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ordonna de leur faire un sacrifice tous les ans, & deleur élever deux statues, l’une de la peur , & faune dela pâleur. Tullus Hostilius , Roi de Rome, érigea unestatue au Dieu Pavor 3 comme au Dieu Pallor. La pâ-leur est l’eftet ordinaire de la peur.
De Pr u n que j de peur de. Conjonction Sc adverbe. Ne.Parlons bas, de peur qu on ne nous entende. Allons parce chemin, de peur des voleurs, de mauvaise rencon-tre. Il vaut mieux se taire, de peurd’ofttnìci quelqu’un.Charles VII s abstint de manger par la crainte d etreempoisonné, Sc se laistà mourir de peur de mourir.Vaug.~
PEUREUX, EUSE. adj. Qui est sujet à avoir peur. Ti-midus 3 pavidus y formidolosus y meticulosus , imbellis.Les femmes son r peureuses 3 font sujettes à avoir peur.C est un homme peureux 3 qui a peur des esprits. Leslièvres, les cerfs, font des animaux peureux , qui nese défendent que par la fuite. Les chevaux qui fontpeureux Rappellent autrement ombrageux.PEUT-ETRE, adv. qui marque du doute , de Fincerti-tude. Fortasse 3 forsan y sorte 3 sorfitan 3 fortean. Peut-* être qu’oui, peut-être que non. On-le dit austi substan-tivement. On ne fonde pas des entreprises fur un peut-
etre.
On dit proverbialement, que peut-être engarde lesgens de mentir.
PEUTINGER. Comme on cite souvent les Cartes dePeutinger, il est bon d’expliquer ici ce que c’est. Con-rad Peutinger étoit un Jurisconsulte d’Ausbourg, quinaquit vers l’an 146; , & mourut en 15471e z8 deDécembre. Conradus Celtes, ce premier Poëte d’Al-lemagne qui ait eu de la réputation, Sc qui étoit deSuinfurt, trouva d anciennes Cartes de l'Empire Ro-main , que Peutinger conserva, Sc que Velser publiasous le titre de Tabula Peutingeriana. C’est-là ce qu’onappela les Cartes de Peutinger.
■PEUTURE. f. f. Vieux mot. Pâture, nourriture. Cibi ,alimenta. Leur doit livrer vcture & peuture. De Beau-manoir. C. 1S de ses Coutumes de Beauvaifis.
V E W.
PEWTER. Nom que les Angîois donnent à un al-liage dont l'étain fait la base, & dans lequel fur unquintal d’étain on joint 15 livres de plomb Sc 6 livresde cuivre jaune. On en fait des vaisseaux Sc des usten-lìles de ménage. Encyc.rsT On dit que Jacques II, Roi d’Angletcrre, étant enIrlande, fit faire de la monnoie de Pewter ou d’étam ;on y lisoit la légende, melioris tessera fatu
PEX.
PEXING. Cité & Forteresse de la Chine , dans Iaprovince d’Iunuan , où elle a le rang de première grandeCité militaire.
ifT PEXUI. Ville de la Chine dans la province de Chen-il , département de Sigau.
P E Y,
PEYBAS, PEYBUS. C’est un grand lac, qui est sor lesconfins de la Livonie Sc de la Moscovie. Peiba. On luidonne quarante lieues de circuit ; il reçoit pluíieursrivières, dont la Wélica Reca est la principale , & ilse décharge dans le golfe de Finlande, par le moyende Nerva.
PEYQ. s. m. Terme de Relation. Valet de pied du Grand-Seigneur. Imperatoris Ottomanni pedisequus. LesPeyqs du Grand-Seigneur, qui sont íes valets de pied ,portent à la tête un bonnet d argent dore, d ou pendpar derrière une petite plume grise ou blanche. DuLoir , n. 12p. Dans les cérémonies les Peyqs íuiventles Vihts. Id. Ib.
ísN PEYRAC de Minervoix. Ville de France dans leBas-Languedoc, Diocèse de Narbonne.
PEYRAT. Petite ville de France, dans la Marche, Ele-ction de Bourganeuf. Il y a un bourg de ce nom dansJ’Electson de Limoges.
P F E
PEYRE. f. f. Terme de Coutumes. Pierre. Lapis. Pey~res fitanesyims la Coutume de Navarre, Th. XXFIIIjArt. 1 p y sont des bornes. Lapides finium indices.PEYREE. f. m. Qui se trouve dans la Coutume deBéarn,Rub. des Prescriptions y Art. p. Ouvrier qui travailleà la pierre , Maeon. Faber murarius.
PEYREHOURADE. Ville de France dans le paysdes Landes, Election de Lannes, au confluent de F A-( dour & du Gave.
j PEYRU 1 S. Lieu de France dans la Provence, au Diocèsede Sisteron , avec Justice Royale. On prétend que fouancien nom est picus Petronii ; ce qui a donné lieu decroire que c’étoit la famille du fameux Pétrone quisavoir fait bâtir.
PEYRUSSE. Vilso de France dans le Rouergue, & le lièged’un Bailliage, qui s’étendoit autrefois jusqu aux por-tes de Rhodes.
PEYSE. f. f. Petite Monnoie de cuivre, qui a cours dansles Indes Orientales , part iculièrement à Amadabath,ville considérable des Etats du Mogol. Les vingt-sopeyses font un mamoudis , Sc les cinquante-quatreune roupie ; ainsi la p cy se est environ huit deniers deFrance.
P E Z.
PEZENAS. Ville du bas Languedoc en France. PiscentsPedenatium. Elle est au confluent de la Peyne & deTÉraut, à dix lieues de Montpellier, du côté du cou-chant. Pefenas n’est pas une grande ville, mais eU £est jolie, Sc ses habitans sont fort civils.ifiX PEZZER MOULER. Voye% Ame osianguie.
P F A.
PFAFFENHOFEN. Ville d'Allemagne, dans la Haute*Bavière, sor Film, au département de Munich.PFALTZ. Château du Bas-Palatinat. Palatium, il est sor
une petite île que le Rhin forme entre la ville de Bacha-rach , & celle de Caub. Plusieurs Géographes croient•que ce Château a donné le nom au Palatinat, que soîAllemands appellent Psalt-q. f
Pfaltz. Bourg de i'Electorat de Trêves. Palatiolum.ilest près de Fembo-uchure de la Kille, dans la Moselle 7à une lieue au-dessous de Trêves.
PFALZGRAVE. f. m. Nom de dignité en Allemagne.Comte Palatin , Comte du Palais. Cornes Palatinus *Pfasgravius. On les nommoit austi Majordomes,Gouverneurs du Palais, Majores domâs 3 P r feci t,ou Reclores Palatii 3 comme il paroît par Eginar à,Jornandcs & Aimoin. Voye^ Cujas, de Fendis 3 p-
P F E.
PFÉFERS, ou PFAFFERS. Monastère du pays des Cti~sons, situé fur une haute montagne , près du Rhin,trois lieues au-dessous de Coire. Fabarium, ad f^ va 'rias. Ce lieu n'est connu que par ses eaux minérales.^PFEFFERS. Nom d’une Abbaye de Suisse. PiperiutnFavfria. Elle est entre des rochers astreux, d’où sortent deeaux qu'on appelle Aqurt, Favarienfts 3 ou Piepf níl 'Elles ne coulent que depuis Mai juíqu’en Septembre»mais avec abondance Sc de plusieurs sources. L &est fort claire, fans odeur, ni saveur, agréable à bon, 'ce qui a fait juger à Paracelse, qui en a fait un Traite*que c’est une eau pure, Sc élémentaire. Plusi £lU ’ S atres qui en ont écrit, conviennent qu elles participe’^des qualités des minéraux, fans s’accorder sor I edes minéraux. M. Schenchzer , dans son 0 '
Helvétius, dit, qu’il est constant qu elles contiennun souffre subtil ; qu’il se précipite un sédiment,est une terre grasse avec quelques particules d or, ^petits cristaux ; & ce qui marque des patries me ^ nr£ .ques, c’est qu'une livre de cette eau est psos P cde cinquante grains, qu’une livre d’eau de pmss , s-parties métalliques sont au reste très-sobtiles , <- - lSjintimement jointes à celles de l’eau ; car les m fasoit d’acides, soit d’alkalis, ne brouillent p°couleur. ^ r! eso
l PFÉTER. Village du Duché de Bavière* Psetefd-