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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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•on le peigne avec art, où on le poudre, où on l’eífence.Jonrn. des Sav. ìn-12. Déc. ryj2 3 p. 2ijp 3 2ióo.On voir dans la peinture suivante le même Petit-Maître bien poudré, bien frisé, bien císencé, vêtud’un juste-aù-corps tout brillant d or & d’argent, avecune veste de mcme ornée de franges à graine d’cpinars ;car c’est la mode, il lui en faut ; puis sortir de chez .•lui se considérant depuis la tête jusqu’auxpieds , admi-rant toute fa personne, marchant comme en lair , sepenchant légèrement, tantôt sur un côté -, tantôt fur1 autre,portant sans celle la main à ses cheveux, de peurqu'aucun ne se dérange, jettant ses regards à la rondepour voir si l’on n est pas enchanté d’une si charmantefigure ; & tout le reste. ..p. 216 /. 216 2. A? Ce noma commencé par les jeunes Seigneurs de la Cour. On .c roi t qu’il fut en usage dès le tems où le Duc de Ma-zarin fut reçu en survivance de la charge de GrandMaître de l’Artillerie. On donna ce nom aux jeunesSeigneurs qui étoient de même âge que lui. M. de Vol-taire en donne une autre origine. Le Prince de Coudé,dit-il, se ligua avec le Prince de Conti son frere 8c leDuc de Longueville, qui abandonnèrent le parti dela Fronde. On avoir appelé la cabale du Duc de Beau-fort au commencement de la Régence, les Importans :on appeloit celle des Princes , le parti des petïts-Maî-tres , parce qu’ils vouloient être les maîtres de l’Etat.

fjLr Quoiqu ii en soit de l’origine de ce nom , il pastasans distinction à tous ceux qui prenoient les airs 8cles manières des gens de la Cour ; qui se mettoient au-dessus des autres; qui décidoient de tout souveraine-ment; qui se prétendoient les arbitres du bon goût &de la politesse , pour régler la destinée des pièces deThéâtre, donner le prix à tout,& faire la loi aúx autres.

Ar Ce terme a aujourd’hui une signification encore plusétendue, parce que le Petit-Maître réunit un plus grandnombre de ridicules. Quoique le Courtisan & le Pe-tit-Maître j dit l’Auteur des amusemens sérieux 8ccomiques, soient d’un même pays, ils ont néanmoinsdes mœurs toutes disterentes. Le Courtisan s’étudie àcacher son dérèglement sous des dehors réglés : le Pe-tit-Maître fait vanité de paroîtte encore plus dérégléqu’il n’est. L’un pense beaucoup avant que de parler:

1 autre parle beaucoup, & ne pense guère. L’un courtaprès la fortune : l’autre croit que la fortune doit cou-rir après lui. Les Courtisans caressent ceux qu’ils mé-prisent , leurs embrassades fervent à cacher leurs mé-pris ; quelle dissimulation ì Les Petits-Maîtres fontplus sincères > ils 11e cachent ni leur amitié , ni leursmépris. La manière dont ils vous abordent tient del’un 8c de l’autre , 8c leurs embrassades font ordinai-rement moitié caresses, moitié coups de poing. Lelangage du Courtisan est uniforme , toujours poli,flatteur, insinuant : le langage du Petit-Maître esthaut & bas, mêlé de sublime & de trivial, de politesse8c de grossièreté.

Le Petit-Maître occupé d’une vaine délicatesse dansfa parure, de la vanité continuelle de plaire par-tout,de saisir les nouvelles façons de parler , de grimacer ,de rire, de pleurer par méthode & avec art ; épris dela lecture des Romans, des promenades, des specta-cles, des nouvelles modes, dune dissipation conti-nuelle , trouve le secret d’ignorer ì’art de íe faire esti-mer, & celui de se rendre heureux. Le bon sens le fa-tigue, les bons livres I’cnnuient, il baille à une bonne», pièce, tout glisse fur son ame, hormis les bagatelles,^C?Le véritable Peùt-Maître Anglois n’est pas celuiqui copie les nôtres. C’est au contraire celui qui faitparade de mœurs diamétralement opposées à cellesdes François. Des habits recherchés, un équipage íin-S u ter, des bijoux de toute espèce , de l’ambre, desnouches, un ton précieux , peu d’esprit, beaucoupt e Jargon une tete vide de sens : voilà à peu-près enquoi consiste tout le mérite d’un Petit-Maître Fran-çois» ne perruque courte 8c fans poudre, un mou-choir autour du cou au lieu de cravattc, une veste dematelot, un bâton fort 8c noueux, un ton 8c des dis-cours grossiers, 1 affectation des airs 8c des manièresde la plus, vile populace : voilà ce qui caractérise lePetu-Maure Anglois. L A. Le Blanc.

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|ss? On tfûuvedes Petits-Maîtres dans toutes les con-ditions , dans tous les états ; mais cette qualité est d’au-tant plus méprisable, qu’elle paroît plus incompatibleavec les devoirs de J etât qu’on a embrassé. Un Ma-gistrat petit-maître seroit cent sois plus ridicule qu unPetit-Maître ordinaire. On peut dire au reste, avecVoltaire , des Petits Maîtres en général, qu’ils sontl’espèce la plus ridicule qui rampe avec orgueil sor lasurface de la terre. On jugera du caractère de la Pe-tite-Maîtresse par celui du Petit-Maître.î£T Petit-Métier. Espèce d’oublie ou de gauffre.fssrPETIT-NEVEU-. Foye^ NEVEU.

IjCT Petite-Oie. Foye% Oie.

Petit-Oin. Nom d’une espèce dê poire. Le petit-oin, quequelques Angevins nomment bouvar,d’autres roussetted’Anjou , d’autres amadonte , d’aútres enfin la mer-veille d’hiver, est une poire de Novembre. Elle est àpeu-près de la grosseur & figure des ambrettes,ou desléchasseries ; son coloris est d’un vert clair qui est unpeu tiqueté, & jaunit très-peu en maturité ; on laprendroit assez pour une mediocre bergamotte, si-non qu elle n’a rien de plat, 8c qu’au contraire , elleest fort ronde , i’œii grand en dehors, la queue me-nue , médiocrement longue, un peu courbée, 8c pointenfoncée , la peau entre rude & douce , le corps unpeu raboteux, 8c pont ainsi dire, plein de boises , lachair extrêmement fine & fondante, fans pierre &fans marc, Peau très-douce , très-iucrée , & agréable-ment musquée. La Quint. P. III j / /. j / . 2 , elleest pourtant sujette à avoir la chair pâteuse 8c insipide.Elle craint le trop d’humidité,& le.trop peu de chaleur.Petite Olone , s. f. C’est le nom que l’on donne à un«sorte de toile de chanvre écrue, propre à faire des voi-les de navire.

Petit-Pied. f. m. Nom que l'on donne à un ôs d’uneforme presque ovale , & d’une substance spongieuse ,renfermée dans le sabot d’un cheval.

Gn designe aussi par le terme de petits-pieds le gi-bier a plume, les oiseaux délicats, & la menue volaille,fl nous saur des petits-pieds. Nous n avions à notre ta-ble que des petits-pieds. Il aime les petits-pieds.ft?" Petit-Suisse» Terme de Fleuriste. Tulipe rouge,brune & jaune. Morin,

Petit-Teint. Foye% Teint.

|CP Petite-Venise. Nom que l’on donne à une espèce delinge ouvré, qui se fabrique en baffe Normandie. U y aaussi une autre espèce de linge ouvré qui vient de Flan-dre , qu’on appelle aussi Petite-Fznife ou Rosette.Petite-vérole. Sorte de maladie dangereuse, à laquelleles enfans font particulièrement sujets. Ac. Fr.îfT Petit. f. m. Terme par lequel on désigne un animalnouvellement né ,- par rapport au père & à la mere.Catulus , pull us. Les petits dune chienne, d’un oiseau.Pullus gallinaceus. Poulet. Pulli avium. Petits des oi-seaux.

PETITEMENT, adv. En petite quantité, il a du bien,mais il en a petitement. Exiguë , modicè , minute , te-nuiter. Ce Philosophe vit petitement , avec peine. Il estlogé petitement. A l’étroit,

Notre Doîleur régaloïtfa moitié

Petitement ; enfin c’étoitpitié. La Font,

PETITESSE, s. f. Peu d’étendue, peu de volume. Tenui-tas, parvitas , exiguitas* La petitesse a un vase. La pe-titesse dc sa taille. La petitesse d’un volume. Ma peti-tesse m’a été reprochée plusieurs fois. Voit.

Petitesse , se dst aussi pour, modicité, auquel sens il n’aguère d’usage qu’en parlant de dons & de preiens. Mo-dicitas. Nc regardez pas à la petitesse du don , mais àla bonne intention.

Petitesse , au figure, signifie soiblesle, bassesse. Abjec-tio j ignobilitas , tenuitas. Quand un homme, v confi-dèré bien la petitesse fi doit bi en s humilier devantDieu,Les plus humbles même s’aftìigent quand on leur faitsentir la petitesse de leur esprit. Bouh. Ce leroit unepetitesse de cœur, plutôt qu’une véritable modestie.Ch. de M. La plus brillante fortune ne vaut pas lespetitesses où je me surprens, ni les humiliations qu’il