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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PER

PER

Quelle docte & sainte ivresseAujourd'hui méfait la loi !

Chastes Nymphes du Permeíse ,

N' ést-czpas vous que je voi? Boil»

Ces Nymphes du Permsffes font les Muses.

|çCP PERMESSIDES. s. f. pi. Nom qu on a donné auxMuses. Permeffides , c’est-à-dire , qui habitent le Per-molle , ou fur les bords, & aux environs.

ftCF ll est aullx adjectif. Qui appartient au Parmeffe.

Ave\-vous pillé le Parnasse >

Et moissonné tous les trésors

Qu on cherche aux Permellìdes bords ?

Malez & Genest.

PERMETTRE, v . a. je permets , je permet t ois , je per-mis t f ai permis , je permettrai , que je permette , queje permise , je permettrais j permettant. Pailler la li-berté , autoriser par un consentement foirncl. Permit-tere. Les Poix divines & humaines permettent de dé-fendre sa vie. La Lo: ne permet pas aux enfuis dese marier sans le consentement de leurs parens avantun certain âge. Le port des amies n'est pas permis àtoutes fortes de personnes. La vengeance n est pas per-mise.

fCF Permettre , signifie quelquefois tolérer. Tolerare ,,concedere. On permet bien des choses aux Poètes, &ils peuvent quelquefois donner carrière à leur imagi-nation. Il faut bien permettre ce qu on ne peut empê-cher.

fC? Permettre , tolérer ce qu’on ne pourroir empê-cher. Dieu permet le mal ; mais il n’en est jamais fau-teur. La providence permet la tyrannie des médians,Sc ne l’autoriíe pas.

fsT On dit quelquefois dans le discours familier, Dieu apermis que , &c. c’est-à-dire, la providence , la justicedivine a voulu, &c.

fjLT Permettre une chose , signifie quelquefois en per-mettre f usage. On dit que les Médecins ont permis levin à un malade. Les Mahométans ne permettent pasle vin j Sc permettent la polygamie.

ftr Permettre le dit des choses* dans un sens un peu fi-guré, Sc signifie donner le moyen, lc loisir, la com-modité , &c. de faire quelque chose. Mon loisir ne mepermet pas de vous écrire. Non mihi per otium licet.Le tems ne permet pas de s’aller promener. Le respectne me permet pas de parler. Ses affaires ne lui permet-tent pas de marier la fille , c’est-à-dire , il n’a pas dequoi. Il y a bien des gens à qui il n est pas permis devivre en repos, parce qu’ils font trop engagés dans lesaffaires.

On dit dans le discours familier, à vou s permis 3peur dire , vous pouvez faire ce qu’il vous plaira , jene m’en soucie point ; Sc cela se dit plus ordinaire-ment par indifférence , ou par mépris. Si vous voulezvous en fâcher, à vous permis. Ac. Fr.f£3 On dit à-peu-ptès dans le même sens, je vous per-mets d'en penser ce qu’il vous plaira.

£ÏCF On dit encore dans le discours ordinaire, en parlantde quelqu un qui excelle en quelque art, il n’est paspermis à tout le monde, c’est-à-dire , il n’est pas don-né à tout le monde , d’avoir les mêmes talens. Il n’estpas permis à tout le monde daller à Corinthe. Nondatur omnibus , non licet adire Corinthum. VoyezPermis.

fCT Se Permettre, se donner la licence de faire deschoses qu’on ne devroit pas faire. C’est un homme quise permet beaucoup de choses.

§3“ Permettre, souffrir, tolérer, synonymes. On ro-sière les choses, dit M. l’Abbé Girard, lorsque les con-noilìant, & ayant le pouvoir en main , on ne les em-pêche pas. On les souffre , lorsqu’on ne s’y oppose pas,salant semblant de les ignorer, ou ne pouvant les em-pêcher. On les permet , lorfqu’on les autorise par unconsentement formel.

fffP Tolerer Sc souffrir ne se disent que pour des chosesmauvaises ou qu’on croit telles. Noyez ces mots. Per-mettre se dit & pour le bien & pour le mal. Les Loix

humaines ne peuvent jamais permettre ce que la Loldivine défend ; mais elles défendent quelquefois ceque celle-ci permet.

PERMEZ. f. f. Petite nacelle en usage à Constantinople.Cymba ,scapha<. On va de l’un à Eautre bord du Portde Constantinople sur de petites nacelles, qu’ils ap-pellent permet , faites à peu-près comme font les gon-doles de Venise, mais plus légères cncote, & j’eítimequ’il y en -a plus de douze cens en differens lieux detrajet. Les unes font menées par un homme qui vogueen arrière avec deux rames, les autres par deux, quel-ques autres par trois ou quatre, félon Ja grandeur duvaiffeau, Sc la qualité des personnes qui Ion t dedans.La léeéreté de ces petites perme% lûffìt pour faire ju-ger du calme du Port de Constantinople , & même decelui du Bosphore. Je ne me mis point dans un autrevaiffeau pour le voir. Du Loir ,p. 6 j> 28 .PERMJA-WELIKI. Ville capitale du Duché de Fermsksien Moscovie. Permia magna . Cette ville est le SiegÇd’un Archevêché, Sc on la place sur la rivière de Wu-fer , près de ion embouchure dans celle de Kam, en-viron à cent lieues d’Oustioug, vers le levant. MatY-PERMIS , ISE. part. Permissus 3 licitus , concessus. J £lìCdirai point avec plusieurs jeunes gens , lorlqu’ils veu-lent louer quelqu’un qui excelle en quelque choie >qu’il n’est pas permis d’avoir l’eíprit aulli vif & aU * 1éclairé, le cœur auffì grand Sc aulli bien fait, &c. - •

Il est non-íeulement très permis , mais encore tres-nécessaire, d’ètre sage & vertueux.... Mots à la mode,P • 132 > 133-

fk? PERMISSION, s. f. Liberté, pouvoir que donne u uSupérieur de faire quelque chose à celui qui ne p p 11 'voit la faire lans cela, ou qui ne pouvoir la faire ia> lSse rendre coupable. Permisso , copia , licentia.tombe pas un cheveu de notre tête lans la permisi 1011divine. On dit, c’est une permission de Dieu; P 0 ^dire, c’est un ordre de la Providence, dc la justice di-vine. Cela est arrivé par la permissoti de Dieu. Ac. F R *Il a demandé la permision à son Capitaine de s absen-ter quelque tems. Ce Religieux a eu permission de mAbbé de íortir. On demande permission de se manès*de manger de la chair les jours défendus. Il faut avoFpermisson pour faire imprimer, pour faire des alse>shiées publiques. On l’emploie auffì en termes de civi-lité : avec votre permission , je vous dirai. J’ôteraiordure qui est dans vos cheveux, par votre permissff$sT En Flandre Sc dans quelques autres endroits onpelle argent de perm ffion ce qu’on nomme dansCommerce argent de change , c’est-à- dire, levain^ 1íur laquelle le font les remises Sc les changes de cendroits dans les pays' étrangers. ■,

PERMISSIONNAIRE, f. m. On appelle ainsi àcelui qui a permission du Chantre de Notre-Da 1110 ^tenir de petits Pensionnaires, Sc dc leur enseig° crGrammaire Sc les Humanités. C’est un Permisso nna .PERMITTANT, ou PAR MITANT. Dans la Coutu" 1

de Hainaut, c’est la même chose que permettant-PERMSKI. Nom dune Province de Moscovie qní a CI j ede Duché. Permia. Le Duché de Permski estCodinski, l’Custioug , le Wiadski & la 8iberi°^pays est peu connu ; on dit qu’il est rempli de b° ^de marais, Sc qu’on y trouve quantité de bct eS ‘ ,vages, dont la chair sert de nourriture aux hasi ,r ■

& dont les peaux font toutes leurs richesses. P elWéliki est la leule ville qu’on y connoilfe.PERMUTANT, f. m. & adj. Celui qui change defice avec un autre, ll se dit plus ordinairement aUposé. Un copermutant. Voyez Permutation-PERMUTATION. 1. f. Troc, échange d’une c lC à^ c jpis

tre une autre. Permutatio. Le commerce des^ ,fane se faisoit que par permutation. Aux lieux ou - l 0 ji.

point l’usage des monnoies, on se sert depffst 1 ^ p 0 ur|sT Dans ce sens permutation n’est plus d f a ^' s an £Sexprimer les façons de , changer les choses f 0 î-pour les autres, on dit troc , change & échane' vant les choses qu’on change. ^ Ucs^ cl ^ Z

Permutation ne se dit qu’en matière ^atiot 1pour les biens & titres ecclésiastiques- * e eC un alJ "d’une Cure, d’un Prieuré, d’un Canonic» 1 a p®