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que l’on proposa suc que l’on feroit partir des coureursde part 8c d autre , & que l’on regarderait comme lesvéritables bornes des deux pays, Fendrait où ils se ren-contreraient. Les Cyréniens choisirent ceux qu’ils cru-rent les plus propres pour une pareille expédition,& les Carthaginois remirent leurs intérêts entre lesmains de deux freres nommés Philènes , qui firentnue si grande diligence, qu’ils ne rencontrèrent leursadversaires que bien avant dans le pays ennemi. LesCyréniens fâchés de s’être ainsi laiilé vaincre , ne vou-lurent s’en tenir à ce dont ils étoient convenus, qu acondition que les vainqueurs íetoient enterrés toutvifs dans 1 endroit où serait fait la rencontre. Ces deuxfrères préférant l’intérêt de leur patrie à leur proprevie, acceptèrent la condition fans balancer ; & les Car-thaginois pôur récompenser unqvertu si héroïque leurfirent élever à chacun un autel, au même lieu où ilssueraient si généreusement dévoués pour la gloire 8cl’intérêt de leur pays. Jugurtha 3 c. 7 P.
PH 1 LERME: f. m. Nom que l’on donne à une image mi-raculeuse de la Sainte Vierge que les Chevaliers deMalte conservent avec beaucoup de vénération dansleur Egliíe conventuelle’à Malte , à un Autel derrièrelequel on trouva morts un jeune homme 8 c une jeunequi s’y étoient retires pour allouvir leur paf
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/ton brutale. C est de-la qu on donna a 1 image de laSainte Vierge , à laquelle, on attribua la punition dece lacrilc-ge infâme, le nom de Philermos, qui signifieamour malheureux.
PHILIBE. Foyei Philippopoli.
PHILÍBERT.'Cm. Nomd’homme. Phillbcrtus- En 1641,le Roi d’Espagne fit offrir la Charge de Général de lamer au Prince Charles de Médicis, frété du Grand Ducde Toícane, vacante par la mort de Dom Charles frétédu Roi ; mais le Grand Duc ne voulut point que sonfrété l’acceptât, si 011 ne la lui donnoit avec tous lesavantages que l’on avoit accordés au Prince Ph'dibertde Savoie. W1CQ.UEF0RT. Voye £ Philbert.
èPHíLÍBERTE. f. f. Nom de femme. Pìûliberta . Philippede Courtenai-Tanlai, qui en 1346, le r6 Aour, com-battit à la tête de onze de ses Ecuyers à la journée deCreci, avoir épousé Philiberte de Château-neuf, dontil eut deux fils, Pierre & Etienne, & deux filles, Jeanne& Alixant.
Selon la remarque que nous aVons faite plus hautfous le titre P H , il faudrait écrire Filibert 8c F'tli-berte , plutôt que Ph'dibert 8c Philiberte , parcc queces noms ne font point Grecs , mais Teutoniqucs.
-'PHILIPPE, f. m. Nom d’homme. Philippus. PhilippeRoi de Macédoine , pere d’Alexandre le Grand fut lepremier qui regna en Grèce, c'est-à-dire, fut le pre-mier des Rois de la Grèce, ou pour le moins des Roisde Macédoine, qui fut le chef de tout le corps, de tousles différons Etats de la Grèce. M. Tourreil, dans laPréfacé de son excellente Traduction des Philippiquesde Démosthène, a donné un fort beau caractère de Phi-lippe , & des parallèles du même Prince avec Alexan-dre & César. Voyez .p. S7_ &suìv. Philippe de Valoismourut en 13 30 âgé de cinquante ans. Quelques Au-teurs écrivent Philippes avec une s à la fin. Saint Phi-lippes natif de Bctíaïde ville de Galilée fur le bord.dulac de Génésareth, semble avoir été le premier des Dis-ciples de J. C. qui se soit attache a sa suite. Baillet.Mais cette s est inutile ,.8c on ne la prononce jamais.
Le diminutif de ce nom est Philippot.
Philippe, s. f. Nom de femme. Philippa. Une Lavan-dière de Cataire nommée Philippe , gagna si bien lesbonnes grâces de Jeanne I Reine de Naples, quellegouvernoit le Royaume. Philippe de Gueldre , filled’Adolphe Duc d’Egmont, épousa René Duc de Lor-raine , Sc en eut douze enfans. Elle mourut en 15-47 3âgée de 8 5 ans. Philippe Du Prat, Parisienne, s acquitde l a réputation vers la fin du XVI e siècle par son éru-dition. On dit aujourd’hui plus communément Philip-pine, 8c quelquefois Pkilippote.
Ce mot vient de , j’aime, 8c íWoq cheval. Phi-lippe j qui aime les chevaux.
Philippe , se dit auíîî des médailles & monnoics de Phi-lippe, Roi de Macédoine. Philippus 3 Philippeus. Oiî
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donne sur-tóut ce nom aux monnoies d’or de cePriiiíC;Les Philippes étoient célèbres dans l’Antiqui'té, aulli
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éroir-cc une fort belle monnoie & d’excellent or. Snel-lius j de Re Nummaria , p. 71 _, parle d’un philipptqui peíoir 179 grains. J’en ai pesé un fort beau que j attrouvé de 1 y 8 grains ; mais nos grains font plus pesansque ceux de Hollande , dont Snellius íe servoit. ll y aauilì de s philippes d’argent & des philippes de bronze.Greave dans ton Traité Anglois du Pied Romain, ditque 179 grains de Hollande n’enfont que 134& d £ 'mi d’Angleterre. Et qu’en ester il a pesé des monnoieSd’Alexandre qui ne pèsent que cela.
Philippe , ou Philippus. Monnoie dor de Flandres d’u«titre allez bas. On la nomme Ride en Allemand : il Ya auilì des philippes d’argent, qui pèsent près de íìx de-niers plus que les écus de France de neuf au marc ,mais qui ne prennent de fin que neuf deniers vingtgrains.
Saint-PmupvE , ou S an- Philippo , que l’on écrit F'dip-po en Portugais. Nom d’une forteresse des Portugais-Arx Saneh Philippi. Elle est dans l’ile deTercère, l’unfides Acores , près de la ville d’Angra.
-•Sbi/ir-PHiiippE d'Argirone. Nom d’une petite ville de hvallee de Démona en Sicile. Agyrium , Aguriam->Argyra } Agyrs. Elle est lur la Jaretta, à quatre licU eS ,,d’Enna, tirant vers le Mont-Gibcl. Ça été la patrie deDiodore de Sicile. Maty.
PHILIPPES , PHILIPPI. Nom dune ville f de la Macé'doine. Philippi. Elle est vers les confins de la Ronií'nie, à quatre lieues du golfe de Contesta, & à vingt'sept de Salonichi, du côté du levant. Philippes dsune ville ancienne. Elle portoit le nom d e.Daturn,'<iDathus s Thafjus Sc Cremdes. Philippe pere d’Alexanqjísire le Grand Faggrandit, 8c lui donna son nom. Saint ^Paul y souffrit le fouet & la prison, & y fonda unÇ HEglise, dont il fut aimé tendrement, & à laquelle•écrivit la lettre que nous avons parmi celles de cCÍ XApôtre.Cetoit près de cette ville qu’étoient les Champs»•Philippiques, où Castius & Brutus, deux des nicuí'jj;triers de César, furent défaits par Marc-Antoine & P as £Auguste. Philippes luthiste encore Sc a la dignité d’Ar' ■chiépiscopale , mais elle est presqu’entièrcmcnr dé-truite , & mal peuplée. On y volt un amphithéâtre*
& plusieurs autres monumens de son ancienne gran-deur. Maty.
M. l’Abbé Flcury, dans son Histoire EcclésiastiqueL. II j p. r 6 j>, dit Philippi. Epaphrodite lui apposi 3( à S. Paul ) du lecours 8c de largeur de la part des F*'dèles de Philippi en Macédoine. Fleury. Il lc char-gea d’une lettre adrcíléc aux Fidèles de Philips 1 '
Id. s -
PHILIPPEVILLE. Nom d’une ville des Pays-Bas si 1 'tuée dans le Hainaut François,aux confins de l’Evc c “ ede Liège , entre Marienbourg & Clvarleroi , cnviro* 1à deux lieues de la première, 8c à quatre de la dermere. Philippopolis. P hilippeville est une forte pla c<r ‘Elle fut bâtie Pan iyyy , par Marie , Reine de H 011grie, Gouvernante des Pays-Bas, & elle porre ^nom de Philippe II. Roi d’Espagne. Maty.pcville est le bourg dc Corbigni sur la Meuse , LjucImpériaux fortifièrent en 15 5 5 , & qu’ils nomrn eien _
Philippeville en 1 honneur de Philippe II, alors P ljnce d'Espagne. Long. r2. d. 6 m. lat. yo d. 10 m- * rPHILIPPIENS. Habitans de Philippes. Philippm eS ' sPaul a écrit une lettre aux Philippicus. L’Epîn e aU '^Philippiens fur écrite lan de Jésus-Christ 62,après la Pastìon. Saint Paul Fécrivit de Rom eétoit priíonnier , comme il paraît par le 7 e y el 'Uchapitrc. S. Paul écrivit fa lettre aux Philipp' ienS jq 0-dant son séjour à Rome, 8c l’envoya p ar Ep a P 11dite. . , , jjie
Philippien , enne. adj. m. 8c f. Qui appartient a rade Philippes. Philippicus , a. d’£fp a "
m.
PHILIPPIN. 1 . m. Du teins de la dernière guerre j^ CJlCgne, on appeloit Philippins , ceux qui reconnoi^ p [jcPhilippe V pour leur légitime Roi. L’arrivee ^onsde Vendôme vient de relever le cœur à tous
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Philippins. Mad. du Noyer.PHILIPPINE. Nom d’un fort de la Flandre