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da froment. Chaque tige porte un épi long d’un pou-ce j ou d’un pouce & demi, rond, pointu au bout ,garni de petites écailles blanchâtres, & soutenant desiíeurs blanches à étamines courtes. Ces fleurs font sui-vies de semences blanches, luisantes comme le millet,oblongues, ayant la ligure tk la grosseur de la grainede lin. En Latin P halans major Janine albo. C. Bauh.Le jus àiiphalaris est fort bon contre les douleurs dela veille. Sa semence, prise au poids csune dragme , ala même vertu.
Ce mot vient du Grec <paXas } blanc 3 parce que lasemence de cette plante est blanche.
Phalaris. í. m. Tyran d’Agrigentc, en Sicile, fameuxpar la cruauté. Il avoit fait forger un taureau d airain ,pour y brûler vifs ceux qu il condamnerait à mort. Il yperit lui-même par le jugement de les propres Sujets,qui s’étoient révoltés contre lui.
PHALÈNE, f. m. Cest le nom que les Naturalistes don-nent au papillon nocturne , pour le distinguer du pa-pillon de jour. Le septième Mémoire de M. de Réau-mur sur les insectes, traite des genres & dallés desphalènes ou papillons nocturnes.
PHALÉRÉ , ÉE. adj. Vieux mot. Enharnaché. De plia-levatus 5 quia cte fait du Grec tpdhup ct , oniemens dechevaux.
UT PHALEUQUE, ou PHALEUCE. adj. & f. m. Ter-me de Poe'he, Phaleuci versus. C’est une elpèce de versen usage chez les Gccs & les Latins, qui a cinq piedscomme le Saphique , dont le spondée est le premier,le dactyle est le second, les trois autres font trochées.Par exemple, numquam divitias deos rogavi. Ces sortesde vers conviennent à l’Epigramme. Catulle y excel-le. Ils peuvent être beaux fans césure. II tire son nomde Phaleuciis qui l’inventa.
PHALLE, f m. Selon Hésychius , cest ligneum
virile. Chez les Grecs on portoit cette figure au boutdune perche dans les fêtes d’Olìris & de Bacchus.Ceux qui la portoient se nommoient Ptypllophores , &la pompe Phallagogia , où lclon Thysius fur Aulu-Gelle , tout le monde adorait & baisoitles P halles. Li-cétus compte quatre Divinités, qui, outre Vénus,prélidoient à la débauche : Priape , Phallus Bacchus& Mercure. Aristote, ( Politic. L. VII. C. 17.) dé-fend aux femmes & aux enfuis d’assster aux sacrificesqu’on leur saison. Selden, ( de Dus Syr. Synt. 2. G.•_T , ) dit que Phallus , ou Ithyphallus , étoit une épi-thète de Priape. Gyrald. ( Synt. S , conclud d’un passa-ge de Y Euterpe d’Hérodote , que Bacchus , Phallus &Priape étoient une même Divinité. Ce qui parent allezconforme au sentiment de Plutarquc, qui dit quePhallus stgnifioit la vertu du sperme , laquelle vienttant du soleil ou de la chaleur, que de l’humidité. C c-toit pour cette raison , ajoute-t-il, que son distinguosdeux Bacchus , 1 un céleste , le même que le soleil , &1 autre subccelesis , ou terrestre, qui n’étoit autre choseque Y humide , dont la liqueur de la vigne est une espè-ce considérable. Ce dernier Bacchus des Grecs ne dilîé-
roit point de l’Osirisdes Egyptiens. Plutarque {de 1Ojìr. ) nous en assure, & cite un ancien Auteurprend Ilìspour la femme de Bacchus, & qui nousprend que les Egyptiens regardoient le lierre conune plante consacrée à Osiris.
1 HALLIQUES. f. m. ou f. pi. Terme d’Antiquités Gques. Nom que l'on donnoit à Athènes à des fêteCerifices que l’on y susdit à l’honneur de BaclPhalhca. Ils furent institués par un habitant d'Ethere nommé Pégase, à l’occaíion qu'on va dire.gase ayant porté des images de Bacchus àAthciW-la r ssée & le mépris des Athéniens. Peu are U . 1 | Cnt ss' a Ppés d une maladie épidémique , qd euY n Cni: comnie une vengeance que le Dieu ti, 'i consultèrent l’Oracle pour savoir le reu„ n "S foudroient : on leur répondit, qu il
^ìnt d’autre que de recevoir BacchuLblL aVCC donneur. Ils le firent ; & cette fêten si l / ’ US y Portèrent des figures des parties malachees aux thyrscs, & cette coutume se cons.toujours dans la s u j te .
1 HALLOPIIORE. f. m . Terme d’Antiquité.
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nommoit ainsi les Ministres desOtgyesqui portoientla Phalle ou Phallus au bout d une perche, dans lesfêtes de Bacchus. Ils couraient les rues barbouillés delie de vin , vêtus de peaux de mouton, couronnés delierre. Ils daníoient en cadence, & chantoient enl’honneur du Dieu des Cantiques analogues à leursfonctions. V ^yqr les articles précédens.
jfF Les Bramins portent encore aujourd’hui en pro-cession le même symbole. Cette coutume établie dansdes tems de simplicité , probablement pour honorer laDivinité dans le symbole de. la vie, peut paraître au-jourd’hui scandaleuse & ridicule ; mais elle subissemalgré les abus.
Ce mot vient de , qui signifie un pieu , & de
<p 'fu >, je porte. Voye ç la Poétique de Scaliger, L. /. C.10.
PHALMANT. f. m. C’est dans les Auteurs^ Arabes lenom d’un monstre marin qui se voir sur la côte de Tar-tarie , en une contrée qu’ils nomment Dis. Voye £Bochart, Hiefo p. P. II. L. VI. C. 13.
TdALTI. Nom de lieu dans la Terre-Sainte. Phalti. Leshabitans de ce lieu font appellés Phaltites , 2. L. desRois , XXIII. 26 , & Phalonites, / , des Parai. XI.2j. Car il sagit du même homme nommé Helles,dans l’un & l’autre endroit. De plus, 1 . Paral. XXVII.10 , il est dit que cet Helles , Phaonite , étoit de lapostérité d’Ephraïm ; Phalti étoit donc dans la Tribud’Ephraïm. Le P. Lubin conjecture que c est peut-etrePhasèlus , ville dont parle Joséphe, L. I. de Bello ,C. 6.
PHALTZ. Voye-p Pfaltz.
PHALTZBOURG. Nom d’une petite ville arec titrede Principauté. Phaltsurgum. Elle est dans la Lor-raine, aux confins de l’AIsàce, & à six lieues à l’ouestd Haguenaw. Long. 34 deg. /6 miu. Latit. 48 deg. 46min.
PH ANAL. fi m. Voye% Fanal. M. Félibien écrit toujoursphanal. P harus. Turris speculatoria in littore marisspecula nautica , Turris vel specula in portu in quânoclu faces accense dirigunt navigantium cursum. Lecélèbre Architecte Sostrams ne fit rien de fi grand 8 cde si somptueux que le phanal de l’île de Pharos pro-ches d’Alexandrie. Fél. Vers l’embouchure de la ri-vière de Commue en Portugal, il y a un rocher quiselève fort haut au-dessus de Peau , fur lequel est cons-truit un phare , ou phanal. Contre ce rocher est gravéle nom d’un ancien Architecte appelé c. sevivs lu-pus , fils d’un Annius , ou Aurélius. Voici l’inscrip-tion entière : marti avg. sacr. c. sevivs lvpvs ar-
CHITECTVS. A. F. D ANIENSIS LVSITANVS. Gmter , p.
y y , inferi pt. 7. Idem.
PHANARION. Nom d’un cap de la Romanie. Pkarus,anciennnement Panium promontorium. Il avance dansla mer Noire, àl’entrée du canal de Constantinople.Il prend son nom moderne d’un Fanal, ou d’un Pha-re , qu'on y a élevé pour guider les Pilotes. Maty.
PHANÉEN. adj. Les peuples de l’île de Chio hono-raient Apollon fous le nom de Phamtus , c’est-à-dire,celui qui donne la lumière ; de <pa.tvuv , luire , éclairer.C’étoit auss le nom d’un promontoire, d ou Lacone »
it-on, avoir vu Pile de Delos.
ANTAISIE. Voye ^ Fantaisie.
ANTASE. fi m. Les fables donnent ce nom a un desrois serviteurs du Dieu Sommeil. Phantasus. C’etoit1 hantas qui préíidoit aux songes.
ANTAISIASTE. fi m. & f. Nom de secte. Phanta -lajles . Voye % Incorruptible & Phantasiastique.
"estla mcrnesecte.
ANTASIASTIQUE. fi m. & f- Nom de secte. Onlonne ce nom aux Incorruptibles , anciens Héréti-ques dont nous avons parlé. On les nomme ausshantasiafies. Voye^ encore GaïnaÏte & Incorrup-nuLE. Les véritables Phantafiafies , ou Phantafiasti-mes, étoient antérieurs aux Incorruptibles, qui étoientm ì-ejctton des tutychiens. Ils étoient ainsi nommés ,wrce qu’ils loutenoient que le Corps de Notre- Sei-gneur n’étoit pas un véritable corps , mais un corpslërien & plmntasiastique , qu’ainli il n’avoit pas réel-ement soussert, & que sa mort n’étoit qu’apparefite.