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par les Phocéens , fut une colonie de Phocéens.PHOCIDE. í. f. Nom d’un petit pays de l’ Achaïe enGrèce. Phocis. Il étoit borné au levant par la Béotie ,au nord par les Loctes Epicnémidiens ; au couchantpar la Doride & par les Locres Ozokns,&au midiparle golfe de Corinthe. Il y avoir dans ce pays les cé-lèbres montagnes de Parnasse & d’Hélicon , les villesde Delphes, de Pythia , de Crissa, de Cyrrha, d’An-ticyrrha. C’est maintenant une partie de la Livadie ,& il n’a aucun lieu considérable.
PHOCÍÉNA. f.m. Nomd’une espèce de grand & grospoiílon, fait à peu près comme le dauphin , mais quiest plus court & plus gros que le dauphin ordinaire.Les Médecins prétendent que la graillé de cette espècede marsouin est résolutive & nervale.
PHOCUS, f. m. Fils d Eaque & de la Nereide Pfamma-de , fut tué en jouant au palet avec les deux frères.PHOEBADE, f. m. Nom d’homme. Phœbadius. Nousavons changé ce nom , selon quelques-uns, en celui defiacre. Voye\ ce mot.
Phœbade , en Mythologie. C’elst le nom qu’on donnoit àla Prêtresse d’Apollon à Delphes, & à tous les Minis-tres de son Temple.
PHCËBÉ. f. f. C’est un des noms que les Anciens ontdonné à Diane entant fur-tout quelle est considéréecomme la lune. Phœbe. C’est ainsi que le soleil ou A-pollon frere de Diane s’appelloit Phcebus.fCT Phœbé. f. nv. Mystère , ce qu il y a de mystérieux oude secret dans une assure ; les circonstances, les dé-pendances , tout ce qui y a rapport. Il est du stylebadin. “
Sans rien cacher 3 Life de bout en bout,
De p oint en point lui conte le mystère 3Dimensions de Vesprit du beau-père 3Et les encor 3 enfin tout le Phcebé.
CommentTelprit vient aux tilles, Tom. 2.des Contes de la Font. p. 10 j.
Phcebus. Fqyq Phébus.
PHCENICIARQUE. f. m. C’étoit chez les Anciens unnom de Magistrature & de Dignité, en Phénicie ,comme les A barques enAhe,&les Lyciarques enLycie , &c. Phœniciarcha.
Ce nom vient de possií, Phoenix 3 un Phénicien ,dpx» 3 commandement 3 magistrature 3 gouvernement.PHOENICOPTERE, f. m. L Acad. écrit PHÉNICOP-TÈRE. Voye\ Flammant.
tfiT PHOENICURE, f. m. Oiseau gros comme un cou-cou , espèce de rostignol, qu’on appelle rossignol demuraille, parce qu’il se retire dans les trou s de mu-railles. Il a la queue rouge , d où il tire son nom :<poïvi% lignifie rouge. Il vole ordinairement seul. Il chan-ge de couleur l’hiver , & alors on le nomme Prithacus.II se nourrit de mouches, de fourmis & d’araignées.11 fait son nid sur les arbres, & dans les lentes des mu-railles les plus élevées. Il chante auprintems. Il est bonpour l’épilepsie, étant mangé ou pris en bouillon , &la graille est anodyne & résolutive.
PHCENIGME. s. m. l’Acad. écrit PHÉNIGME. s. f. Re-mède qui excite de la rougeur 6c des ampoules ou ves-sies fur les endroits du corps où il a été appliqué -, telssont la semence de moutarde, le poivre , îe pyrèthre ,r euphorbe, l’emplâtre vélìcatoire. Rubrijlcativum. Onle sert de phœnigmes pour attirer l’humeur lur la par-ti 6 où on les applique , & pour la détourner de la par-tie affectée.
r, u Ce mot vient du Grec <peîWÇ, qui signifie rouge.
PHOr NlX ‘P hénix.
p ,^CR. Nom d’une montagne du pays des Moabites.fi lo gor . D’autres l’appellent Peor 3 íelon l’Hébreu “Uû.p n Pterend qu’elle étoir ainsi nommée , à cause de faSa int Jérôme l’appelle Agri spécula. Elle étoirnacree à une Idole qu’on nommoit Baalphégor.ouaalpeor , dont nous avons parlé. Après la conquêtei es si r ,élites cette montagne se trouva dans la Tribu
pi I e Ruben -
lOICARUl'ELLA, ouIRI. C’étoit anciennement unePt'tite ville du Péloponnèse. Ce n’est maintenant qu’un
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village de la Sacanie , en Morée , situé à six ou septlieues de Corinthe, vers le midi occidental. Maty.
PHOLADE. /. f. Terme de Conchyliologie. Coquillemultivave. Sa forme est oblongue , & ordinairementde couleur blanche, souvent renfermée dans des pier-res de Marne, les unes ont cinq pièces, les autres deux.Elles font lans mouvement. Le mot de P holas est Grec,& veut dire une chose cachée & renfermée,parce que lepoisson qui loge dans cette coquille, se forme dans lestrous des pierres spongieuses de la nature de celle dePonce, de Banche, de Marne ; ou bien dans la glaise ,8c s’y cache entièrement.
On trouve ordinairement plusieurs de ces coquillesdans une même pierre, que l’on casse pour en tirer lepoisson qui est excellent à manger. E^ms quelques en-droits on l’appelle Pitaut, dans d’autres Daìl^Sc Datte »
PHOLLIS, ou plutôt PHOLIS, que l’on écrit aussi Folis 3Follis. Nom Hébreu en usage chez les Juifs, les Grecs6c les Latins, pour signifier, ou en général une petitemonnoie , de la menue monnoie , ou en particulier laplus petite espèce de monnoie qu’il y eut. Pholis, phol-lis jfolhs. Un pholis de cuivre ne se divisoit point enplus petite monnoie -, il n’y avoir point de division duphollis. Vingt-quatre follis de cuivre valoient un de-nier d’argent appellé milliereufe 3 dont douze en va-loient un dor, de forte qu’il en falloir deux cens qua-tre-vingt-huit pour valoir un denier d or. Les folliscroient la même chose que lesterce ,fiesteraus . Voye^le P. Pétau sur S. Epiphane. S au m ai se lur la Vie d’Ela-gabale, par Lampridius , C. 2 2 3 & le Lexicon Juridi-cum Calvini.
PHOLUS, f. m. Nom d’un Centaure, fils d Ixion , &^ une nuée. Pholus. C’est Pholus qui logea Herculechez lui, allant aux noces de Pirithoiis ; auíquelles ilfut tue dans le combat des Centaures Sc des Lapithes.
PHOMAHAN. f. m. Terme d’Astronomie. Nom de ladernière étoile du Verseau. Phomahan.
PHONASCIE. í. f. L’art de former la voix de Fhomme.Phonaficia. On avoir établi en Grèce des combats pourla voix , comme pour toutes les parties de k Gymnasti-que. Ces combats duroient encore du tems de Galien,& ils mirent la Pkonaficie en recommandation, parcequ’on se faisoit exercer par les Phonafiques 3 commeon s’exerçoit aux autres exercices par la Gymnastique.
Ces mots viennent de q«oì, voix.
PHONASQUE. f m. Nom de certains Maîtres que l’onprenoit chez les Anciens pour apprendre à gouvernerfa voix. Phonascus. Les Phonafiques formoient la voix,& apprenoient Fart de la bien manier. Ceux qui se des-tinoient à ctre Orateurs, ou Chantres, ou Comé-diens , se servoient de ces Maîtres.
|GF PHONIQUE, f. f. Terme Didactique. Science dessens ; lynonyme d’acoustique qui est plus en usage.
PHORBAS. í. m. Chef des Phlégyens, s’étant saisi desavenues par lesquelles on pouvoit arriver à Delphes »contraignent tous les paílans de se battre contre lui àcoups de poing, pour les exercer, diioit-il, à mieuxcombattre aux jeux Pythiens ; & après les avoir vain-cus, il les faisoit mourir cruellement.
PHORCUS. Foyer Phorcys. ,
PHORCYNIDE. s. f. Fille de Phorcys. Phocyms, idis.
Toutes les filles de Phorcys ne portoienc pascc nom.On le donnoit plus particulièrement a trois. Les Phor-cymdes n’avoient qu’un œil pour elles trois, dont elles
íe servoient tour à tour. Pakphatus réfuté cette fable
dans son Chapitre 32. , , . .. ,, c
HORCYS f.m Terme de Mythologie. Nom d un fauxDieu des'amstens Grecs. Phorcys. Il étoit fils du Pont,c’est-à-dire, de l’Occan &de la Terre. Iíefiod. Theog.v 237. Varron dit qu’il étoit fils de Neptune & de laNymphe Thésée , ou comme d’autres litent, Thoofe.Il eur plusieurs filles, les Phorcynides, les Gorgones ,Méduse, Schoénon & Euryale, déplus la NympheThoofe, qui eut de Neptune le Cyclope Polypheme,ll fut encore perc du Dragon qui gardoit les pommesdes Hespérides , Hésiod. v■ 233. Il eut encore Scylkd’Hécare. Paltephatus, C. 32, veut que ç’ait été un Roide Sicile & de Sardaigne , qu’Atlas vainquit dans uncombat naval, & qu’il y fut submergé.