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PHORMION. s. m. Pêcheur d’Erythrée ; ayant perdu kvue par une maladie, la recouvra par la protection del’Hercule d’Erythréc.
PHORONÉE. s. m. Fils d’Inachus, Roi d’Argos, fondaune ville nommée Phoronique.ffcT PHORONOMIE. f. m. mot purement Grec, o-f-emouvement , vcpoç } loi. C’est la science des loix <iu mouveinent des fluides ôc des solides. Il parut en iyiy unouvrage de M. Herman, intitulé : Phoronomia ,seu de■viribus & motibus corporum solidorum & fiuidorum.PHORTZHE 1 M , ou FORSEN-. Nom d une petite villeavec un ancien château. Phor^emum. Elle est dans leMarquisat de Bade-Dourlach, en Souabe, fur la rivièred’Entz, à quatre lieues de la ville de Dourlach, vers lelevant. Matv.
PHOSPHORE, f. m. Matière qui brûle, ou qui devientlumineuse, fans qu’on ait besoin de l’approcher d’u nfeu sensible. IsT C’est le nom générique qu’on donne àtous les corps qui ont la propriété de briller dans l’ob-feurité. Il est ou naturel, ou artificiel.
Les phosphores naturels font des matières qui, fanslaide de l’art en certains tems deviennent lumineuses,fans avoir jamais aucune chaleur sensible, comme íontles vers luiíàns dans les pays froids, les mouches &autres infectes lumineux dans les pays chauds, cer-tains bois pourris, les yeux , le sang, les écaillés , les■poils, les arrêtes, la chair, la lueur, les plumes, 60de plusieurs animaux, les diamans quand ils font siro-tés d’une certaine manière , le sucre & le soufre quandon les pile ou caífe dans un lieu obscur, seau de la merôc quelques eaux minérales , quand elles font forte-ment agitées, &c. Les phosphores naturels ont ceci departiculier, qu’ils ne luttent pas toujours , & qu’ilsn'impriment jamais aucune chaleur.
Les phosphores artificiels font des matières qui de-viennent lumineuses par artifice , fans avoir besoinpourtant de les allumer par un feu fenhble. Il y en ade trois différentes façons ; l’un brûle & consume toutce qu’il touche de combustible, les deux autres 11’ontaucune chaleur sensible.
Le premier phosphore artificiel brûlant fe peut faired’urine , de sang, de cheveux, & généralement detout ce qui provient de Panimal dont on peut tirer unehuile par la distillation ; la matière dont on le tire leplus aisément, est l’urine de l’homme. Il est de couleurjaune & de la consistance de cire dure, quand il fort dela distillation qui le produit, & alors on l’appelle phosphorus fulgurans : on l’appelle auiîî phosphorus smarag-dinus , parce que fa lumière est le plus souvent verteou bleue,particulièrement quand on le regarde dans unendroit où il ne fait pas fort obscur. Il fe laiiíe dilloudredans toutes les huiles distillées , ôc alors on l’appelledu phosphore liquide : on le peut broyer avec tontessortes de pommades graífes, ôc alors c’est un onguentlumineux. Ainsi le phosphorus fulgurans , smaragdinus ,le phosphore liquide, ôc l’onguent lumineux ne fontqu’une même drogue différemment accommodée. Il aété inventé par M. Kunkel, Chimiste de l’Electeur deSaxe, ôc apporté en France par M. Kraft, Médecin deDresde. M. Elzholz en a fait un Traité qui a été impri-mé à Berlin en 1676. M. Hom ber g l’a fait le premier àParis eh 1679 , ôc meme en a communique le secret àplusieurs personnes. On peut ecrire avec ce phosphoresiirdu papier, comme avec un crayon, Pécriture pa-tent du feu dans l’obfcuritéy&aujouronn apperçoitíurle papier que de la fumée : quand on en écrasé un petitmorceau entre deux papiers,le feu s y met fur le champ.
Si on ne prend bien garde à le manier, particulière-ment en cré, on court risque de fe brûler les mains,parce qu’il s’entìamme aisément ; la brulure est très-violente, & pénètre plus profondément dans la chairque celle du feu ordinaire. Le phosphore qui est enconsistance, comme la cire, ne fe gâte jamais, pourvuqu on ait foin de le garder dans une phiole pleine d’eau ;celui qui est en forme d’onguent, ne fe conserve pas sibien, & le liquide fe gâte le plutôt de tous.
La seconde forte du phosphore artificiel est unepierre preparéedansle feu d’une manière particulière.On l’appelle pierre de Bologne , parce qu elle fe trouve
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proche de la ville de Bologne , en Italie, au bas dstmont Paterno qui en est distant de quatre milles ; elleest fort pesante , & de la nature du plâtre & du talc.Le premier qui s’avifa de rendre ces pierres lumineu-ses , étoit un Chimiste à Bologne appellé FincenxoCasciarolo. Pottérus, Licétus & d’autres ont décrit lesmanières de les rendre lumineuses ; mais elles fontfausses, parce qu on ne réussit pas quand on fuit leurspréceptes. M. Homberg en a préparé ôc distribuegrande quantité à Paris j il a communiqué la véritablemanière de les rendre lumineuses à M. Lémery, qui 1 afait imprimer dans la septième édition de son Coursde Chimie. Ce phosphore n’a pas de chaleur sensible ,& ne devient lumineux qu’après avoir été expoíe aujour ou au soleil, ôc alors il ressemble à un charbonardent ; il conserve fa lumière l’efpace de cinq ousix minutes, pendant lequel tems il la perd petir-a-petit ; ôc pour lui rendre la lumière, il le faut exposerde nouveau au jour, & il redevient lumineux comrneauparavant, & reperd sa lumière tout de même. 0»ne peut pas le rendre lumineux la nuit, ni en l’expo-fant à la lune, ni aux flambeaux. ,
La troisième forte de phosphore artificiel est une pi' e "parution de la craie d’Angleterre avec Peau forte, oUavecl’eíprit de nitre dans le feu; il s’en fait un corpsmoins dur que n’est la pierre de Bologne, mais qui £na toutes les qualités. M. Baudouin, Chimiste Alle-mand en est finventeur, il l’appellz phosphorus H er 'meticus j parce que son inventeur porte le nomHermes dans la société Natum Curiosorum en Alle-magne.
En 1682., on fit à Paris quelques expériences fur I ephosphore. Il arriva parhazard que M, Cassini pressantentre ses doigts un grain de phosphore qui étoit sec, &enveloppé dans un linge , le feu prit incontinent aulinge. Il voulut leteindre avec le pied, mais son souliers’enflamma aussi, ôc il fut obligé de l'éteindre avec unerègle de cuivre , qui jetta des rayons dans l’obfcurhe ,durant deux mois , par f endroit qui avoir touche lefeu allumé par le phosphore. Le grain de phosphoFayant été jetté fur des charbons allumés il en sortit unegrande flamme. Ceci est extrait des nouvelles de la Ré-publique des Lettres, mois de Juillet 1699.
M. Heusinger a fait une Dissertation Latine fur I ephosphore mercuriel, ou fur la lumière que jette 1 emercure dans l’obícurité,à Giessen, en 1716. M. Ho» 1 'berg ôc M. Lémery le cadet, ont trouvé de nouveau*phojphòres. Foye\ les Mémoires de V Acad. des Scie 11 'ces 3 1 7 /0 3 /7// & 1 7//. ,
Les Astronomes appellent aussi phosphore } ou 1 ftoile du matin, la planète de Vénus, lorfqu’ellc P tc ~cède le soleil. C’est le mot Grec que les Latin* ° nttourné Cn Lucifer. Les François disent l ’étoile du B er "ger j Stella matutina.
Phosphore est composé du Grec ç-k, qui signifie M'miere , & porte.
A? PHOSPHORIQUE, adj. Porte-lumière. Colonnephosphorique. Colonne creuse, pour servir de &n a 'On appelle généralem en t colonnes phosphoriques ce squi, dans des fêtes publiques , portent des feux ôc «lanternes.
PHOTINIENS. f. m. pi. Anciens Hérétiques qui njosisla Divinité de Jesus-Christ. Photin leur Chef et0 ^Evêque de Sirmium ôc disciple de Marcel d’Acy re ‘,croyoit, dit S. Léon, dans un de ses fermons, <piesus-Christ étoit vrai homme , mais non pas ^5 ’né avant tous les siècles, qu’il étoit appelé fils unsparce que lui íeul étoit Fils de laVierge.il fut couvaind’erreur, ôc dépoté par un Synode d’Ariens tenu ^mium fan 351. Saint Epiphane a parlé fort au longl’hérélìedes Photimens 3 h&r. ji.
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Ist PHRASE, f. f. Façon de parler ; assemblage d untain nombre de mots fous une même constructç ^qui fervent à exprimer une idée quelconque. ^mot Grec tout pur, Qpdtric , locutio 3 de tppu'p , / c .
cet-
ou
un
Phrasis j locutio. Une phrase est bonne ou
ise,