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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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àutre exemple de son tcms,de pets organisés, suivant leton deSvoix qu’on leurprononçoit. Plût à Dieu que jene le su (se que par les histoires ; combien de fois notreVentre parle refus d un seul pet, nous mène jusquesaux portes dune mort très-angoisseufe , & que fEm-pereurqui nous donna liberté de péter par-tout, nousen eût donné le pouvoir. Essais de Montaigne., hv. /tkap. 20. Suetone rapporte leulement qu on disoitque l’Empereur Claude avoir eu deísein d autorisercette liberté par un Edit : Dicitur etiam meditatusedictum quo veniam daret flatum crepitumque ventrisin convivio emittendi. ...In vita Claudii , cap. 32.M. Coste , note 17.

Cambden 8c Spelman disent que dans le Comté deSuffolk un valsai devoir frire devant le Roi tous lesjours de Noël, un faut, un rot, 8c un pet : d où vientque ce valsai qui se noinnroic Baldin , fut surnomméle Peteur.

Ce mot vient de pedere , dit Nicod ; selon Ménage,de peditus. En Latin on sa appelé bombus crepitus , &sibilus ani. Du Cange le dérive de pettus, qu’on a ditdans le même sens par onomatopée.

On appelle d es pets en coque , certaines malices quefe font les pages & les écoliers. Ludicra crepitacula.On dit auíïï , un pet d’orgue , quand on touche un peule clavier pour sonder íì le sommier est plein de vent.

On dit proverbialement d un homme guéri d’unegrande maladie, qu il a fait un pet à la mort. On ditd un homme dur à la desserre, qu’on tireroit auílìtôtun pet d’un âne mort, ou du cheval de bronze. Onappelle aulli un pet à vingt ongles , un enfant dont unefille est accouché. On dit d’un Glorieux , qu’il est glo-rieux comme un pet, qui chante dès qu’il est né. Ondit : Cela vous est acquis comme un pet à la main ,pour dire qu’on peut compter absolument sur unechose.

Pet. Terme de cuisine. Espèce de beignets ou de pâtisseriefaite de Heur de farine, de lait & de jaunes d’oeufs.PÉTA. Terme de Mythologie. 1 . f. Nom d’une Décile del’Antiquité. P et a. C etoit la Dédié qui présidoit auxdemandes que l’on faisoit ; comme le dit Arnobe,L. III. Contra Gentes,

Ce mot étoit formé de peto , jc demande.PETAGUEI. Pays de l’Amérique Méridionale au Brésil.PETALE, f. m. Terme de Botaniste. Feuilles d’une Heur.Floris folium , petalum. Pétalés , corolla. On donnece nom aux feuilles des Heurs à la différence desfeuilles de la plante. Nous entendons par Heurs cecomposé de parties appelées dans les plantes étamines8c pistils, servant à leur multiplication, & nous ne re-gardons les feuilles colorées qui environnent ces par-ties , que comme des enveloppes propres à leur con-servation ; enveloppes qui pour les distinguer desfeuilles de la plante , se nomment en langage de Bota-niste, pétales. La division la plus générale'des Heurs esten Heurs simples, c’est-à-dire , formées par des étami-nes & des pistils feulement ; 8c en composées ; c'est-à-dire , en Heurs dont les étamines 8c les pistils fontenvironnées de pétales. Jussieu. Lcs Heurs com-posées, c’est-à-dire, qui ont pour enveloppes despétales , font ou d’une ou de plusieurs pièces , ce quilos a fait appeler monopétales ou polypétales. Id. C’estde la configuration régulière ou irréguìière de ces pé~

, ta les que je tire encore la division de plusieurs classes.In. Ces claffes font les monopétales régulières 8c lesMonopétales irrégulières , les polypétales régulières& les polypétales irrégulières, que M. Jullìcu expliqueclans son Introduction à la connoitlance des plantes.% La plus grande partie des Heurs ont des pétales , &ont dit cs petalees. Flos petalus oopetalodes. Quel-ques cuts seulement, comme le Carrouge, le Casia ,7 ’C' qu on nomme pour cette raison apétales , apeta-los ou apetalusflos , n’ont point de feuilles colorées -,& comme ces Heurs font fécondes, 8c donnent dessemences bien conditionnées, on en peut conduireque les pétales ne font point absolument nécelìàirespour la fructification. Ces exceptions font fort raresf l’on peut dire en général que les feuilles coloréesforment presque toujours la partie la pl us frappanteTome FI.

des Heurs. Leurs couleurs font presque toujours tres-vives & infiniment variées. De la disterente combi-naison des couleurs , il naît une infinité de nuances& de teintes différentes. Si un même pétale íe trouvechargé de ces différentes couleurs, de manière quechacune conserve toute sa pureté & son intensité, leáHeurs auxquelles ils appartiennent, s appellent pana-chées. Foye-q Panaché.

|CF Le peuple ne regarde les feuilles colorées des Heursque comme un simple ornement. Quelques Auteursont cru quelles fer voient uniquement d’enveloppeaux organes de la fructification. Ce qui peut être vraipendant un certain tems, dit M. Duhamel, parce qtieles pétales paroiífent presque toujours avant les éta-mines & les pistils. Alors ils fervent à protéger cesparties ; mais ce tems est fort court, & quand les pé-tales font ouverts , les autres parties de la Heur restentexposées aux injures de l’air 8 c aux gelées du printems.

jJCF On peut donc soupçonner que les pétales serventaux Heurs aux mêmes usages que les feuilles des arbresfervent aux arbres mêmes ; 8 c qu’ainsi dans ces partiesoù il y a beaucoup d’organes, & où la fève doit subirde grandes préparations, les feuilles y font l’officed’organes fecrétoires, & y opèrent la transpiration quiranime le mouvement de la fève en cet endroit. F ayqrFeuille , Transpiration , 8 c les articles relatifs.

f 3 “PETALÉE ( Heur ). Terme de Botanique. Flos peta-lus , ou petalodes. Foyeq_ fart. précédent.

Ce mot est Grec tutxXov , une feuille j mais en Grecil se dit des feuilles des plantes.

PETALISME. 1 . m. Sentence ou jugement populaire ,qui s exerçoit à Syracuse contre ceux dont la tropgrande puilîâncc étoit suspecte, ou qui avoient un íìgrand credit chez le peuple, qu’ils auroient pû attentera la liberté publique. Petalifmus. Par le Pétalifme 011exiloit pour cinq ans les personnes suspectes. Le Péta-is m f etoit chez les Syracusains ce que l’Ostracismcetoit-chez les Athéniens, a la referve que l’Ostracismcduroit dix ans, & que le Pétalifme n’en durcit quecinq. £CF C’est de l’envie que naquirent le Pétalifme.à Syracuse & l’Ostracisme à Athènes ; car ils n’étoientnii’un ni l’autre une punition des crimes commis con-tre l’Etat i mais seulement un rabais & une diminu-tion de l’autorité & de la réputation des particuliers.Amel. de laHouss.

tf]s Pour la formalité de ces fortes de sentences. FoyèyOstracisme.

Ce mot vient de sktokov , feuille , parce que l’onécrivoit le nom de celui que l’on commandent ainsi ,fur une feuille.

PÉTAMIN AIRE, ou PÉT AMEN AIRE. f. m. Ce nom,qui signifie proprement un homme qui vole en l’air, fedonnoit autrefois à ceux qui faisoient des sauts péril-leux, des tours de souplesse dangereux 8 c furprenans,aux Voltigeurs, aux Sauteurs, &c. Petaminarìus. Cemot fe trouve dans Salvien, L. III. De Providentia ,8 c dans Firmicus , I. FUI. C, t s- On lifoit autrefoisdans le premier, Pctaminartus; mais Saumaiíe 1 a fortbien corrigé par Firmicus.

Ce mot vient de nira.p.a.i , je vbl'e , mrafMrK , quivole. Quelques-uns croient qu’on pourroit aussi diiepetiminarius le tirer de petimen qui, íclon Ser-vius , lignifie la bosse d’un chameau, & qu on le don-noit , aux Sauteurs, parce qu’en fautant & voltigeant,

■ ils fe plient tout le corps, & le mertent en bolle. Lapremière étymologie est plus nature e.

PÉTAPA. Bourg de l’Amérique Septentrionale dans laNouvelle Espagne , près de la cote de la mer du Sud,dans l’Audience de Guatimala. ,

PÉTAPT AN. Montagne de 1 Amerique Septentrionaleail Méxique, fur la cbte de lamer du Sud.gCF PÉTARADE, f. f Ce mot ligmhe plusieurs pets defuite, tels qu’en font les chevaux ,-les ânes & quelquesautres animaux en ruant. Oh le dit aulli de la ruadeque fait le cheval, lorfqu’il est en liberté. Ce cheval íemit à ruer 8 c à faire des pétarades.

Pétarade , fe dit aussi d’un bruit qu on fait de la bou-che , par mépris pour quelqu’un. Il lui a fait une péta-rade. Ac. Fr»

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