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Peste , se dit aussi figurement en morale, des esprits dan-gereux , ou des choses funestes & pernicieuses. L’héré-he -, le libertinage , font des pefies qui corrompent lesesprits. La flatterie est la peste des Cours. Il ne man-quoit point de flatteurs , peste fatale, qui renverse plusd’Etats que les armes des ennemis. V aug.
La discorde aux crins de couleuvre yPeste falíile áux Potentats. Mal-.
HfiL On dit dune personne dont la fréquentation est per-nicieuse ; que c est une pejle. Ce st une pefie dans unefamille , dans une maison, qu’une personne de mau-vais exemple.
fstT On dit d’uii méchant homme , & d un méchant ci-toyen qui a du pouvoir, que c "est une pefie publique.
On appelle dans les Collèges pefies , ou pestards 3ceux qui font de mauvaises mœurs , ou qui vont dé-celer leurs compagnons,ou qui font des malices. Pes-tis & pernicies Collegiorum.
On dit auíïì d’un homme 8c d’une femme, qu’il estun peu pefie , qu elle est un peu pefie 3 pour dire, qu’ilest malin, qu elle est maligne. Il est du style familier,Sc on dit d’un petit garçon , que c’est un petit pefie.Acad.Fr.
Qui fisent prude & précieuse àPour toujours eft en fureté ;
Et fût-elle peste & rieuse ,
Le s rieurs font de son côté.
Mademoiselle de la Vigne dans le Recueilde Vers choisis, par le P. Bouhours, p. 12.
Peste , se dit quelquefois par admiration, ou par impré-cation , ou serment. La peste , qu elle est belle ! Meherclè , quàm pulchra eft ! Mal-peste qu’il faisoitchaud en cette occasion. La pefie soit du sot, & deImpertinent. La peste étouffe le rimeur. Voxt. Lapeste m’érouffe ,si je mens. Profecto non mentior. Oh,oh, pefie j la Belle ! Mol. Peste de l’ignorant. La pestesoit du fou. Ac. Fr.
Dire peste ôc rage de quelqu’un, c’est un proverbequi signifie, dire de quelqu’un tous les maux du monde.Convitûs afficere. Phrase proverbiale.
Faire la peste 8c la rage. On ne dit point communé-ment faire la peste , ni faire pefie 3 mais on dit fairerage. Cependant un Poète a dit faire la peste 8c la rage,le second fait passer le premier. Cela signifie faire beau-coup de bruit & de fracas, se plaindre avec beaucoupd’écîat.
Mand:e% lettres & meffiageChez le Góth & VAlleman ;
Faites la peste & la rage. 3Et dans tout le voisinageCriez au meurtre 3 à l’outrage. M. P.
PESTEL. s. m. Vieux mot. Pilon. On a dit austî pefleil& pefiiller ou paifteler 3 pour dire, piler, de peftillum,pilon à piler dans un mortier.
PESTER, v. n. S’emporter contre quelque chose, ou con-tre quelqu’un. Montrer son mécontentement par desparoles aigres & emportées. Mâle precari 3 flomachan.■Cet homme peste contre toutes les femmes, il en ditdu mal par-tout. Cet estropie pefie contre la guerre.Celui quia perdu ion proces , peste contre ses Juges8c ses Parties. Les blasphémateurs pestent contre le•Ciel. Le chagrin de ceux qui pestent toujours contre laFortune, est extravagant. S. Ëv.
On se soulage quand on peste ,
Et L on nesauroit trop pester contre l’amour. Quint.
Ce verbe n’est que du style familier.
PESTH. Ville de la Haute Hongrie. Pefium . Elle est surle Danube, vis-à-vis de Bude. Pesth a été prise par lesImpériaux Fan 1686,6c elle est Capitale du Com te dePesth , qui est entre ceux de Novigrad , d’Hevveiz, deZolnock , de Bath, 8c le Danube, & qui n a rien deconsidérable que sir Capitale.
PET
PESTI , ou PESTO. Cetoitautrefois une ville considé-rable de la Lucanie. Pœftum 3 Polidoma , 8c quelque-fois Lucania. Elle fut Episcopale , & enfin ruinee parles Sarrasins en 930. Elle n’est plus qu’un village, oul’on volt un théâtre avec beaucoup de masures. Il estdans la Principauté citérieure , province du Royaumede Napícs, fur le golfe de Salerne, à une lieue de Cap-pari qui lui a luccédé en la dignité Episcopale.
PESTIFERE, adj. m. & f. Terme Didactique. Qui com-munique la peste. Une odeur peftifère 3 une vapeurpestifere
PESTIFÉRÉ,EE. adj. Souvent employé substantivement.Qui a la peste. Pefie corruptus 3 saucius 3 ictus, con-,tactus. Dans la plupart des villes il y a des Hôpitauxpour les pestiférés. On le fuit comme un pestiféré. Onfait faire la quarantaine à ceux qui viennent des lieuxpestiférés 3 qui font infectés de peste.
ft? On dit d’un homme dont tout le monde évite la con-versation , qu’on le fuit comme un pestiféré.
PESTILENCE, f. f. Vieux mot qui iignifioit la pefi e 'Pestilentia. L’Académie ne le met pas au rang des motsqui ont vieilli : elle le définit, corruption de l’air, pe^ crépandue dans un pays. Dans un tems de pestilens’On dit figurément qu’un homme est allìs dans la chattede pestilence fis.T quand il enseigne une mauvaise d°'ctrine. C’est une expression de l’Ecriture. Ln cathedf*peftilentix, non fedit. Ainsi elle est de mise dans un ser-mon ou dans un livre de piété. A 1 égard de pestilendpris au propre pour peste, c’est un terme de Médecine-Toutes les sciences ont des termes techniques. On fitd’ailleurs que le langage de la Médecine, ne relfemfifguère au langage ordinaire.
PESTILENT, ENTE. adj. Qui rient de la peste, il &malade d’une fièvre pourprée 8c pestilente. P esté est 1febre correptus. Il souffle un air peftilent de ce côté-là*
ft? PESTILENTIEL , ELLE. adj. Terme de Médecin-qui se dit des maladies, de l’air, des alimens, &c. in-fecté de peste , contagieux. Pestilens ; pestifer. Aitpestilentiel. Vapeurs pestilentielles. Maladie pestilen-tielle. C’est une maladie épidémique dans laquelle lejmalades meurent plus promptement, 8c en plus grandnombre que dans les épidémies ordinaires. Les ligne?propres de ces maladies font l’épidémie, lá mortalité,les accidens-, comme bubons, pourpre, &c. 8c la caumqui réside dans le vice de l’air & des alimens. Ces con-ditions se rencontrent souvent dans certaines mala-dies , dans les fièvres malignes, petites véroles, pleu-résies , &c. qui deviennent alors pestilentielles.
PESTILENTIEUX , EUSE. adj. l’Acadénue enun synonyme de pestilentiel. Discours pestilentiel'des sentimens pestilentieux. Je ne fais íi ce mot c&d’un grand usage.
PET.
Crepitus 3 gros pet , petit pet. Faire, lâcher un pet-cavalier ayant faille échapper un pet en présence stMaîtresse , qui s’en offensa, lui envoya cette excust
Mon cœur outré de déplaìstrs 3Etoit st gros de ses soupirs 3Voyant votre humeur fi farouche ;
Que V un d’eux fi voyant réduitA n oser sortir par la bouche 3Sortit par un autre conduit. S. EvR-
Les Egyptiens en avoient fait un Dieu, dont ot*montre des figures bizarres dans certainsAntiquité expliquée 3 T. 2 3 p. J2g. Ce ditBaudelot des Egyptiens est véritable. Ceux de I e 0adoroient le pet. Il en rapporte de bons renroignagJ’aurois eu péine à croire que l’on dût interpretet ^lettre les passages de Minucius Félix & de S. Jets ^s’il ne meut fait voir la figure qu’il a de la Divinité fl _décrivent. C’est une très-heureufe découverte entière d’antiquité. .. Menagiana 3 T. 2 -y p. 1 í>j J \\ua eS. Augustin ( de Civit. Dei 3 L. s'4 3 f\ 2 é’ Lstèteavoir vu quelqu’un qui commandait à son , jqmautant de pets qu’il en vouloir. Vives eiicso 1 aljrrC
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