voyez Bibliographie Anatoni. Specimen.
Ce mot est Grec, & vient du verbe sipniimv , c'Fcumtendo , qui signifie, tendre alentour.
fffp PERLE. f. f. Margarita. Corps dur , blanc & lo-fant , ordinairement rond, qu on trouve dans quel-ques coquillages, Sc particulièrement dans la coquinsqu’on appelle nacre de perle, la mere-perle , (huile aécaille nacrée. Concha margaritifera , mater perlas 11111 'Cette coquille est bivalve, grise Sc ridée par dehori»blanche & luisante en dedans.
Les autres pierres précieuses font toutes brut £Squand on les tire de leurs rochers, Sc elles » OIltleur lustre que de l’industrie des hommes, la Na f U íene fait que les ébaucher, il faut que fart les achèveles polilïant ; mais pour les perles elles naistent av£C 'cette eau nette Sc éclatante , qui les fait tant estimé ’ >on les trouve toutes polies dans les abymes de la !lier *Sc la Nature y met la dernière main avant qu’on 1 £S ^raçhe de leurs nacres. Si nous en croyons de bons AUteurs, les perles font molles dans leurs nacres, Sc c ‘ e ^ne se durcissent que quand elles sentent Pair- ^ otí ,hours . La plupart des femmes font bien de s’en P are1 ^’il y en a qu on trouve fort bien avec leurs perí eS ,* ^qu’on trouveroit fort mal avec leur cou feub .On appelle perles fines , les véritables perles Jfausses, les perles contrefaites, comme font ce “ cS p í r-l’on contrefait à Paris, à Venise. Perles dc Paris-les du Temple. On fait des broderies chargéesAs, de semence dc perles , ou de perles hï once, . s
à-dire , des plus petites perles quife trouvent “ al Ilthuîtres , ou coquilles de perles. Nul Orfèvre nf^^ ,mettre en œuvre d or, ni d’argent, perles à ^ cCqu’on appelle entre nettes 3 avec perles d’Orien ’