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Je verrai dans cette plaiderie ,
Si les hommes auront ajffbç d’effronterie 3Seront ajfe% méchans ,scélérats & pervers ,
Pour me faire injustice aux yeux de l' Univers,
Mol.
fCTP ervers dit plus que méchant, dépravé, corrom-pu. Il paroît annoncer le dernier degré de la corruptionde l’esprit ou du cœur.
Pervers s’emploie auffi substantivement, mais plutôtau pluriel qu’au singulier- L’Acad. Dieu punira tôt outard les pervers. Iniqui.
ífT PERVERSION, f. f. Changement de bien en malen matière de Religion 8 c de morale. Perversto , de-pravatio. Le luxe a beaucoup contribué à la perverfiondes mœurs.
'^PERVERSITÉ. f. f. Etat de corruption, dernier degréde dépravation. Perverfitas , nequitia. Dieu fut con-traint d’envoyer le Déluge íur la terre , à cause de laperverfité des hommes- Perverstté des mœurs, de ladoctrine, &c.
Trop de perversité règne au fiècle oh nous sommes ,Et je veux me tirer du commerce des hommes.
Mol.
§3* PERVERTIR, v. a. Corrompre ; amener au dernierdegré de corruption. Corrumpere , pervertere. Notresiècle est fort perveni. Le luxe a perverti bien des fem-mes. La sotte vanité pervertit l’esprit, Sc ruine defond en comble le bon sens. S. Real. Pervertir unbon naturel. Pervertir un jeune homme en le jett antdans la débauche.
fCP Pervertir, signifie dans un sens plus particulier ,faire abandonner fa vraie Religion pour embrasser lamauvaise ; faire changer de bien en mal en matière deReligion.
|CF On dit auffi pervertir l’ordre des choses, troublerTordre établi. Intervertere.
|Kr Et figurément pervertirle sens d’un passage, de récri-ture , les détourner dans un sens différent de celui quiest reconnu pour la véritable. Altérer le vrai sens & endonner un mauvais.
PERVERTI, IE. part.
PERVÈS, ou PER VEZ. Nom de lieu. Perviciacum. Quel-ques exemplaires dbEticus disent , Perniciacum ScPerticiacum , selon le témoignage de Simler. Ce lieuest entre Gemblours & Aduaca, dans le territoire deTongres. Valois, Not. Gall.p. 444.Voye^ Perwvs.PÉRUGIA. Voyer Pérouse.
PÉRUGIN , ou PEROUSIN. Province del’Etat del’Egli-fe, en Italie. Perustanus ager. Elle est bornée au cou-chant par le Duché de Toscane ; au midi par TOrvié-tan ; au levant par les Duchés de Spoleto Sc d’Urbin ;& au nord par le Comté de Citta-Castellana. Cetteprovince est une des plus petites de PEtat de TEglise ;
1 air y est fort pur, & le terroir fertile en blé, en bonsvins ; Sc le lac de Pérouse lui fournit quantité depoisson. Ses lieux principaux sont, Pérouse capitale ,Paffignano, Castiglione Sc Monte-Spérello.
§KF PÉRUNO , ou PÉRUN. Nom d’une Idole des An-ciens Prussiens. Avant que la ville de Novogorodeutembraííé le Christianisme, il y avoir une Idole qu’onappeloit Pérun _> on Peruno , c est-a-dirc , le Dieu duFeu. /
fjZT Cette Divinité étoit representee la foudre a la main ,Sc Ton entretenois auprès un feu perpétuel de bois dechêne, Sc qui ne pouvoir s’éteindre qu aux dépens dela vie de ceux qui étoient chargés de le garder : au-jourd’hui il ne reste plus de mémoire de ce Dieu Pé-run qu’au Couvent qu’on appelle Perunski Monastir ,qui a été bâti, dit-on, au lieu où étoit autrefois leTemple de l’Idole.
PERUVIEN , ENNE. f. m. & f. Qui est du Pérou, Amé-ricain habitant du Pérou. Peruanus. Le premier Roiàes Péruviens , qui toutefois eut un aíîez périt Royau-me , fut Inca, Mango Capac. Corneille. Les Péru-viens adoroient leur Roi comme un Dieu, Sc fa puillan-ce étoit absolue. Les femmes Péruviennes étoient cen-
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fées du nombre des veuves , tandis que leurs marisétoient employés à Tannée. Les Péruviens adoroientle Soleil, Sc avoient bâti un temple superbe à cetAstre.
Le Pérou étoit fort bien policé lorsque les Espagnolsy arrivèrent; il avoir ses Rois qui s’appelloient Incas,&qui se disoient fils du Soleil. Cet Astre y étoit adoré; laLune, letoile de Vénus, TArc-en-ciel y avoient leursTemples ; il y en avoir auffi pour leclair, le tonnerreSc la foudre. On dit cependant que les Péruviens nefaisoient des sacrifices qu’au Soleil, & qu’ils recon-noilíoientau-destus de lui un Dieu, Créateur du cielSc de la terre , qu’ils appcloient Pachacamac. On âqu’ils avoient auffi quelque idée du déluge universel »de Timmortalité des âmes, & de la résurrection descorps. Les terres y étoient divisées en trois parties : lapremière étoit celle des particuliers , qui étoit subdivi-sée en portions égales , selon la force de chaque famil-le ; les deux autres étoient Tune pour le Soleil, Sc 1 an-tre pour le Roi ; & lorsque le tiers des particuliers nçsuftiíoit pas à leur entretien, on en prenoit autant qiipétoit nécessaire des deux autres tiers. Lorsqu’il faliortlabourer les terres, on commençoit par celles des or-phelins , des veuves, des vieillards, des impotens, Scdes soldats qui étoit actuellement à la guerre,& tout cetravail se failbit en commun;ensuite chaque particulierlabouroit son champ, & enfin ils cultivoient en com-mun les terres du Gouverneur & celles du Roi Sc duSoleil ; Sc cet ordre étoit si exactement observé, qu'ilen auroit coûté la vie au Gouverneur, s’il Tavoít Ê |Cvioler. Si les autres parties de la police du Pérou étoieutaussi sages que celle-là , Acosta a eu raison de la préfé-rer à celle du Mexique , & même à celle des Grecs Scdes Romains. Au reste, ce Royaume fondé enviroUTan 1115, par Mango Capac, & par Coya Mam®(Elho femme, qui se disoient frete Sc sœur, enfans duSoleil,Sc qui retirèrent les Péruviens des montagnes SCdes forêts s Sc leur enseignèrent à cultiver la terre, àpaître les troupeaux , à bâtir des villes, à filer le cotoaSc la laine, Sc à faire des habits , fut ruiné Tan 1 S 5 I ’fous Atabalita XIII Roi, qui fut pris & tué par Fran-çois Pizarro, contre les promesses qui lui avoient etcfaites.
|ÇT PERUVIENNE, f. f. Terme de Manufacture de foie*Espèce d étoffé composée de deux chaînes de différen'tes couleurs , fans envers, Sc auffi belle d’un côté c[sde Tautre , au moyen des deux chaînes ; ce qui la dû'tingue de la Prussienne.
PERWYS , ou PERWEIS. C’étoit anciennement une pé-ri te ville des Aduatìciens; maintenant ce n est q 11 U J 1village qui a titre de Baronnie. Perviciacum , Pe ,71Lciacum , Pernacum. Il est dans le Brabant , auX confins du Namurois, Sc à deux lieues de Judoignc, dlcôté du midi. Voyer^ Perwes.
P ES.
PESADE. f. f. Terme de Manège. C’est le premier moi 1 ^veinent du cheval, lorsqu’il levé les pieds de deva 11 ^fans remuer ceux de derrière. Anterior uni pedumtio posticis immotis. C’est la première leçon Q 110 ^donne aux chevaux pour manier à courbettes - & 3lLautres airs relevés. > s
|JCF Toute pesade dans laquelle le cheval ne plie P 3 ?jambes de devant, ou toute pesade trop haute, oulaquelle il joue de Tépinetteavec les jambes de éevan^est une action défectueuse, que Ton caractérise cnfan t, c’est une pejade de chèvre. AcadÉm iE
ÇOI5E. . f
PESAMMENT, adj. D’une manière pesante,
Ce vieillard marche fort pesamment , il a de la Pà marcher. Une armée marche fort pesamment , a ^se de la quantité de bagage. Un homme pejammvêtu. ar -
Pesamment, s’est dit auffi à la guerre des Cavaue nSniés de toutes pièces , comme étoient il y a ceceux des Compagnies d’Ordonnance , qu’on ^Tfisinspesamment armes. Turbo, cataphracto . Les n ^ cs ,avoient dc semblables troupes pesamment