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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Saint Ephrem démontre contre les Phantastafliqucsque le Corps de Jéfus-Chriil étoit un véritable corps,& non pas un corps aërien. Mém. de Trév.

PHANTASQUE. Voye^ Fantasque.

PHANTASTIQUE. adj. En termes de Musique, on ap-pelle style phantajìïque un style propre pour les inf-trumcns , ou une manière de composer libre & déga-gée de toute contrainte. Brossard.

PHANTOME. s. m. Voye-q Fantôme.

PHANUEL, ou PÉNIEL. C’est-à-dire, la Face de Dieu,Phanucl , Peniel. C’étoit anciennement une petite"ville de la Judée. Elle étoit dans k Tribu de Gad , àune lieue du Jaboc 8c de la ville de Mahanaïm, versle midi,, & à quatre de Bethfan, vers le levant. Celieu prit son nom de la lutte de Jacob avec l’Ange deDieu. Il ' fut détruit par Gédéon ; & réparé par Jéro-boam^ Gen. XXII. Jug. VIII. I. des Rois , XII.

PHAON de Mityléne, dans l’île de Lesbos, étoit unfort bèl homme qui fe fit aimer du sexe. La célèbre Sa-pho le trouva si iníeníible, qu’elle s’en deíelpéra, 8ccourut fur la montagne de Leucade , d’où elle fe pré-cipita dans la mer.

PHARAN. Nom d’une campagne , ou contrée , d’unemontagne, d’un désert 8c d’une ville de FArabie Dé-fert e. Pharan. Une scholic rapportée par Nobilius, ditque la ville de Pharan étoit la ville de Job. Le P. Lu-bin prétend que cela suffit pour réfuter ceux qui pla-cent la Terre de Hus , dans la demi-Tribu de Manas-se , à Potient du Jourdain. C’est donner beaucoupd’autorité aux Scholiastes : si ce sentiment n’avoit pasd’autres preuves, je doute qu’on fe contentât de cel-le-là.

PHARAON, f. m. Nom d’homme qui a été communaux anciens Rois d’Egypte.

Pharaon. Nom d’un jeu de cartes , ou qui fe joue avecdes cartes, & ou il y a un Banquier qui taille à tous ve-nans , comme à la Baffiette.

Pharaon, f. f. Cest le nom d’une des contredanses.Jouez la Pharaon. Dansons la Pharaon.

PHAR ATHON. Nom de lieu, & peut-être de ville.Pharathon. Ce lieu étoit dans les montagnes de laTribu d’Ephraïm. Jug. XII. 13. C’est peut-être laPhara, dont parle le l r L. des Machabées , IX. jo. P.Lubin.

PHARE. f. m. Lieu élevé vers un port de mer, où l’onallume du feu la nuit pour servir de guide aux vaisseauxqui y abordent. Pharus , Turris cujus usus ejl nocturnonavium cursu ignes ostendere. Le Coloilede Rhodes fer-voit de phare. Le phare d’Alexandrie a été autrefoisfort célèbre. La tour de Cordouan est un phare fur laGaronne. Pharos étoit une tourfameuleà Alexandrie,qui a communiqué Con nom à tous les autres phares.tîC T On le dit auísi du fanal qui fe met ordinairementfur ces tours. Le phare nous servit pour entrer dans leport. Ozanam dit que phare signifie aussi un détroit,comme le phare de Messine. Dans les vieux titres, 011appelle phare, ces chandeliers qui ont tout autour plu-sieurs cierges ou lampes allumées.

PHARE. Voye\ Bosphore de Thrace.

PHARES. Ville d’Achaïe, où Mercure 8c Vesta avolent

conjointement un Oracle célèbre. Au milieu de la pla-ce publique etoit la statue du Dieu en marbre, avecune grande barbe. Devant Mercure immédiatementétoit une Vesta auffi de marbre. La Deeíle étoit envi-ronnée de lampes de bronze arrachées les unes aux au-tres. Celui qui vouloir consulter 1 Oracle, faisoit pre-mièrement fa prière à Vesta, l’encenfoit, versoit del’huile dans toutes les lampes > 8c les allumoit. Puiss’avançant vers l’Autel, il mertoit dans la main droitede la statue une petite pièce demonnoie, ensuite ils’approchoit du Dieu, 8c lui faisoit à l’oreille tellequestion qu’il lui plaisoit. Après toutes ces cérémonies,il sortoit de la place en íè bouchant les oreilles avecles mains. Dès qu’il étoit dehors, il écoutoit les pal-sans , & la première parole qu’il etitendoit lui tenoitlieu d orade. Près de la statue du Dieu, il y avoir unetrentaine de grosses pierres carrées, dont chacune étoithonorée par les habitans fous le nom de quelques Di-vinités.

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PHARIDUM. f. m. Sorte de poiíon , duquel il est faitmention dans Dioicoride.il dit qu’il avoit le goût dunard sauvage , & qu’il causoit une résolution de neris ,jointe à une aliénation d’esprit. On ne lait aujourd’huice que c’est que le pharicum.

PHARINX. í. m. Terme d’Anatomie. Pkarinx. Derrièrele larinx il y a une cavité fort ample que l’on nom-me pharinx , qui n’est autre choie que l’orifice de l'oe-sophage fort dilaté ; c’est ce que d’autres appellent lagueule ; il est fait comme un entonnoir. Dionis. Onécrit communément Pharinx. Voyeip ce mot.

PHARION, ou PHAROS. Nom d’une ancienne île d E"gypte, située tout auprès d’Alexandrie. Pharion. P [0 ~lomée Roi d’Egypte y fit bâtir un phare, qui passa pourune des merveilles du monde, 8c qui donna ce nom âl’île. Les attériífemens ont joint cette île au continent.Son phare ne subsiste plus, & lut ces ruines les Turcsont bâti une cidatelle pour défendre le port d’Alexamdrie. Voyey Phanal.

IJCT PHARISAÏQUE. adj. de tout genre. Qui tient ducaractère des Pharisiens. Orgueil pharisaique. Cul £epharisáique. Voye% les articles fuivans.

IssT PHARIS AÏSME. f. m. Religion des Pharisiens ; cul-te Pharisaique, qui s’attachc plus à la lettre qu a Id'prit de la Loi. En ce sens, on dit auffi quelquefois/^"daïstne. Dans le discours familier on íc lert de ce in° £pour signifier hypocrisie. U y a bien du pharisaïfódans la conduite de certains dévots.

PHARISIENS, f. m. pi. Célèbres Sectaires parmi 1?$Juifs. Ils ont été ainsi appelés , selon quelques-tm s »parce qu’ils étoient séparés de tous les autres par lestgenre de vie , faisant profession d’une plus grande faú 1 'teté, 8c d’observer plus religieusement les Comma 11 'demens de la Loi. C’est ce que signifie en Hébreu, 011plutôt dans la Langue Chaldaïque, le mot Phari* >d’òù a été formé en Grec tpap/traîó , & en Latin P haï 1 'sttus. Saint Jérôme & plusieurs Rabbins ont appuy ecette étymologie, qui convient à l’état des Pharisiens>lesquels étoìént non-seulement distingués des autre*par leur genre de vie qui étoit tout-à-fait austère, niai*auffi par leur habit. Il est difficile de marquer précis'ment leur origine. Il semble que le Jésuite Serrarius stmis leur premier commencement vers le te m s d st'dras, parce que ce fut alorsque les Juifs commenc?"rent à avoir des Interprètes de leurs traditions. Mald°'nat au contraire veut que cette secte n’ait été chezJuifs que peu detems avant Jésus-Christ. Il est niic 11 *de les faire remonter jufqu’au teins des Machah?^'Quoi qu’il en soit, le pharisaïsme est encore aujss'f"d hui la secte dominante dans la Religion desCar tout ce grand nombre de traditions qui font àd*leur Talmud vient des Pharisiens. Jofeplie qui a pstde leurs dogmes, dit qu’ils attribuoient toutes cho*.au destin & à Dieu ; en íorte néanmoins qu’ils ne p 11voient pas l’homme de sii liberté ; ce que SixteSienne explique de cette manière. Bib. S. L. //- *"Pharistens croyoient que toutes choses fe fuioient ssle destin, c’est-à-dire, par la prescience de Dieu, 8c 1 °décret immuable, la volonté de l’homme déni st 1 ; 1cependant toujours libre : Fato , hoc est , Deipr 4 cli ’stiîi ac immobili decreto omnia geri , manente tatnstbero humana, voluntatis ajfensu. Iis reconnoin 0 ^l’immortalité de l’ame , & une autre vie après st ^ci; maisils admettoient en même-tems une 4 p e st r.métempsycose, ou rransinigration des ames. P a jj £des Pharisiens étoit en toutes choses opposé? 3 cedes Saducéens. Voyer Saducéens. ,, .

l sT PHARMACEUTIQUE, f. m. Partie de la /' ícdec ” squi traite de la préparation 8c de la comp°E no] ? smédicamens, 8c enseigne la manière de l eS em P 10 'à propos. <L'app.etKtv7ím.

Pharmaceutique, adj. m. & f. Qui concerne la 1/ _macie. Il y a des recettes pour faire toutes lottespirations pharmaceutiques. La Chimie pharnia

££? PHARMACIE, f. f. C’est l’Art de recueillir > d? ststserver, de préparer & de mêler les disterentes Iss* $ces pour en former des médicamens efficaces ^agréables qu’il est possible. Ainsi la Pharmariy 1