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ce qui est signifié par ce mot , qui sont les hommes.Par exemple 3 \cs personnes mal intentionnées empoi-sonnent tout cc qu’ï&r disent : il n’y a pas assez d’inter-valle cntvc personnes , & le relatif qu’i/sj pour nepoint douter s’il ne vaudroit pas mieux dire cs elles.Pour l’adjectif, qui se rapporte à personnes le plussûr est de le mettre toujours au féminin , dans quelqueéloignement qu il soit. Les personnes qui ont l’eípritpénétrant, & une expérience de beaucoup d’annécs,íent d’ordinaiteíl judicieuses oyíellesîc trompent ra-rement. Corn.
fsT Personne, avec'une interrogation se prend peurquelqu’un. Personne oíeroit-il mer; y a-t-il personne■allez hardi ?
ísT Personnhs- j' genSj synonymes. Voye* au mot Genstoutes les remarques íur ces deux mots.
£M Personne employé avec les p ton o m s. p o ssc sssss aunesignification particulière. On dit en parlant de quel-qu’un , que fa personne -sidit extrêmement. Ejus vul-tus, species aYrìdent maxime , qu’il a mille charmes ré-pandus en toute fa personne* 3 pour dire que ion exté-rieur , son air, sa .physionomie plaît beaucoup. Onditd’un homme qui expose sa vie, qu’il expose io. per-sonne ; de celui qui s’cxpoíe au péril, qui s’acquittebien de son devoir , qu’il paye de sa personne ; dunhomme attentif à sa lanté, ou curiéux de ion ajuste-ment-,, ciu’il aune ía personne-, d un petit maître, qu ilest courent de ía personne , c’est à-dire , fort satisfait-delui même.
fpT Quand on dit je ne réponds de personne 3 on ventdire, je ne réponds que de moi. S’assurer de la person-ne de quelqu’un, c’est í’arrêter ou lui donner des gar-des.
t)M On dit encore 1 a personne des Rois, pour dire lesRois même. La personne des Rois-est sacrée. Toute lagrandeur de l’Etat réside en la personne des Rois ; maisla discipline des mœurs & le succès de ía piété est de lapersonne des Reines. Feéch. Un Ambassadeur repré-sente la personne du Prince qui l’envoie.
Personne, ledit auffi au Palais. Fut présent en fa per-sonne j établi en ía personne Meíììre tel. C’est pât oùcommencent tous les actes des Notaires. Il a été ajour-né à comparoir en personne. Il y a eu des défensesd’attenter à fa personne Sc à ies biens. Un exploit doitêtre signifié à personne 3 ou à domicile. Lepere Sc lefils font répntés-en Droit une merne personne.
vé?P ersonne vient, dit-on , du Latin persona qui si-gnihoit originairement le rnaíque que prenoitun Ac-teur pour jouer le rôle dont il étoit chargé. Ce mas-que envcbppoit toute la tête, & n’avoit qu’une feuleouverture pour rémission de ia voix qu’il rendoit plusretentissante. Vox personabat. On donna le nom depersona à l’instrument qui augmentoit cc retentisse-ment. Ensuite comme le masque étoit adopté à sageSc au caractère de celui qui étoit censé parler, & quec croie quelquefois son portrait, le signe fut pris pourta choie signifiée , c’est-à-dire , que le mot de pèrjonafut appliqué au rôle même que l’Actcur repréfen-•roir.
fìM Personne , en Grammaire. Persona. Le fa j et duneproposition prononce lui-mcme la proposition dont ilest Je sujet, ou la parole lui est adressé par un autre,ou il est simplement sujet sans prononcer le discours& fuis être apostrophé. Ces-trois relations du sujet dela proposition avec 1 acte dela parole donnent les troispersonnes. La première personne^ est la relation du su-jet qui parle de lui-méme. Je au singulier. Nous au plu-riel. La seconde personne cft- la relation au sujet à quil'on parle de lui-même. Vous. La troisième personne,la relation du íujet dont on parle simplement. II,Hs ,&c.
Le mot de personne s’applique auísi au verbe lui-mê-me & lignifie les différentes terminaisons du verbe re-latives aux trois différentes personnes. J’aimc , tu ai-mes , il aime. Nous aimons, vous aimez , ils aiment.Ego amo , tu amas , ille amat. Nos amamus 3 vos-amatis 3 ïllï amant. Voilà les trois personnes du verbetant au singulier qu’au pluriel, c’est-à-dire , les termi-iiaiíons differentes du verbe qui indiquent les rela-
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dons différentes que le sujet de la proposition pctîtavoir avec lacté de la parole, ou qui mettent le verbeen concordance avec le sujet. Ainsi l’on dit qu’unverbe est à la première, ou à la seconde , ou- à la troi-ímmeperfonne du singulieç ou du pluriel. , .
En Personne. Soi-mcme. In -propria persona. Jeíus-Christ est descendu du Ciel en propre personnepoutnous racheter. Le Roi commandos en personne à cesiège. Il faut affirmer au Greffe qu’cn est venu ex-près , Sc en personne,. pour sc faire taxer des voya-
ges.
On dit proverbialement, il y a personne Sc person-ne ; pour dire, qu’il y a grande différence à'nncper-sonne à l’autre.
|M PF.RSONNÉE (fleur) terme de Botanique,par lequc!on désigne une fleur irrégulière ou anomale , eu niufleou en maique. Voye\ ces mots. Flos personatus.
IMPERSONNEL,-ELLE. adj. Relatif aux personnes:mais ce mot reçoit différentes modifications suivantles différons cas où il est employé.
|MPersonnel j dans fa signification propre , signifiecc qui est particulier'-à chaque personne. Proprias >peculiaris. Mérite personnel , qualité personnelle.
|M Personnel , dans les disputes littéraires, qui atta-que les personnes. Critique personnelle , où l’on s’at-tache moins à relever les fautes de l’ouvrage, que l csdéfauts de l’Auteur, en censurant fa vie, fes actions»son caractère. Voye% Personnalité.
|M Dans ce sens il est souvent employé comme subst# 1 '' d f. Il neutre que tropsouvent du personnel dans ssdisputes littéraires.
|M En Morale, on dit que les fautes font personnellesc’est-à-dire, qu’on n’est pas responsable des fàu £CS
d’autrui. .
|MPersonnèl , en Jurisprudence, qui est attaché a >apersonne, qui s’exerce íur la personne. Un droit s í7 'J'onnel est celui qui est tellement attaché à la perso 111 ) 0 'qu’on ne peut le transporter à un autre. Une actronpersonnelle , par opposition à action réelle, P ar ‘ x squelle'óq poursuit une personne obligée en íon.ptop lCnom. Une obligation, une servitude personnelle .
|M Dans ce íens il est auili substantif. Le personnel c *ordinairement oppoíé au réel qui fuit le rond.
|M Personnel en Grammaire. Qui est relatif áux'pe 1 ''sonnes, ou qui reçoit différentes inflexions relativesatix personnes. Les Grammairiens appellent pronomspersonnels 3 ceux qui marquent la personne, eoiiin 10■moi j toi 3 lui j nous , vous, eux. Voyez Pronom-
|M II leur a plu auflì de distinguer des verbes p cr i° n ^nels 3 qui ont les trois personnes Voye~ Ver®) cPersonne) Sc des verbes impersonnels, quique la troisième ,personne du singulier. ( /so/G: 'personnel). ,
iMi.es ictmimsompersonnelles de certains modesverbes, font celles qui font relatives à lune des P £1 ^sonnes-,& qui íervent à mettre le verbe en conco^dancc avec le íujet de la même personne déterwiisc jEgo amo 3 tu amas , Petrus amat. Voilà leverbe identifié avec trois sujets qui sourde la prenuei >de la seconde & de la -troisième personne. u
PERSONNELLEMENT, adv. En propre persom l£ - i
s’cLt adr este personnellement à lui, pour hu faste ^reproche. Il est tenu personnellement de cette ffctt- >pour la part dont il est héritier, & hypothécaire 11101pour le tour.
|M En termes de Pratique ,personnellement établi» P rcsent en personne.
PERSONNIER. í. m. Qui est associéavee un an r ®ftenir un ménage en commun. Contubernalis •. j!» rC .est en uíage dans-plusieurs Coutumes, Sc pai' t)CU K car-ment enBourgognc, où les main-mortes ont sien, ^elles font que ceux d’une famille tiennent rnenag^commun , & chacun de ceux qui le eompoíent ipelle personnier 3 ou copeisonnier. -- £ 0 -
Personnier , en quelques Coummes, signifie aU r 's p.-isCoh&rcs. Les Coutumes nc pennes
te
héritier .
d’ctrc aumônier Sc personnier , c’est-à-dire , j^plice■Sc cohéritier. En Normandie, il signifie, >
ct coupable d’un-rncrne crime. Quelquefois 7 osi'esietv-