7 i4 P E T
PÉTARASSE. Jsoyqr Patarasse. ,
PÉTARD, f. m. Papier plie & bien lié, garni dans chacunde ses plis de poudre à canon , dont on se íert dans lesfeux de joie , ou que la jeunesse prend plaisir à tirer ,parce qu il fait bien du bruit.
Pétard , en termes de Guerre, est une espèce de petit ca-non de fonte fort court, étroit par la culaíîè, Sc largepar l’ouverture. Pyloclajirum. Ces pétards sont faitsde fine rosette, avec une dixième partie de cuivre jau-ne. On en fait auffi de plomb & d étain mêlés ensemble. Il est ordinairement de onze pouces de long , &large de sept & demi. Au dehors de la culasse le métaldoit être épais de quinze lignes à la culallè, & de sixlignes au collet, fans compter le bourlet. Il doit avoirdix pouces de bouche, Sc trois antes, & pese envi-ron 60 livres. 11 y en a de petits de quinze livres. 8acharge est de cinq à six livres de poudre. On le boucheavec un tranchoir, ou rouleau de bois, qui entre fortjuste. On ne le charge qu’à trois doigts de la bouche,Sc le vide se remplit d etoupe. On couvre la bouched une toile serrée avec une corde alentour du collet.On fait quelquefois des pétards qui pèsent 240 livresde métal, Sc qui portent 50 livres de poudre. On lemet fur une flèche qui est composée de deux pièces debois montées fur des roues, pour Rappliquer à un pont,ou à une porte. U sert à rompre une porte, un pont le-vis, une barrière, une herse. On accroche le pétard avecson anse à la porte, & il fait son esset par le moyen d ungros madrier qu’on met au-devant. On s’en sert auffidans les contremines pour percer les rameaux ou gale -ries de sentie mi, & éventer sa mine. On en fait auffide bois avec des cercles de fer , on en met fur desroues. Les Beligionnaires inventèrent le pétard versfan 1579, dont le plus signalé exploit fut à la prise dela ville de Cahors , comme témoigne d’Aubigné enson Histoire. Les faucilles font auffi de leur invention.
PETARDER. v. a. Attaquer une porte, un château avecun pétard ; faire jouer le pétard, contre une porte, &c.Pyloclajirum foribus applicare , admovere. Ce châteaufut pétardé , Sc pris d’emblée.
|ss? RETARDÉ, EE. part.
PETARDIER. f. m. Officier d’Artíllerie commandé pourattacher le pétard, pour mettre le feu au pétard. Py-loclajlri vibrator. Le métier de pétardier est fort dan-gereux. C’est auffi celui qui fait les pétards.
PETASE, f. m. Nom que les Antiquaires donnent au cha-peau ailé de Mercure. Petasus.
PETASITE. f. f. Plante qui croît dans les lieux humides,aux bords des rivières Sc des lacs. Elle pousse des ti-ges à la hauteur d’un demi pied , creuses, lanugineu-ses , revêtues de quelques feuilles étroites, pointues.Ces tiges portent en leurs sommités des fleurs qui pa-roi fient avant les autres feuilles , Sc qui font des bou-quets à fleurons de couleur purpurine , semblables àde petits godets découpés en quatre ou cinq parties ,Sc soutenus par un calice cylindrique. Ces fleurs pas-sont bientôt ainsi que les tiges : elles sont suivies de se-mences garnies dune aigrette. Il leur succède auffi desfeuilles fort grandes, presque rondes , dentelées enleurs bords, lanugineuses & blanchâtres pat-dessous;vertes brunes par dessus, attachées par le milieu a unequeue longue d’un pied Sc demi, groíle & moelleuse.Sa racine est grosse, obscure au dehors, blanche audedans , d’un goût amer Sc d une odeur forte. Peta-Jites major & vulgaris. C. Bauh. La racine de cetteplante est apéritive Sc íudorifique , propre pour latoux , pour l’asthme , pour la suffocation hystérique,pour les fièvres malignes. U y a d’autres espèces de pé-tas te.
Ce mot vient de petasus , chapeau , parce que lesfeuilles de la pétajìte ordinaire font larges comme unchapeau.
PÉTAUD. f. m. Terme qui n’a d’usage qu’en cette phrasefamilière. La Cour duRoi Pétaud; pour dire, un lieude désordre Sc de confusion, Sc où tout le monde estmaître. Curia Regis Petavii.
Chacun y contredit , chacun y parle haut ,
Et c’efl tout jujlemcnt la Courdu Roi Pétaud. Mol.
PET
PÉTAUDIÈRE, s. f. Terme de raillerie Sc de plaisante-rie ; pour dire, une assemblée sans ordre, un lieu ouchacun fait le maître. C’est une vrai e pétaudière.
PÉTAVIUS. f. m. C’est le nom que, pour faire honneurau célèbre P. Pérau, les Astronomes ont donné à la ta-che de la Lune qui tient le 3 8 e rang dans le CatalogueduP. Riccioli.
PÉTAURE. f. m. Roue posée en sair sur un aiffieu, patle moyen de laquelle deux hommes se balançaientl’un l’autre. Petaurum. On attribue sinvention aecerte espèce de jeu aux Germains, selon AmmienMar-cellin. Manilius en fait la description, ( Astronomie.
l-J. )
Ad numeros etiam ille ciet cognata per artemCorpora , que, valido saliunt excussa petauro ,Alternosque cient motus , elatus & illeNunc jacet , atque hujus casu suspenditur altet-
On nommoit Petauristes ceux qui se divertissoient àcet exercice , parce que mpee dvpaç mE orrai , ad autosvolant.
PÉTAURISTE. s. m. Terme d’Antiquaire. Petautift a >Petaurijlarius. Les Pétaurijles étoient des gens (pj*faisoient fur une roue des tours extraordinaires. Q ue *'ques-uns croient que c’étoit une espèce d’escarp 01lette.
£ssP Ce mot vient de trlTapai , je vole. Voye\ P £ '
TAURE.
PÉTAUX. s. m. pl. Sorte d’anciens soldats , selon Erosfard , pariant des pétaux Sc bibaux. Ce sont des gt ,lS ’de pied & paysans , selon Monstrelct. Voye\ P 1 '
TAUX.
PETCI. s. m. Sorte de plante de Ia Chine. C’est une cfp?cede nénufar, ou de nymphée , qui croît dans EeaU,dont la racine est attachée à une substance blanche cou-verte d une peau rouge qui se partage en pluficur!goussesjquand il est frais,le goût en est semblable à ce-lui de la noisette. On assure qu’il a la propriété d amol-lir le cuivre dans la bouche, Sc de le rendre, si j’°‘ eainsi dire , comestible, quand on les mcle ensemble-Cela me paroifsoit d'autant plus surprenant, que le &qui en sort est doux Sc rafraîchissant, Sc n’a aucune ^ces qualités corrosives, qui font seules capables de pro-duire cet effet. Dès que nous fumes à Hamtchéou, oàl’on mange beaucoup de petcï , nous eûmes la curiosisd’en faire l’expérience : on mêla un double de la Cb 1 'ne de cuivre fondu , fort aigre & fort cassant,un morceau de cette racine ; Sc l’un de nous, c i l!lavoir les meilleures dents, rompit le double en p} 11 'sieurs morceaux : les autres qui craignoient de s in-commoder j Sc qui s epargnoient un peu davantag 1 - ’n’en purent venir à bout. Les morceaux du dotfb I erompu étoient cependant très-durs, ce qui n 01R "croire que le petci n’avoit eu d’autreeffet, en envelop-pant le cuivre, que de conserver les dents, & de É urdonner plus de force pour le rompre fans s’incofl 11110der ; ce qu’un peu de cuir eût pu faire auffi-bieN ss 1 /ce fruit. Pour nous en convaincre , nous nous f" Êl ' vl ,mes de cuivre battu , fur lequel ni les dents , ni yP aci ne firent aucune impression. On réitéra ïexp^ ienplusieurs fois dans la ville de Kiahin ; mais ce fhf sé-jours avec le même succès, tant il est vrai cpfn &écouter les choses extraordinaires plus d’une fois aV >que de les croire , si l’on ne veut pas y être trot°P *P. le Conte.
ffF PÉTÉCHIALE. ( Fièvre. ) Terme de Ué^ cl1 ^Les fièvres pétéchiales vraies font très-maliíss cScontagieuses : extrêmement nuisibles à la tclC L ^forces, accompagnées de taches de différentes ^leurs, Sc causées par une corruption des liqueurs^talcs, suivie d’une dissolution putride, ce R U1qu elles sont mortelles. Voyetp le Dict- de JaM ^
PÉTÉCHIES. f. f. pl. Petechií,, petieuhs-pourpre , ou taches semblables à des morsuresces, qui s elevent fur la peau dans des ^ e . VL£ p i i t ap-gnes, épidémiques, pestilentielles ; ce qui \es ^ pËpeler fièvres pétéchiales. Febres petechiales-Villars.