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îoquenee. Bal. Fuyons ces expressions que Malherbeappelle plébées, aullì-bicn que celles qui sentent lephébus. S. Évr. Le phébus de notre langue ne se rap-porte presque point à celui des Grecs. Ablanc. Don-ner dans le phébus , employer le phébus.
PHEDRE. 1. fi. Fille de Minos Roi de Crète , femme de
Thèse
PHÉGONEE. adj. m. Jupiter de Dodone est quelquefoisappelee Phégonée , c’est-à-dire, qui habite dans unhetre, parce qu’il y avoir à Dodone un hêtre qui íer-voit aux Oracles, & dans lequel on croyoit que Jupi-ter habitoir. De qjrço'ç, hêtre.
PHELÉT1EN. f. m. Pheletus. Les Defmarets disent Pé-lethiens. Banaías fils de Joïada commandoit les Céré-thiens & les Phélétiens. Saci. z. L. des Rois, C. VII,v.t S. Tous ses serviteurs ( de David ) marchoicnt à côtede lui, & tous les Kéréthiens & tous les Pélétiens , &tous les Guidens, qui croient lix cens hommes venusde Garh , pour être à fa fuite, marchoicnt devant leRoi. Desmarets. r. L. des Rois , XV, iS . Nousavons parlé des Céréthiens à leur place, voici ce qu’ondit des Phélétiens. C croient de braves soldats quicomposoient avec les Céréthiens les gardes du Roi Da-vid , fous la conduite de Bénaïa fils de Jehojadah, z. L.dés Rois VIII, i 7 , XV, ig , XX, 7 , 23 , j. L. desRois XXXVIII, 44, i. des Parai. XVIII, i7 •Quelques-uns veulent que ç’ait été une garde étran-gère , & que ces Phélétiens aient été Japhétiens peu-ple dont parle lofué XVI, p. Quelques autres, com-me le Paraphraste Chaldéen , croient que les Céré-thiens & les Phélétiens étoient les uns des archers &les autres des frondeurs ; & l’on dit qu ils étoientchoisis d’entre les Philistins que David avoir l'ubju-gués , au nombre defquels étoient les Céréthiens. i. L.des Rois XXX, 14. R. Levi Ben Gerfon dans sonCommentaire fur le z. L. des Rois,Ch. VIII, rapporte,comme un sentiment des anciens Rabbins, que les Cé-réthiens & les Phélétiens étoient les membres du grandôanedrin qu’on appeloit Céréthiens de 2TD , couper ,trancher, parce qu’ils difoient leurs scntimens ouportoient leur voix brièvement & précisément ; &Phélétiens de ítSa, admirable , excellent, parce qu ilsétoient admirables, excellens dans leurs actions &toute leur conduite : c est une imagination Rabbi-nique.
PHeLl ANDRIUM, f. m. Plante qu’on appelle autre-ment ciguë aquatique. Voye 7 ce mot où l’on en ditquelque chose. Il y on a de deux espèces, mais aucunen’est un poison comme la véritable ciguë ; au contraireelles sonttrès-salutaires pour exciter Burine & les moisaux femmes. Elles atténuent la pierre du rein & de lavessie,& elles purifient le sang. La première espèce priseintérieurement remédie au scorbut, & la racine de laseconde est sudorifique, résiste au venin & chaise les. vents.
PHELLODRYS. s. m.C’est un arbre qui porte du gland.R a la feuille comme le liège ; c’est pour cela que lesGrecs l’ont appelé phellodrys , qui signifie liége-chêne.II a l’écorce & le bois comme le hêtre, ce qui fait queses Toscans Rappellent corrofagato , c’est-à-dire, hê-' tre-liége. Il croît dans les montagnes de Sienne & ailleurs. Ì1 a les propriétés des arbres qui portent du gland,
. qu on peut voir fous le nom dc chêne.
HeMONÉE. f. f. Fut la première Pythie , ou Prê-tresse de l’Oraclede Delphes, & la première qui fitparler le Dieu en vers hexamètres. Elle vivoit du remsm m CnlU1S ' o ran d pere de Persee.
HENICE.Nom d’un ancien port del’île de Crète. Phœ-nice. Comme le port n’étoit pas propre pour hiver-nní,.- í ^ u P ai " t àrent d’avis de se remettre en mèt-re vinL-V. 01 " ^ S a S ncr Rhénice , qui est un port quiR ' Aci V ^ nr ? âu couchant d’hiver & d’été. Port-
éonedîd/TS XXl l n * C’est-à-dkc . que ce
PHÉNICIEou PH(KNlcS J CeftTne A de AR ^ E 'dc la Syrie. Phœnida Pkœnke , SyrophœnkiH'íS:c;e..d du conclu,u «. levant. depuis Arabie disettelulqualamer Mcduecrannee; ayant aiutotd U Syrie
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propre , ôc au sud la Judée, qui est l’autre partie de laSyrie. Ce pays est contenu en partie fous le Belglerbe-glic de Tripoli, & en partie fous celui de Damas. Sesvilles principales font Tripoli de Syrie, Damas &rRealbec, ou Balbec. Au reste, quoique la Phénicie soitun petit pays, il a été dans la première Antiquité undes plus célèbres du monde. Ses habitans furent lesinventeurs des lettres , de 1 écriture & de la naviga-tion. Ils fondèrent Thèbes , Utique,Hippone, Mar-seille , Empurias, & plusieurs autres colonies. Leurpays étoit divise en deux parties. LvePhénicie propre 011maritime étoit au couchant. Les principales villesétoient Tyr > Sidon , fort célèbres , Tripoli, Biblus ,Botrys , Bérite , Ptolémaïde , Sarepta , dont il n’y aplus que Tripoli qui soit considérable. La Phénicie daLiban , que plusieurs prennent pour la Syrophénicie ,ainsi appelée, parce que les Syriens y étoient mêlésavec les Phéniciens. Ses villes principales étoient Da-mas, Abila capitale de laTétrarchie d’Abiléne, Hé-liopolis, aujourd’hui Balbec ou Réalbec, font encore dequelque considération.
Ce nom vient, à ce qu’on prétend, de Phœnix -,Roi de Phénicie , & fils d’Agénor, ou plutôt des pal-mes qui croissent abondamment en cette contrée , &qu’on appelle en Grec $om%, Phœnix.
La mer de Phénicie étoit autrefois la partie de lamer Méditerrannée qui arrose les côtes de Phénicie ,ayant au nord la mer de Syrie, dans laquelle on lacomprend aujourd’hui. Mare Phoenicium.
TIÉNICIEN , ENNE. f. m. & f. Nom de peuple. Phce-
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nanéens que les Israélites n’avoient point chaílés. LesPhéniciens ont été les plus grands navigateurs de l’An-tiquité. Voye\ r M. Huet, Traité du Commerce, c. 7.Les Phéniciens ne polïédoient qu’une petite lisière deteire dans le continent. Huet, Ib. c. S. Ce fut en con-sidération de la petitelle du terroir des Phénicisns,c\ueSalomon donna à Hiram Roi de Tyr son allié , vingtbourgades en terre-ferme pour le mettre un peu plusau large. Mais dans ce peu de terrain qu’ils occupoient,ils se trouvèrent dédommagés par plusieurs bons ports,qui leur donnoient de grands avantages pour le com-merce ; & même pour la guerre. Id. Les Phéniciensétoient fort supérieurs aux Grecs dans la science de lamer. Les Phéniciens étoient fort adonnés à la piraterie.Ils avoient parcouru une grande partie des côtes de Ran-cicn monde avant Salomon. Ils trafiquoient dans lesPalus Méotides,en Occident, enEípagne, en Orient,en Afrique. Voye% le même Auteur au Chapitre cité.Bochart prétend que ce font les Phéniciens qui ontdonné à tous les lieux des côtes de nos mers, & aux îlesqu’on y trouve , les noms qu’ils ont anciennementportés. C’est le sujet de son Chanaan. On lit dans lesFragmens de Sanchoniatonque Chna frere d’Isirisestle premier qui ait été appelé Phénicien. Ce Chna, se-lon les Savans, est le même que Chanaan.
PHÉNINDE. f. f. Nom d’un jeu chez les Anciens Ro«mains. Pheninda. On le nommoit autrement la petitepaume. Parva pila. Pollux Rappelle aussi Harpajlus.On ne frit pas trop en quoi consistant ce jeu , commeRa remarqué Voisins, Gymnafl.C. III. í- Ct- Scali-ger prétend qu’il étoit très-péniblc. Il se jouoit aveeune petite balle ou ballon que les joueurs se poustoientl’un à l’autre en tâchant de se tromper & de íe lurpren-dre, en faisant semblant de lcjettcr à l’un , & le jet-tant à l’autre. Le nom d 'Harpa/lus que lui donne Pol-lux , semble dire qu’on tâchoit de s’arracher la balleou le ballon les uns aux autres : car «pvdÇu signifie ar-racher , ôter, ravir.
PHÉNISSEAU. í. m. Terme de plaisanterie , & dont onne sc sert que par exagération en parlant de bonnechère. Je voudrois vous pouvoir donner des phénif-feaux , pour dire, je voudrois vous donner tout cèqu’il y a de plus rare , & les petits d’un phénix , s’ilétoit possible d en trouver. Ac. Fr. 1718. Ce terme adisparu de la dernière édition.
PHÉNIX, si m. Quelques-uns écrivent PHŒNIX com-me en Latin. Phoenix. Oiseau que les Modernes re-gardent comme fabuleux, & dont les Anciens ont beau-,
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