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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PES

PESLE-MESLE. Voye | Pêle-Mêle.

PESNES. f. f. C’est le nom qu’on donne en plaíìeursendroits aux cordelettes qui pendent tout autour descaparaçons d’été , qui par leur agitation garantissentles chevaux des mouches. On donne plus communé-ment le nom de pesnes aux cordelettes qui pendent dela sangle que les Voituriers attachent autour du bâtqu ils mettent íur leurs chevaux, & autour des cou-vertures des chevaux de harnois, qu’à celles qui pen-dent des caparaçons à rézeau dont on couvre les che -vaux de maître en été.

Pesnes. Voye^ Pennes.

PESO. si m. Monnoie de compte d’Eípagne. Les dix millepesos valent douze mille ducats.

PESON. f. m. Balance Romaine composée d un fléau ouverge, d’un poids mobile fur le fléau, & d un crochetpour la suspendre. Statera 3 verticulum , harpax. Le pe-son sert à peser les choses de grand poids, ou d’un grandvolume, & embarrassantes, qui ne peuvent tenir dansles plats de la balance ordinaire. Le peson prend fa dé-nomination de fa principale partie, qui est la malle ;le boulon ou le poids mobile, qu’on nomme aullì pe-son. Le peson des Romaines est d’ordinaire d une livre.Tous les Marchands qui vont en Foire portent leurspesons. Les Chinois pèsent l’or avec de petits pesonsd ivoire, qui font plus justes qu’aucune autre balance.

Peson , se dit aussi d’un morceau de plomb que les fem-mes mettent au bout du fuseau pour le tourner plusfacilement. Verticillus.

PESOU. Nom de lieu. Pisoftum. Il est fur le bord duLoir, dans le Vendômois, entre Freteval& Vendôme.Valois , Not. Gall. p. ps-

PESQUAIRE , ou PESCARA. Petite ville fortifiée &défendue par une bonne citadelle. P escaria , ancien-nement Aternum. Elle est dans l’Abruzze citérieure, àTembouchure de la rivière de Pesquaire , & à deuxlieues au-dessus de Civita di Chieti. Pesquaire a eu unEvêché qui a été transféré à Atri. Elle est maintenantun Marquisat possédé par la maison d’Avalos.

PESOUAIRE , ou PESCARA. Rivière de l’Abruzze.P escaria 3 Aternus. Elle a fa source dans le mont-Apennin, baigne Aquila , Civita di Chiéti & Pes-quaire, où elle se décharge dans le golfe de Venise.

PESSA, s. f. Petite monnoie de cuivre des Indes , de lavaleur de six deniers de France. On la nomme plus or-dinairement Pécha.

PESS AIRE. f. m. Terme de Chirurgie. C’est un remèdsolide de la longueur & de la grosseur du doigt, mais dfigure pyramidale, qu on introduit dans les parties n;tutelles des femmes pour provoquer les menstrues, opour les arrêter , ou pour empêcher la descente de 1matrice , ou pour guérir d’autres maux qui leur petvent arriver. On Rattache par un bout à un petit ruban , afin de le pouvoir retirer quand on veut. On 1fait avec du liège, ou avec du bois léger, ou avec upetit fourreau de linge ou de taffetas bien délié, rempde poudres incorporées dans de la cire, de l’huile & dcoton le tout bien pressé dans le fourreau, afin qu’il aallez de solidité pour pouvoir être introduit.

Ce mot vient du Grec w tos , qui signifie la mênchose.

ESS ANT. Bourg de France dans le bas Armagnac, Elecbon d’Astarac.

ESSE. f. f. Arbre qui est une espèce de sapin , auquelest si semblable, que les Charpentiers s’y trompa•ouvent. Leurs diftérences font expliquées au mot Scfin. On 1 appelle autrement pignet ou garipot. Son fr uo est pas bon à manger. En Latin picea. M. Tournefiex a PE e ^ e a ^ Les tenuiore folio 3 fruclu deorsum ir,

PESSEAU. Voye-* Paisseau.

P^SE^M^n^' V °y e r Paissfxage.

j ir Kt ' Baronmc de France dans le Berri, Electiode Bourges.

DESSIN. C étoit anciennement une ville de la Galatie eAím Mineure. Pestìnus. Elle fut célèbre par son tenple dedie a Cybele, parla statue de cette Déeílè mmérita detre transportée à Rome, & par son nœugordien qu Alexandre le Gránd coupa, ne pouvant ]

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délier. Elle fut ensuite honorée d’un Siège Archiépisco-pal. Elle n’est maintenant qu’un village situé dans laNatolie propre, à Tembouchure du Garipo , dans leSangari , environ à quarante-cinq lieues de Chiotaysvers le levant.

TESSON- Voye% Pais son.

TESSONS, f. m. pi. de peaux. Perceval.

Cordes de foie 3 & /or pelions,Y ot por tenir les guerons.

TESTARE) , f. m. Voye ^ Peste. Terme de Collège.

PESTE. f. f. Maladie épidémique, maligne & conta-gieuse,& ordinairement mortelle. P eftis 3 ou épidemia 3contagio. La pefte estappelee par Galien bête sauvage,ennemie mortelle de la vie des hommes , des animaux& même des plantes 8 c des arbres. On 1 appelle épidé-mie , quand la corruption vient de 1 air, oui fait mou-rir en peu de rems une grande quantité de peuple.La pefte est accompagnée de fièvre, bubons , char-bons , pourpre, flux de ventre, délire, frénésie , dou-leur mordicante d’estomac, palpitation de cœur, pe-santeur de membres, &c de tant d’autres accidens , qu apeine peut-on voir deux malades qui aient les mêmessymptômes : ce qui leur a fait donner divers noms ,comme fièvre pestilente , caguesangue , coqueluche ,sueur Angloise , troujsegaland , boste 3 charbon 3 pour-pre , &c. La pefte , suivant Topinion de Wilis, est unvenin qui se répand en l’air, qui s’attaquant aux es-prits , au sang, au suc nerveux, & aux parties solides ,les remplir de pourriture, de taches, de pustules, debubons & de charbons. M. le Duc, Médecin François,pour se garantir de la pefte , s’appliquoit quatre cra-paux léchés fur les aînés &c sous les aisselles, qui luiservoient de vésicatoires. Le vrai remède contre lapefte , c est de fuir de bonne heure, & de revenir tard.La pefte , la guerre & la famine, sont les trois fléauxde Dieu. David choisit pour son châtiment trois joursde pefte.

|sP La pefte 3 proprement dite, est une maladie particu-lière aux peuples d’Afrique comme la petite vérole.C’est de ce pays qu’elle vient toujours par des vaisseauxmarchands. Volt. La peste est étrangère à TEurope velle nous est toujours venue de T Asie ou de T Afrique,de proche en proche, 8 c par contagion.

Un mal qui répand la terreur 3Mal que le Ciel en sa fureurInventa pour punir les crimes de la terre ,

La peste , puisqu il saut l’ appeler par son nom ,Capable d’enrichir en un jour l’ Achéron ,

Faisoit aux animaux la guerre. La Font.

M. Tournefort dans son voyage du Levant, T. I,p. 470 , dit qu’il s’étoit précautionné contre la pefte.Voici par quels remèdes. Nous avions fait, dit-il, enpartant de Marseille , provision de pierre à cautère ,& certainement si le moindre bubon eût paru sur notrecorps, nous n’eulsions pas manqué de le cerner avecune lancette, de le scarifier 8 c de le couvrir de cettepierre pelée , afin de consumer au plutôt une partie,où il semble que se décharge la plus grande force dupoison, tandis que Tailleurs nous eussions mis enusage lathériaque, l’orviétan , les gouttes d Angle-terre, & les autres remèdes cordiaux & spiritueux ,dont nous avions des boctes pleines, ll faut que Je tar-tre émétique précède l’usagc de ces remedes, & qu onle réitère suivant le besoin sans différer de le donnerdes le moment que la tête est menacee , ou qu on sent

la moindre nau fie. > u n. ,,

On dit d une grande puanteur, qu elle est capablede donner la pefte dans une maison, que cela put com-me la peste. P estime olere. On dit encore , qu’on craintquelqu’un comme ìàpefte.

este , se dit auíli des maladies qui font mourir beaucoupd’hommes, ou /animaux. Le pourpre est une espèce depefte. La pente vérole est la pefte des petits enfans. Leclaveau est la pefte des moutons. Les maux de tête §5le farcin sont la peste des chevaux.

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