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seau. il a les yeux fort beaux Sc fort ctincelans ; îes.pru-nelles claires comme du cristal, & entourées d’un cer-cle argenté, qui est enfermé dans un autre cercle d’unvert d émeraude , comme les écailles de ion dos. Ilsvivent de coquillages , quils briícnt avec leur duresmâchoires comme entre deux meules. Ils íont excel-lens à manger, Sc ii gros qu’il s’en volt qui pèlent plusplus de vingt livres. De Poincy , Histoire des AntilLC. XVI. Art. z. P. Du Tertre , T. IV. C. /.§. /7.
Perroquet. Nom que l’on donna à des factieux qui s’é-Jevcrentà Bâle en 1250. Les Perroquets étoient oppo-sés aux Porte-étoiles. Ce nom leur vint de ce quilsportoient dans leurs bannières un perroquet de fmopleen champ d’argent.
Ménage dit que Perroquet vient de P erret , ou petitPierre , comme on a nommé une pie Margot , uncorbeau Colas , Robin un mouton, Martin un âne-.
Perroquet, fe dit proverbialement de celui qui a ap-pris quelque choie par cœur, qu’il n’entend pas. Me-moriter loquitur. Il parle comme un perroquet. Il fautaccoutumer les gens à réfléchir , afìn d’en faire deshommes, Sc non pas des perroquets. S. Réal.
Perroquet , en terme de Marine , est un petit mât quel’on ente à l’extrémitédes autres mâts. Magnimali ap-pendix altera. Dans les grands vaisseaux le grand mâtSc celui de misaine portent des hunes, Sc íur les hunesfont arborés les perroquets. Celui qui fe met íur le hu-nier du grand mât, s’appelle le grand perroquet ; Sc ce-lui qui fe met fur le hunier de misaine, s’appelle petitperroquet-. Le beaupré & Tartimon portent des perro-quets lans hunes. Celui de beaupré s’appelle tourtnen-tin j Sc celui d’artimon s’appelle perroquet de jougue.On donne auilì le nom de perroquet aux petites voilesqu’on met au-delîus des huniers. On ne fe sert deperroquets que de beau tems, qu on appelle tems à per-roquet , quand un vent médiocre fouille. On dit ; met-tre le perroquet en bannière , quand on lâche les écou-tes de la voile du perroquet , pour la laitier voltigerau gré du vent, pour donner quelque lignai. Velumsuperions mali injlar vexilli vento permittere. A Mar-seille on le nomme papafique.
Perroquet , íe dit auíîì d une lotte de chaise à dos quife plie, & dont on íe íert ordinairement pour la table.Sella plicatilis.
Perroquet, est auilì le nom que quelques-uns donnentà la plante d’aloës. Aloc major.
PERROT. f. m. C’est le nom qu’on donne au perroquet.
jfT PERRUCHE, f. f. Nom qu’on donne aux perroquetsà longue queue de la petite espèce. Il y en a de vertes,rouges Sc jaunâtres : d’autres toutes vertes, fans au-cun mélange ; d’autres rouges Sc jaunes ; d’autres rou-ges , jaunes & à crcte , Sc enfin de rouges avec des ai-les colorées de jaune & de noir.
ff? Cependant le mot de perruche déíîgne ordinairementla femelle, & celuí de périque la petite espèce de per-roquets.
ffCF LERRUCHE. Terme de Marine. Perroquet qui feplace au dellus du perroquet de fougue ou hunier d ar-timon.
-jfj PERRUQUE, f. f. longue chevelure que les Latinsappeloient coma, d’où une partie de la Gaule a étéappelée comata , à cause des longs cheveux que por-toient les Gaulois. Voye% Gaule.
fp*PERRUQUE sc dit présentement dune coiffure defaux cheveux, qui imitent Sc remplacent les cheveuxnaturels. Coma ficlitia , Jubditìtia. Porter la perruque.Prendre perruque. Faire faire une perruque. Il y a desperruques de ville & des perruques de campagne , desperruques carrées, de Palais, rondes, a bourse ; desperruques nouées, des perruques à oreilles, des per-ruques à deux queues, des perruques à calotes ,6 ’c.
Hë? Ménage dit que ce mot vient du Grec trvppiyapi, qui si-gnifie la même choie.
L’uíâge des faux cheveux n’a pas été inconnu auxAnciens ; ils fe fervoient de cheveux postiches, ou em-pruntés. Martial Sc Juvénal fe font moqués des femmesqui fe rajeunifloient par leurs faux cheveux,& des hom-mes qui changeoient de couleurs selon les suions, ouales vieillards qui s’imaginoient tromper la Parque par
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leur chevelure blonde. Mais s’ils avolent des perruques,elles étoient tout au plus composées de cheveux peints& collés ensemble; Sc rien n’-est plus ridicule que la deí-cription que fait Lampride de la perruque de l’Empc-reur Commode. Elle étoit poudree avec de la raclured or, Sc arrosée de parfums gluans auxquels la poudres’attachoit. fCT II n’y a pas plus de cent quarante ansque l’uíage des perruques s est établi en France, Sc de-puis dans la pins grande partie de l’Europe. Il y avoirmême une espèce de honte aux jeunes gens à s’en ser-vit dans les commencemens, parce qu’on attribuoitla perte des cheveux dans cet âge à une maladie dontle nom fcal est un reproche. Mais enfin la mode l’aemporté fur le scrupule, Sc presque tous, jeunes Scvieux, prennent perruque, Sc souvent même par ait,renoncent aux commodités de la chevelure naturelle*
AéT Les premières perruques que l’on fit à Paris, vers l’a»1630 étoient composées de peu de cheveux passés un aun par le moyen dune aiguille au travers d’un hg ercanèpin pour mieux imiter la nature , Sc toutes pontlors étoient à calotes. Les tresses furent enfin imagi-nées, Sc l’on s’en est tenu jusqu’à présent à cette indu-strieuíe invention.
0 ^ A Regard des Ecclésiastiques, on prétend qu’ils nç1 ont portée que depuis 1660. Le Cardinal GrimaU*en 1684,6c 1 Evêque de Lavant en 1688 firent défen-ses à tous Prêtres deporter la perruque lans dispense Nfans nécessité. M. Thiers a fait un Traité exprès, pontmontrer que cette parure mondaine est indécente dansun Ecclésiastique, Sc qu’unc perruque frisée , boucheSc poudrée est directement contre les Décrets & lesCanons des Conciles. La tête d’un Prêtre embellie d’un £chevelure artificielle, Sc ajustée avec beaucoup de cu-riosité , lui paroit un monstre dans l’Eglise, & il » etrouve rien de plus scandaleux qu’un Abbé avec un vi-sage fleuri, Sc relevé dune jolie perruque.
PERRUQUE. Bien perruque , qui a une belle perruque,qui est bien cocsté. D’usagedans le style badin.
Efl-ce aux buveurs , videurs de quartes ,
Aux neq rouges & lumineux ,
Ou plutôt aux beaux doucereux ,
Bien perruques, mangeurs de tartes ,
Qu en veut cet astre aux longs cheveux? ( la Comète-)Chapelle, p. 90 deses Poeses.
PERRUQUIER, f. m. Celui qui fait des perruques, de*coins de cheveux , & autres choses qui servent à coc*'fer les hommes Sc les femmes. Coma subditis, concisnator & textor. On a établi en Corps de Métier les Pe f "ruquiers , fous le titre de Maîtres Barbiers , Perru-quiers & Etuvistes , qui font distingués des autres Bar-biers , parcc que leur enseignes font des bassins de f esblanc.
(fj‘ PERRUQUIÈRE. C’est le nom qu’on donne à lafemme d’un Perruquier.
PERS, ERSE. adj. Vieux mot qui signifie, qui est de cou-leur bleue, ou tirant íur le bleu. Csxulcus. Homère ap-pelle souvent Minerve aux yeux pers. Minerva s alL ~copis. La couleur perse est agréable à la vue. Le fil p esSest celui qu’on appelle vulgairement fil à marqué *qui est teint avec de l’indigo. C’est un azur couvcit cobscur qu’on prétend être venu de Perse, ou de cou-leur de pêche Persienne.
Ménage dit que ce mot vient du Grec mprli , ° umpicç , signifiant subniger-, ou de prafinus. ,
PERSAC. Bourg de France dans le Poitou , Electio»
Poitiers. ^
J ER SALTUM. Mots Latins, d’ufage cn ter» 14 - jj cC anonistes Sc de Chancellerie Romaine. O» a PP e
lans avoir été auparavant ordonné Diacre. Les ot 1rions per saltum ont toujours été prohibées ; ^
cartoit quelquefois en cela de l’exactitudedes Gai ^ce nétoir que pour des raiions les plus pt clia aìl ’-comrae on fit pour S. Cyprien & S. August» 1 ^ (éleva à la Prêtrise, sens les avoir saie palier pa-rités inférieurs.
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