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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PER

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tre Bénéfice de méme ou de différent ordre , il n’im-porte. Ceux qui peuvent admettre les permutationslontlc Pape , le Légat, le Vice-Légat dans l'étenduede fa légation, 8c le Collatcur ordinaire. Quand leBénéfice ne dépend point de l'Evêque, on s^dreífeor-dinairement aú Pape. I/Ordinaire ne peut admettre■une permutation au préjudice du Patron laïque. L’Editde f année 1646 11e requiert autre choie pour la vali-dité des permutations , linon quelles soient admiíes <Seinsinuées au Greffe des Insinuations Ecclésiastiquesavant la mort de l’un des co-permutans. Cependantquand la permutation prive les Gradués de leur droit ;l’on examine íì elle n’est point faite en fraude & dansle mois des Gradués. .Il y a trois présomptions gene-rales de fraude ; 1 Inégalité des Bénéfices permutés, laparenté des co-permutans, & 1 état moribond d un desco-permutans. t

La permutation est un changement reel & actuel quife fait d’un Bénéfice pour un autre ; d'où il s’eníuitqu il n’y a point de permutation avant f exécution dela permutation de part & d’autre. Les conditions re-quises pour rendre une permutation canonique font,i°. Qu il y ait des Bénéfices permutés de part & d’au-tre , quoique le revenu en íoit inégal ; auquel cas iln’est pas permis de faire aucune compensation eu ar-gent , mais feulement de constituer une pension fur leplus gros Bénéfice. 2 0 . Que l’un & l’autre des permu-tans quitte ion Bénéfice , 8c faste une Procuration adresignandum , 8c que les noms & surnoms des co-per-mutans soient exprimés dans l’Acte de permutation.

3 °. Que la permutation soit suivie de la collation deJ’Ordinaire. 4 0 . Que l’Ordinaire soit informé de lacause dc la permutation. 5 0 . Que ceux auxqucls la pré-sentation ou sélection des Bénéfices appartient, don-nent leur consentement ; & en cas de refus de leurpart, celui de l’Evêque Diocésain. 6°. Que chacun despermutans ait droit au Bénéfice qu’il permute. 7 0 . Quela permutation ne íoit point simulée. La permutationest un moyen de faire entrer les Bénéfices dans le com-merce fans simonie. Cap. pridem, & cap. ult. depaclis.Can. 2. de Simon, in com.

Les principales règles de la permutation font, quesi l’un des co-permutans ne peut jouir, il rentre deplein droit dans le Bénéfice, qu il a quitté; & que s’ildécède avant qu’U ait accompli de fa part la permuta-tion , par la prise de possession, son co-permutant quil a effectuée , retient les deux Bénéfices , pourvu qtfilsne tombent point en Régale. Arrêt du 11 Décembre1644. Journal des Audiences, T. I, I. IV, c. 16.Une permutation faite au mois des Gradués, en la-quelle l’extrémité de la maladie 8c l'inégalité des Béné-fices fe rencontrent, est estimée frauduleuse. Du Fres-ne,X. XXIV, c. 20. Par un Arrêt du Conseil privédu dernier Mars 1680 les permutations font nulles sielles ne font admises , & si les provisions ne fontaccordées de part & d’autre par l’Ordinaire , ou à sonrefus, par le Supérieur avant le décès de l’un de co-permutans. Une Déclaration du Roi du 11 Mai 1684,dit que fans déroger à la règle de publicandis , en casque dans les permutations de Bénéfices, l’un des per-mutans vienne à décéder après le tems porté par cetterègle, fans avoir pris postefsion du Bénéfice permuté,le survivant demeurera entièrement privé du Bénéficepar lui baillé en permutation , 8c n’y pourra rentrerfans nouvelle provision. Dict. de Droit.

Permutation , dans le calcul des combinaisons,dans l’analyfe, fe dit des différentes manières dont plu-sieurs choies priíes ensemble, peuvent être difpoíécsentr elles. C est la tranfpolition des parties d’un mémetout , pour trouver les divers arrangemens dont elles° m V 1 / c c F* c r b 1 e s entr’ellcs. Dans la combinaison, onP ren ; ks parties une à une, deux à deux, trois à trois,c. .ms la permutation , on fait seulement changeror ìe aux déférentes parties du méme tout. Un ter-me ne peut avoir qu un arrangement. Deux termesA 8c b ,en ont deux, savoir AB,Sc BA trois termes’A , B, C ont six premières permutations, savoir A BG '

ACB,BAC,BCA,CAB,CBA,& ainsi desuite!

Permutatio.

Tome VI.

§CP PERMUTER, v. a. Qui n’est d’ufage qu en matièrebénésiciale, pour dire, échanger. Permutare. Permu-ter. C’eít changer un Bénéfice, une Cure, un Prieuré,un Canonicat, un Titre Ecclésiastique pour autre demême ou de distérent Ordre. Permuter une Cure avecune autre Cure, ou avec un Bénéfice simple. On nepeut permuter un Bénéfice qui est en patronage laïque,fans la permission du Patron. Voyer Permutation.

PERMUTEUR. 1 . m. Troqueur.

les Permuteurs ne pouvaient bonnement

Exécuter un pareil changement

Dans ce village , à moins que de scandale :

Aujsi bien-tôt l’un & l’autre détale....

Les Troqueurs , T. 11 , d €S Contesde la Font. p. 112,113.

Ce mot n’est point en usage.

PERNAMBUCO , ou FERNAMBOUC. Nom dune desCapitaines du Portugal dans le Brésil. PernambuciProfectura. Elle est «entre celles de Tamaraca 8c deSeregipe. Elle a soixante lieues de côtes, & onze co-lonies de Portugais, dont dinde est la capitale. LesHollandois s’étoient rendus maîtres de ce pays l’an1630 & fuivans ; niais les Portugais l’on t entièrementreconquis. On en tire une prodigieuse quantité desucre & de bois de Brésil, qu on appelle Bois de Per-nambouc ou de Fernambouc. Pernambuco est limé parles 8 degrés 4 à 5 minutes de latitude sud, & 348 de-grés de longitude. Pernambuco est une belle ville , 8cbien bâtie. Il y entre un bras de nier, ail bord duquelfont des maisons à trois étages. Les rues fourmillentde Noirs & de Mulâtres. Les principaux Portugais dela ville font fort honnêtes gens. Il y a des troupes fortbien entretenues,& dc bonnes fortereíîes. O11 y mouilleau laige à iy braises d’eau, & l’on y demeure tran-quillement plusieurs mois. Les vaisteaux qui ne tirentque n ou 13 pieds d eau, peuvent entrer dans le portavec la maree.

On dit Pernambuco 8cPernambouc , Pernambuco 8cFernambouc. Fernambouc est le plus usité en notreLangue. Car on appelle le tabac qui vient de-là dn Fer-nambuc , & non pas du Pernambouc. On dit aussi dubois de Fernambouc , ou du Fernambouc , 8c non dePernambouc. Du reste, il faut laisser la terminaison dePernambuco aux Portugais. Les Cartes Géographiques,8c les Relations peuvent la garder pourtant en notreLangue , & le font souvent.

PERNAN. f. m. Nom dunepoire.Lc perna nek une poirepleine de marc 8c de pierres. La Quint.

PERNAW. Nom dîme ville dc l’Estonie en Livonie. Per-navia , Parnavia. Elle est íur l’embouchure de Per-naw , dans le golfe de Riga à trente lieues de la villede ce nom. Cette ville est petite mais, très- bien forti-fiée & défendue par une bonne citadelle. Elle porte letitre d’Anféatique , & a un bon port, où il fe fait ungrand commerce de blé. Les Suédois la prirent fur lesPolonois l’an 1617 , & ils en ont été les maîtres, com-me de tout le Cercle de Pernaw, dont elle est la capi-tale , julqu à la dernière guerre,que les Moscovites lesont dépouillés.

IfJ' PERNE. Nom dune petite ville ou plutôt bourg deFrance, dans la Provence, Diocèse de Carpenti as.C est la patrie de lïllustre M. Flechicr, Eveque dc La-vant , puis de Nîmes , en 1687, connu íur-tout parfes Oraisons Funèbres.

PERNEI LE. f. f. Nom de femme. Petronilla. Mada-me Perneilc est un des personnages de l’Imposteur deMolière. Cc mot s’est fait par corruption & par abré-viation de Perronelle, 8c celui-ci de Pétronelle ,ou Péironille, en Latin Petronilla P ernelie , ou Pé-tronille de Coud rêne, AbbcíledeNotre-Dame de SaintPaul, y rétablit la clôture en 1469. poye^ Perrí-

PERNES. Nom d’un bourg des Pays-Bas. Perno : Il estdans l’Artois > fur la perite rivière de Clarencc, à troislieues d’A ire , vers le lud. Maty.

PERNET, f. m. Vieux mot qui s’est dit pour Baronet,petit Baron. Baroncttus , diminutif de Baron. On le

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