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Vie. On appelle perpétuelles , les dignités dont on estpourvu pour la vie , à la différence de celles qu’on nepossède que pour un rems limité. Dans la plupart desordres le général est perpétuel. Dans PAcadémie Fran-çoise le Secrétaire est perpétuel.
S'? Dans les Parodies où il y a des Curés primitifs,
( F qyg£ ces mots ) on appelle Vicaire perpétuel , unPrêtre qui fut les fonctions Curiales avec titre, Scn est point amovible.
Etre condamné aux galères perpétuelles , c ’est y êtrecondamné pour la vie.
Perpétuel. Terme de Musique. On dit en Musique,bourdonnement perpétuel , fugue perpétuelle. L’ef-pece d harmonie, qu’on appelle Continuo , Sc dont Ju-lius Pollux fait mention , revient, selon Zarlin, à cebourdonnement perpétuel , Sc cependant harmo-nieux , que font nos Loures ou Muíettes, où le bour-don de nos vielles. Brossard.
C^r On appelle dans les Méchaniques , le mouvementperpétuel , un mouvement qui fe conserve & se re-nouvelle de lui-même, & sans cause extérieure ; com-me si on avoir trouvé le moyen de faire qu’une horlo-ge se remontât toute seule, & allât toujours fans qu’ony touchât. Le mouvement perpétuel est un problèmefameux qui a exercé les Mathématiciens depuis deuxmille ans avec allez peu de succès. Chercher le mou-vement perpétuel , c’est chercher la pierre Philoso-phale. Pour le trouver, ou pour trouver une machinequi ait ce mouvement, ilfiudroit que cette machinefut lans frottement, puisque les frottemens diminuentpeu-à-peu la force imprimée à la machine ; Sc quellefût placée dans un milieu non résistant, puisque larésistance du milieu doit nécessairement détruire &observer une partie du mouvement de la machine.
fìfT Perpétuel , Continuel , Eternel , coniidéréscomme synonymes. Termes relatifs à la durée. Eter-nel dit une durée fans commencement Sc fans fin.Dieu est éternel. Perpétuel exprime une longue duréefans interruption. Mouvement perpétuel. Rente perpé-tuelle. Service perpétuel. Continuel marque une duréeavec interruption, par intervalles & à diverses repri-ses. Un travail continuel. Des pluies continuelles.
If? Je fais bien que dans le discours ordinaire on em-ploie le terme de continuel comme ayant rapport à ladurée toute entière, comme quand on dit que les as-tres font dans un mouvement continuel ; Sc qu’alorson veut faire entendre qu’il n’y a aucun instant dans ladurée considérée íous ce point de vue où la chose donton parle ne subsiste : mais c’est un abus du terme , Scil faut alors fe servir du mot perpétuel, Sc garder lemot de continuel pour les choses qui subsistent à lavérité pendant tous les instans dune durée indétermi-née , mais avec interruption Sc à diverses reprises :comme quand on dit, certains hommes font dans unmouvement continuel. Les pluies continuelles. FoyerContinuel Sc Continu.
£?PERPÉTUELLEMENT, adv. Sans cesse,fans in-terruption. Le sang circule perpétuellement dansles artères & dans les veines. Sempcr,fine intermifi-tfione.
î? PERPÉTUER, v. a. Rendre perpétuel , faire qu’unechose ne cesse point. Perpetuare. La génération perpé-tue l’efpèce.Un Conquérant perpétuels, gloire. JEter-nitati mandare. L’avidité des gens du Palais Sc la mau-vaise foi des Plaideurs perpétuent les procès. Une in-terruption de prescription perpétue une action.
11 est austi réciproque. Les espèces se perpétuent prin-cipalement par les semences Sc par les graines. Cettetradition s ’ebperpétuée jusqu a nous.
On dit d un homme qu’il íe perpétue dans une char-ge , loisque ne la possédant que pour un tems, il trou-
rirmií-nn^'l *Ì e ,- S>y maintenir toujours.
a k Omée continue , fans interruption.
M. Arnauld a montré clairement la perpétuité de lafoi lur a Doctrine du Saint Sacrement. La perpétuitéd un titre empechela déposselììon. Cela ne détruit nile titre, m la perpétuité du titre. Pat r .
Perpétuité , íe dit en matière Bénésiciale, d’un bénéfi-ce irrévocable Sc perpétuel. Irrevocabile. En forte que
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celui qui le poísèdene peut être destitué, excepté pourles cas marqués par le Droit. On soutient avec raisonque la perpétuité des bénéfices est établie par les an-ciens Canons, & que les Prêtres font inséparablementattachés à leurs Eglises, comme par un mariage spiri-tuel. Il est vrai que par la dépravation du rems, lesClercs Séculiers étant tombés dans le désordre , lesEvêques appellerent à leur secours les Religieux , Scleur confièrent la conduite des âmes, & l’administra-tion des Parodies ; ils renvoy oient ces Religieux dansleurs Cloîtres, quand ils le trotivoient à propos, &:les révoquoient ai nutum. Mais cette administra-tion vague & incertaine ne dura que jusqu au XII e siè-cle. Alors 1 ers Bénéfices, marne réguliers , retournè-rent à leur premier état, c’est-à-dire , à leur perpétui-té eS~cnûe\\e. Certe perpétuité des Bénéfices depuis leXII e siècle a paflé en force de Loi par un usage conti-nuel, & l’Eglise Gallicane s’y est maintenue juiqu’àpréíent.
A Perpétuité, adv. Pour toujours. Perpetuo , in ater-num. Les damnés souffriront à perpétuité , éternelle-ment. Les Bienheureux jouiront de la gloire à perpé-tuité. On fait des fondations d’Obits à perpétuité , quine durent pas long-tems. On condamne au bannisse-ment, aux galères à perpétuités c. est-à-dire, pour tou-te la vie.
JPERPÉZAT. Bourg de France, en Auvergne, Electionde Clermont.
PERPIGNAN. Ville de la Catalogne, capitale du Com-té de Roustìllon , & située fur le Têt, à trois lieues dela mer, Sc à douze de Narbonne, vers le midi. Perpi-nianum , Perpegnianum , Parpinianum , Perpinia-cum , quelquefois Papirianum. Perpignan est grand,beau , bien fortifié, Sc défendu par une citadelle très-forte par fa situation fur un rocher, & par les tra-vaux. Il y a une Université & un Evêché sustragantdeNarbonne. A Perpignan les femmes font habillées à1 Espagnole , Sc les hommes à la Françoise. Perpignan.fondé l’an 1068 , des ruines de l’ancienne Ruscino,fut prise par Louis XIII après huit mois de siège , Fan1642., Sc il appartient encore aux François avec toutle Roustìllon. Maty. Quelques-uns rappellent enLatin Perpinnianum , comme si cette ville tiroit sonnom de Perpenna ; mais cela est mal. Valois , Not.p. 187. Perpignan est, selon Meilleurs de l’Acadé-mie des Sciences, à 20 degrés 3 y minutes 30 secon-des de longitude, & à 42 degrés 41 minutes de la-titude.
tfT PERPLEX, EXE. adj. Lé Académie dit perplexe , detous genres. Qui est incertain, indécis, dans l’irréfo-lution , dans le doute fur quelque chose, sur un évé-nement, sur une question , sur ce qu’il doit faite pen-ser, &c. Dubius y anceps. Ce mot est vieux, & ne se ditguère que dans le style badin.
Deux Avocats qui ne s’accordoientpas,
Rendoient perplex un Juge de province.
La Font.
Zcr PERPLEXITÉ, f f. Irrésolution fâcheuse, embarrasoù fe trouve une personne qui nc sait quel parti pren-dre. Mentis ìisfitatio, sollicitudo , perplexitas. On acondamné ce Financier à rendre ses comptes dans troisjours ; cela le met dans une grande perplexité. On aobligé cet Officier d’opter de íes deux charges ; n est enperplexité fur le choix. La doctrine de la prédestina-tion absolue jette les hommes dans d étranges perple-xités. Bo s s. Alexandre fe trouva en une grande perple-
xité. Ablanc. j 1 r-
prphFNDRE. v. a. Qui íe trouve dans la Coutume
ssAcqs titre IX , XI, XII & XVIII. C’est prendre defa propre autorité des terres communes Sc franches ,fms congé du seigneur ,'.en payant quotité de la quêteou rente. De* Lauriére. Charondas avoir un ancienPraticien, qui ufoit de ce mot en ce sens. Occupareaeros compascuos.
EIÎPRINSÈ. f f. Terme de Coutume. Action de per-prendre. Foyers ce mot. Occupatio agri compascui.ERPRISON. f L Terme de Coutume. Action de per-
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