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le canal qui sépare l’ïle de Terneufe de la Terre-serme.Arx Philippitia. Il est entre le Sas de Gand Sc Birvliet.Les Espagnols font construit-, Sc les Hollandois enfont les maîtres. Maty.
Philippines. Voye\ Tandaya.
Philippine. Nom de femme. Fóycç Philippe. , i
Les Iles Philippines. Philippins, Infula. Iles de l’Àsie,situées au nord des Molucques, & au midi de la Chi-ne ; entre le y e Sc le 20 e degré de latitude septentrio-nale , 8c le 151 Sc 167 e degré de longitude. L’air deces Iles est fort chaud 3 quoiqa’il soit tempéré par lalongueur des nuits ; le terroir y est fort ‘fertile en rizS>c en palmiers. Les Habitans du pays font des vins duriz Sc des palmiers, qui enivrent autant que celui desraisins. Les Espagnols y ont transporté du froment,de forge , du millet, des vignes qui y ont bien réussi..Il y a aussi un grand nombre d’animaux domestiques .Sc sauvages ; si bien que ces Iles font le pays de routesles Indes où les alimens font à plus bas prix. Elles pro-duisent aussi du poivre, du gingembre, de la caneile,du safran, du suore > du miel, de la cire, Sc diversautres fruits. On y trouve des tortues dont les écaillesfont aussi estimées que celles des Maldives. Il y a desmines d’or & de fer , Sc on pêche des perles sor leurscôtes. Les forêts y nourrissent des lions, des tigres, 'des ours, des serpens d une énorme longueur ; les ri-vières , des crocodiles ; & la mer, une torte de pois-sons , auxquels les Orientaux donnent le nom de poif-son-femme, & nous de sirènes , parce qu ils ont la têteSc le sein comme les femmes. On prétend que parmices Iles, il y en a mille ou douze cens de quelque con-sidération, & une si grande quantité d’autres, qû ellespeuvent fane en tout le nombre de dix ou douze mille.Les plus considérables font Manille, la Mindanao ,Sc la Paragoya. On y distingue encore celles de Kapul,-de Mindôre, de Panajotton, de Masbate, de Tan-daye, qui est la Philippine propre , d’Abuyo, de Cé-bu , dè Négoa& de Matan. Ces Iles furent découver-tes fan ï j20, par le célébré Magellan, qui fut tué•dans file de Cébu. Les Espagnols y envoyèrent des'colonies en iyq.6. Ils políédent la Manille, qui est laolus considérable de ces iles , Sc une quarantaine d au-tres. Leurs principales colonies font Manille, Cacè-res, Sc la Nouvelle Ségovie dans l’ile Manille, ScVilíe-Jésiis , dans celle de Cébu. La Paragoya , 1 a Min-danao , & un très-grand nombre d’autres , obéissent àdivers Rois dû pays, grands ennemis des Castillans.Les habitans des Philippines font Idolâtres, à la ré-serve de quelques-uns qui ont été convertis par lesEspagnols. Au reste, ces Iles sont appellées les Iles deLuçon par les Orientaux, & Manilles par les Portu-gais. Les Espagnols leur ont donné le nom de Philip-pines , parce qu’ils s’y établirent fous le régné de Phi-lippe II. Maty.
-Philippine. Religieuse Philippine , ou Fille des Sept-Doulcurs de la Sainte Vierge. Monialis Philippina.Des femmes dévotes s’étant retirées fur le Mont-Cito-
110 a Rome, y établirent une Communauté, Sc ete deux. Elles étoient du Ticrs-Ordre de Saint 1Çois. Pie V les réduisit à un seul Monastère, Scment IX les supprima en 1669 , avec beaucouptres Monastères. Alors les Philippines de Saintede la Chiavica , ou de l’Egoát, vinrent demeureplace de celles-ci. Elles ssoppelloient Philippinesce qu elles avoient pris Saint Philippe de NériPatron. Ce font cent jeunes Filles qu’on élève juce qu elles soient en âge d'être mariées, ou Relises. Elles font fous la conduite de quelques Reli& toutes, tant Religieuses qu’autres, s’appies hilippines. Un saint homme nommé Rutilo15 ut n Ptemier qui eut la pensée de cet étalment. Elles furent mises d’abord fous la conduiquelques biles dévotes. Urbain VIII voulut quelssent gouvernées par des Religieuses. Ces Religsuivent la Réglé de Saint Augustin ; les filles q televent la pratiquent aussi, à f exception des jeSc des autres austérités. Ces Philippines retour,en 169 y , à leur première demeure de Sainte 1parce qu’Innocent XII fit démolir leur maisi
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Morit-Citorio , pour bâtir un Palais aux Tribunauxde Rome. P. Hélyot , T. IF 3 c. 46. Cet Auteurjoint à celles-ci les Filles des Sept-Douleurs de laSainte Vierge , comme si elles s’appelloient aussi Phi-lippines, parce qtf elles ont été établies par Saint Phi-lippe Bénizi , Propagateur, Sc l’un des Généraux deTOrdre des Servires. _
(CT Philippine, f. f. Ordonnance de Philippe le Bel tou-chant les dixmes. Philippi edictum , lex. Dans la ma-tière des dixmes, la Cour ne se départ jamais de laPhilippine. Du Perrey. La Philippine n'ôte pas le-droit; elle montre qu il doit être fondé fur la posses-sion. Id. ...
isU” PHILIPPIQUE. adj. f. Qui se dit des Harangues deDémosthène contre Philippe, Roi de Macédoine. Phi-lippica. M. Tourreil a fait une traduction des Phihp-ipiques , avec des remarques, Sc une préface histori-que, qui est d’un grand Maître. Quelques Critiquesont parlé avec les plus grands éloges de cette traduc-tion de M. de Tourreil. Mais òn convient assez géné-ralement que le Traducteur est bien éloigné de la no-ble simplicité de son original ; ses figures sont outrées,son style enflé ,-les expressions singulières , quelquefoisbaises Sc triviales.
Ce pathétique, eh qûòi Démosthène excelle, l’inter-rogation Sc l’apostrophe fréquentes dont il foudroie laparesse des Athéniens , où pouvoient-elles mieux seplacer que dans les Philippiquesì Tourreil. Longintire de nos Philippiques plusieurs exemples du subli-me , Sc y déterre mille beautés secrètes , qui plaisentde plus en plus, à mesure qu’il les développe. Iv. Quel-que délicatesse qu’il y ait dans la harangue contre Lep-tine , les Philippiques f emportent, ne su t-ce que par•le (ujet qui ouvre a Demosthene un íì beaii champ d e-xercer son véritable genie, Sc son principal talent ;j entens, avec Longin , le talent d émouvoir &r d é-tonner. Iv. Denis d rialicarnaíîe compte entre les Phi-lippiques la harangue sor fHalonèfe, Sc la place lahuitième. Je fai de quel poids est f autorité de ce do-cte Critique. La force toutefois 8 c la majesté par oà> Cicéron caractérise les Philippiques de Démosthène,en excluent la harangué sor fHalonèfe, Sc autorisentle sentiment presque uniforme des Savans, qui la re-jettent comme supposée. Libanius, Photius, Sc beau-coup daurres, & plus que tout cela encore, la lan-gueur du style Sc la bassesse des expressions qui rè-gnent dans toute la harangué , la donnent à Hégé-
sippe. Iv.
fjCT On donne aussi le nom de Philippiques à quatorzeOraisons de Cicéron contre Marc-Antoine. C’est Ci-céron lui-même qui leur donna ce titre dans ses Epîtresà Brutus. On le trouva juste, Sc il s'est perpétué jufqu’ànos tems. Juvénal appelle la seconde , la divine Phi-lip pique , Sc dit quelle estd’unè réputation brillante.Conspicua divina Philippica fama. Cicéron se fait hon-neur d’intituler dû nom de Philippiques , lés dernièresSc les plus chères de ses Oraisons, où il croit avoir lemieux copié son modèle. Ce choix prouve le cas qu ilfaisoit des Philippiques. Tourreil.
|CT Enfin, cétte véhémente satire, ces vers áftireux , quiparurent contre M. le Duc d Orléans Regent .furentappelés Philippiques , par allusion au nom de Philip-pe qu'il portoit. Le Poète la Grange sot soupçonne d enêtre f Auteur. Foyei Voltaire , dans son Epître %
la calomnie.
Chacun les Ut 3 ces archives h horreurs ,Ces vers impurs 3 appelés Philippiques;De t imposture éternelles chroniques ;
Et nul François h est affe^ généreux 3Pour s’élever 3 pour déposer contreux.
Philippiques. f m. Nom d homme» Philippiçns.
PHILIPPISTE. f. m. Sc f. Nom de Secte. Sectateur daPhilippe Mélanchthon. Philippisia. Mélanchthon s’é-tant fortement oppose aux Ubiquistes qui s’élevèrentdé son tems, SC la dispute s’étant beaucoup échaufféeaprès fa mort, & f Université de Virremberg ayant prisle parti de Mélanchthon, Sc la défe;ssc de son opia