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fCT Le. pétillement da sel dans le feu. Le pétillement dusalpêtre.
fssr PETILLER, v. n. Eclater avec un petit bruit réitéré ,en sautillant. Crepitare. On le dit proprement des cho-ies qui font du bruit dans le feu, à plusieurs reprises.Le íel pétille dans le feu. Les feuilles de laurier pétil-lent quand ou ïes brûle. Le sapin, les douves pétillentdans le feu. On dit auíïì du feu, qu il pétille.
fCT On dit qûe le vin pétille , lorlqu’en le versant, ils’en détache de petites goutelettes qui font lancées detoutes parts : & que des yeux pétillent, lorfqu’ils fontvifs & étincelans. Scintillare , radiare.
l'CT On le dit dans ce sens au figuré. Des traits d’efpritsemés de tems en teins pétillent. Boil v On dit de me-nte, qu’un homme pétille d’efprit.
On dit que le sang pétille dans les veines d’un jeunehomme, pour dire, qu’il a le sang vif, impatient ôcimpétueux.
On dit auíïì familièrement qu’un homme pétille defaire quelque chose , pour dire qu’il en a une extrêmeimpatience. Summo desiderio teneri , flagrare, ardere.
PETILLERES. f. f. pi. Les Gantiers-Parfumeurs ap-pellent ainsi certains endroits dans la peau moins frap-pés que le reste , & où les pores font plus désunis.
PÉTIMINAIRE. Voyei Pétaminaire.
PÉTIN-BUABA. f. m. Nom d’un poisson de la mer dusud. Petinbuaba ‘ V^oye% la XVII e Planche du Voyagede M. Frézier.
£LF PETIOLE, f. m. Petiolus. Terme de Botanique. C’estsuivant Linnams , la queue des feuilles,, comme lepédicule est le soutien des parties de la fruótifica-tion : cependant plusieurs Auteurs ont nommé pédi-cule , les queues des feuilles , regardant ce mot com-me synonyme de pitiolus. Mais, dit M. Duhamel,il est bon de distinguer ces deux parties ; c’est ce qu’àfait Tournefort, en distinguant les queues des feuillesdes pédicules des sieurs.
PETIT, ITE. adj. Terme relatif opposé à grand. Corpsdont la quantité a peu detendue. Parvus , exiguus ,parvulus , modicus, minutus , curtus , pusillus. Un pe-tit point , une petite ligne , un petit cipace , un petithomme , un petit logis, une petite ville. Comme c’est-dans les plus petits vases que l’on enferme les essen-ces les plus exquises, il semble que la nature fe plaiseà mettre dans les plus petits corps les âmes les pluspré-cieules. Voir.
Ce mot vient de putitus, diminutif de putus, d’oùles Italiens ont fait auíïì putto Sc puttino. Mén. Borelledérive de l’Hébrcu pethi.
Petit , signifie auíïì jeune , en bas âge. Il y a tant d’habi-tans en cette ville, fans les femmes & les petits en-fuis. Parvuli . On l’a traité de petit garçon.
fCT Ce terme s’applique non-feulement à la quantitécontinue , pour en marquer le peu détendue , com-me quand on dit petit homme , petit doigt, petitemaison, petit jardin, &c. auquel cas , il est égale-ment opposé à grand & à gros ; mais on le dit encorede la quantité discrète. Ainsi l’on dit un petit nombrede personnes , une petite somme , un petit revenu.
Petit , fe dit généralement de toutes les choses phy-siques ou morales, qui font moindres que d’autresdans le même genre. Petite complexion. Petit esprit.Petite fortuné. Petit bruit. Petite dépense.
fCT Ainsi , on le dit à l’égard de la condition & de la ri-cheíîe. On dit le petit peuple, pour dire le bas peu-ple , le menu peuple. Des gens de petite etostè, pourdire, des gens de peu. Ac. Fr. Le petit peuple mur-mure toujours contre les Puiíîances. Les plus grandsSeigneurs font petits devant le Roi ; pour dire, ils§ humilient. Si vous voulez être grands dans le ciel,faites-vous petits fur la terre. Port-R. Tout petitPrince a des Ambassadeurs. La Font. La mort n’epar-gne ni grands , ni petits.
On le dit encore dans le même sens de ce qui est depeu de conséquence, qui mérite peu d’attention. LePréteur ne s’amufe pas aux petites choses, aux minu-ties. De minimis non curat Prator. Quand on fait lesgrandes choses, on néglige les plus petites ; cependantJa plupart des gens ne tiennent pas compte des grau-
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des, a ceux qui ignorent les plus petites. Le Ch.de M»M. de Lamoignon parloit des grandes choies ,comme s’il eût négligé les petites , Sc parloit des pe-tites , comme s’ileût ignoré les grandes. Fléch. Il y ades pensées fausses pour être trop ensiées, Sc qui fontpetites à force d etre grandes.'Bo un.
On dit ironiquement Sc par mépris, mon petit Mon-sieur. Mais, mon petit Monsieur , prenez-le un peumoins haut. Mol. Mi parvule , amabo , remissius loque-re . On dit auíïì, mon petit Maître, mon petit mignon,■une petite mine, une petite taille.
Petit , fe marie aullì avec plusieurs mots qui lui fontchanger de signification. Petit Lait. Serum laciis. Petitlard. Laridum intermixtum. Petit filé, petite oie ,pe-tit chon, petit métier , du petit pain. Le petit Oíh cede la Vierge. Parvum Officium B. M. Réduire au pe-tit pied. In anguflum redigere. Du petit point, un pe-tit doigt, mon petit cœur, le peut coucher; de la pe-tite bière, du petit vin. Le petit Jan, le petit jeu. Pe-tit fils, peut neveu, qui font expliqués à leur ordre>comme ausiì petit texte, petit canon , petit romain,<S’c. On dit, la petite pointe du jour ; pour dire, la pre-mière pointe du jour. Primaria 1 lux.fO” Petit , est quelquefois employé substantivement.Ainsi, 1 on dit, du petit au grand ; c’est-à-dire, patcomparaison, des petites choses aux grandes. Il nefaut pas argumenter, conclure du petit au grand.fCP En petit, en racourci, en peu d’efpace, dans un es-pace moins grand que le naturel. Peindre en petit.Modèle en petit. Toutes les machines qui réussissenten petit, ne réussisiènt pas toujours en grand. Avez-vous vu telle Eglise ì C’est Saint Pierre de Rome e»petit.
C’efl un vrai César en petit,
Des trois choses que César fit,
II n a manqué que la troisième.
fssT Petit-a-petit. Autre façon de parler adverbiale-Peu-à-peu. Senfim,paulatim. Faire fortune petit-àpetit-Petit , íe dit proverbialement en ces phrases : les grospostions mangent les petits ,• pour dire : les puillansoppriment les foibles. Potentes pauperem opprimunt*obruunt. Petite pluie abat grand vent. On dit auíïì , ilfiit le méchant, il a battu ion petit í ircre. A petit Mer-cier petit panier. A petit manger bien boire. On ditaullì mon petit doigt me l’a dit. Crier les petits pâtés,fe dit dune femme qui est en travail. Les petites me-sures ne reviennent pas aux grandes. On dit petit à pé-rir l’oifeau fait son nid ; pour dire, qu’avcc un travastaíììdu, quoique médiocre, on vient à bout de e®qu’on entreprend. Ac. Fr.
Petit-Alex andre. Terme de Fleuriste. Tulipe colombtaclair & blanc d’entrée. Morin.
Petit-Auguste. Terme de Fleuriste. Tulipe fiamette»incarnadin vif &*blanc d’entrée, fort tardif. M oR ss'fCT Petit -Canon. Petit-Parangon,Scc. Termes d’Imp r1 'merie. Foye% ces mots. ,
fêT Petit Corps. On appelle ainsi dans la Sergetterie “Beauvais les Sergers qui ne fabriquent que de petst cSserges, ôc dune certaine qualité.fCT Petit-fils. Voye\ Fils.
fCF Petit-gris. Nom qu’on adonné à une forte de fo urrure faite de la peau d’une espèce de rat ou écureuilpays du nord , dont le poil de l’échinc est d’un b £: ’gris cendré, Sc celui de la queue & du ventre d ublanc tirant fur le gris.
fCT Petite Guerre. Celle qui fe fait par détachem enS sspar partis, dont l’objet est d’observer les deiU‘ irc 1de l’ennemi, de l’incommoder, de le hare e ' er >surprendre des convois , &c. - u
£CTPetit-Lait. Sérosité qui s’égoute du lait. V CJJPetit-Lyon. Espèce de linge ouvré , qui fe fabnqu®plusieurs endroits de la Province de Baujolois. >
Petit-MaÎtre. f. m. Voilà le Petit-Maître repte ^ ^fe levant avec beaucoup de peine , & courant en u tson miroir , devant lequel il admire son viíage^il n’y a que lui de charmé. Le voici à présent » j tt ilette, où il s’applique des mouches, du fard , oupasse au fer ses cheveux mis du soir en papisi 0