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coup parlé ; ils l’ont fait unique en son espèce, Sc sup-posent qu’il vit cinq ou íìx siècles, lis disent qu’il est dela grandeur d un aigle, qu il a la tête timbrée d’un pen-nage exquis, qu’il a les plumes du cou dorées, les au-tres pourprées, la queue blanche mêlée de pennes in-carnates , des yeux étincelans comme des étoiles ; qu’ilvit dans les déserts /00 ans; qu’il fe dresse à lui-mêmeson bûcher de bois, Sc de gommes aromatiques ; qu’ilbat des ailes dessus pour l’allumer ; qu’il s’y consume ;qu’il naît un ver de fa cendre , d’où il fe forme un au-tre Phénix. Les Chinois le décrivent & le représententcomme un oiseau remarquable par la diversité de sescouleurs. Ils disent qu’il paroît toujours seul, & rare-ment , Sc que quand on le voit ; c’cst un heureux pré-sage pourl’Empire.
La plupart des Auteurs qui patient dit Phénix con-viennent qu’il est de la grosseur d’un aigle ; que lechamp de son pennage est de couleur de pourpre ; queson cou est d'un jaune doré très-éclatant, avec une hupefur la tête , qui est embellie Sc diversifiée de couleurstrès-vives , que fa queue est azurée, Sc mêlée de quel-ques plumes incarnates, autour defquelles il y a des;plumes jaunes , éclatantes comme de l’or très-pur.
On rapporte que quand il se sent proche de fa fin, ilamasse toutes fortes de bois aromatiques, dont il com-pose une espèce de nid pour fe mettre deflus lorsqu ilmeurt, Sc qu incontinent âpres ía mort, il fe forme unpetit ver qui sort de son corps, & fe change en un nou-veau phénix- 3 Sc qu’ainsi il ie renouvelle , Sc fait com-me une seconde reproduction de foi-même.
Du tems que l’Empereur Claude fut Censeur, l’onen apporta un à Rome (à ce que dit Pline ) qui futmontré publiquement ; de quoi l’on fit un acte authen-tique que l’on enregistra aux registres publics, Sc par-la on concluroit qu’il feroit nécessaire d’avouer que cefut Je dernier, puifqu’il n’auroit pu en produire unautre ; mais apparemment c’étoit quelque espèce d’oi-seau extraordinaire , un faux phénix■•. Il y a beaucoupd’autres opinions différentes touchant le phénix , quel’on ne rapportera point. Pline , Solin Sc Saint Am-broise ont cru qu’il naissoit Sc faifoit fa demeure ordi-naire dans l’A rabie. Le Tasse a suivi cette pensée, di--fanr de l’Arabie heureuse.
Ove rínasce l’immortal Fenice,
Çhe in quella riva fabrica ch’ adunaA l’effequie , a i natali a tomba , e cuna.
Firmien parlant de son vol, dit qu’il est très-vîte Scléger. Ovide dit qu’il tire fa nourriture de 1 encens Sc degommes aromatiques. Claudien Sc Laitance difoientqu’il vivoit de la rosée. Pline est d’une opinion contraireaulfi-bien que le Sénateur Manilius , qui assurent quejamais personne n’a vû manger le phénix. Tous les An-ciens en ont dit tant de choses, que cela mériterait unlivre entier ; car il n’y a point d’Orateurs ni de Poètesqui n’en aient voulu faire la description, ou s’en ser-vir dans les comparaisons qu’ils font dans leurs ouvra-ges. La véritable opinion est celle d’Aldrovand, quiparlant du phénix, commence de cette forte, étant enpeine du rang qu’il lui doit donner. Quid enimfabulostvolucri cum verè natis avibus ? Aulîì n’en a-t-il discouruque pour rapporter ce qu’en ont pensé les Anciens ,qui n’ont pas cherché à fe désabuser de cette pensée,la trouvant peut-être trop agréable, pour ne la pointíiiivre.
Les Phéniciens donnoient le nom dc Phénix au pal-mier, à cause que quand on brûle jusqu à la racine , ilrevient plus beau que jamais, & ressuscite comme lePhénix .
Phénix , fe dit figurément en Morale, Iorfqu’on veutlouer quelqu’un d’une qualité extraordinaire, Sc direqu’il est Punique en son espèce. On dit, c est le Phé-nix des Guerriers, des beaux Esprits, le Phénix desAmans. Moi, j’appelle Phénix une femme fidelle. P.Com.
Phénix , fe dit auíïï d’une espèce de chiendent, qu’onappelle autrement ivroie de rat , ou ivroiesauvage. EnLatin gramen loliaceum angustiore folio & spicâ. C.Çauh.
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Ce mot vient du Grec , rouge. On a donne ce110m à cette plante, parce que fa lemence est rouge.Voye^ Ivroie. v
Phénix , est auísi un nom que les Astronomes donnent aTune des 18 nouvelles Constellations méridional es.Elle est de 1 y étoiles; une de la seconde; trois de latroisième ; six de la quatrième ; trois de la cinquième,
: Sc deux de la septième grandeur.
Phénix. Chez les Fleuristes est une Tulipe qui fe pana-che d’un beau rouge brun,fur un blanc de satin. Moitiu.Le Phénix des Poètes & des Anciens venant à mountproduit toujours dc foi-même Sc de fes cendres un au-tre semblable Sc de son espèce, naiíîant, mourant Scfe revivifiant au feu. C’est un apophthègme des Philo-sophes hermétiques, qui par-là entendent 1 élixir par-fait , & son augmentation ou multiplication qu’ils ontvoulu voiler fous cette fable , pour ne pas dire ouver-tement l’excellence Sc le secret de leur science ; d ouTon peut inférer qu’il est très-disiìcile de pénétrer dans•le secret de leurs pensées, fans avoir un aide fidèle Scbien clairvoyant. Autrement c’est le mercure des Sages*Dict.Herm.
fT? PHÉNOMÈNE, f. m. du Grec $xím, j’apperçob*Terme de Physique qui signifie proprement tout cequi paraît de nouveau dans l’air, dans le ciel, toutesles apparences célestes, comme les comètes, la lumièreleprentrionale, la lumière zodiacale, Tarc-en-ciel,mais ce mot s’applique , par extension, à tous les éve-nemens rares & difficiles à expliquer, à r ou s les effersqu’on observe dans la nature. Ainsi Ton dit les pkéao-mènes de ía pesanteur ; les phénomènes de Tattractioi 1 >les phénomènes de la circulation du lang, &c. p° urdire, les effets qui en résultent-. Phaenomenon .Newtoniens attribuent les phénomènes des corps cé-lestes à Tattraction mutuelle de ces corps. Voye\ A T "■traction , Gravitation.
Le phénomène de Mars achronique ne fe peut expfi"quer avec la solidité des cieux qu’on suppose dans 1 hy-pothèse de Ptolomée. La plus vraisemblable des hypo-thèses celle qui satisfait le mieux à tous les phénomè-nes. Il fe dit figurément Sc familièrement des choíe squi surprennent par leur nouveauté, ou par leur rareté*C’est un phénomène que de vous voir ici. Ac. Fr,PHÉRÉCRATE ou PEIÉRÉCRATIEN. 1 . m. Ternie fPoésie Grecque & Latine. C’est une forte de vers q lUest composée des trois derniers pieds du vcrs-hex.imf'tre, mais dont le premier pied doit pourtant être abso-lument un spondée. Ainsi c’est un dactyle entre deU*spondées ; comme dans cet exemple.
Quamvis pontìca pinus.
le
PLIÉRÉPHATE. f. f. Terme de Mythologie. C’étod ^premier 110m de Proferpine , Sc fous lequel elle aVdes íêres en Sicile appelées Péréphatées. -
PHERÉPOLE. adj. f. Terme de Mythologie. Celle qporte le pôle. Pindare donne ce surnom à la Fortinspour marquer que c’est elle qui soutient PUnivetsqui le gouverne. La première statue qui fut faite dcFortune pour ceux de Smyrne, la repréfentoit aya ntpôle fur la tête , Sc une corne d’abondance à laPHÉRÉZÉEN, ENNE. f. m. Sc f. Nom d’un peuple ^ ^nanéen. Phere-qpus 3 a. Les Phéréqéens croient a 1 P^ £fés en dissérens endroits ; ils occupoient P° lU y£~principalement les pays qu’eur depuis la Tribu•phraïm, ou du moins une partie de cette Tribu*cn avoir aussi dans celle de Benjamin.
PHERMACA. Foye^ Férimaco. _ vhef-
PHESDOMIN. Nom d’un lieu de la Terre-Sai« ltc ' •domin. C’est celui qu’on appelle auísi Dom s sétoit dans la Tribu de Juda , Sc que Ton c ° n J^rr 7.Azeca. Voye\ t. Parai. XI } r3jSc 1 R c ë’ JP. Lubin. .
PHÉTROS, ou PHATROS. Nom de lieu* P h ff enZPhetros. Les Septante, en Isaïe , XII j 1 G^hie*la Babylonie. D’autres le prennent pour h f ^ £nD’autres pour l’Arabie Pétrée , comme Ferra etoHébreu Phatros, en Hébreu c’est le mernecelui de Pha turcs, dont no uá avons parle, ce "mePhatros } Sc il est vraisemblable que c est