Band 
Tome sixieme. [MIT - PRO.]
Seite
744
JPEG-Download
 

746 P H U

exemple , s’appeloit Paris , Sc ainíì Astyanon, Sca-mandre, &c. Il nous reste plusieurs termes de la Lan-gue Phrygienne 3 dans lesquels on n’apperçoit nulleconformité avec la Langue Grèque. Tels sont Ma, bre-bis; Beckos , pain ; Onanoum , renard ; Bellen , Roi ;Danon , loup ; A\en , barbe ; Attale , gosier ; Acrifis,larronnesse, &c. Tels sont encore pluíieurs noms pro-pres , comme Hy agnis , Marsyas , Gordius 3 Midas 3Lity erses 3 Sembas 3 Adon 3 Codalus 3 Bahys , &c.

Le mode Phrygien , est un mode de la Musique des An-ciens, Le caractère en étoit fier Sc guerrier.

|CT La Pierre Phrygienne est de couleur blanche avec depetits cercles blancs. On s en sorvoit pour la teinture.On lui donnoit le nom de pierre Phrygienne , parcequ’on la trouvoit en Phrygie. Elle est inconnue aujour-d’hui.

PHRYGIENS, ouPHRYGASTES, comme les appelleS. Epiphane , f. m. pi. Anciens Hérétiques, qui sont lesmêmes que les Montanistes. Phryges. Ils regardoientMontan comme leur Prophète. Priscilla & Maximillaétoient auffi en vénération parmi eux, comme de gran-des Prophétesses. Maximilla sc vantoit que la Prophé-tie finiroit en elle, & qu’après elle il n’y auroit plusaucun Prophète dans 1 Eglise. Cet esprit de prophétie,ou plutôt de fanatisme & d’enthouhasine, étoit com-me leur caractère. Ils croyoient, avec les Orthodoxes,le Mystère de la SainteTrinité. Voye^ Saint Epiphane,Har. 4S.

PHRYXUS. f. m. Fils d’ Athamas & de Ncphelé.

P H T.

PHTHIRIASIS, f. m. Maladie pédiculaire, dont les en-fans font fort souvent tourmentés, & quelquefois mê-me les adultes. Sa causc est une semence singulière d’oùles poux s’engendrent, qui est particulièrement exal-tée dans le corps des enfans, Sc y fait éclore ces petitsinfectes. Les linges dont sc fervent les Orfèvres pouressuyer les vaisseaux qu’ils viennent de dorer, fonttrès-bons , à cause du mercure, pour châtier Sc pourtuer les poux, si on en frotte la tête d’un enfant.

Ce mot est Grec ; il vient de pSrùp , pou.

PHTHISIE. f. f. Terme de Médecine , qui sc dit en gé-néral de toute sorte de consomption du corps, de quel-que causc quelle vienne. Mais il sc prend dans une si-gnification plus particulière,pour une consomption quidépend d’un ulcère, ou de quelque autre vice du pou-mon , accompagnée dune fièvre lente, qui amaigrit lecorps , l’exténue Sc le consume. Dans cette phthise oncrache d’abord le sang en toussant, Sc dans la fuite dupus qui va au fond de l’eau. Quelquefois on cracheune partie du poumon pourri après une longue exulcé-ration, Sc enfin l’on combe en chartre. Les Latins rap-pellent tabes. Il y a une autre espèce de consomption ,qui est causce par 1 excès des. actes vénériens, ou quisurvient à une longue gonorrhée ; on la nomme phthi-se dorsale. M. Gastaldi a fait une Dissertation , où ilexamine si le climat d’Avignon convient aux Angloisqui font attaqués de phthise.

Phthisie , est aussi une maladie de la prunelle qui de-vient étroite , obscure, ridée, & qui par son rétrécisse-ment fait voir le$ objets plus gros qu’ils ne le sont.Col de Villars.

Ce mot est Grec, çSífK > il signifie corruption , atté-nuation. ,

PHTHISIOLOGIE. f. f.Terme de Mcdecine. Discours,Traité de la Phthisie. Phthisologia. Morton , Méde-cin Anglois, a imprimé une Phthisologie. Journaldes Savans j 171J , p. 68.

PHTHISIQUE. adj. Celui qui est atteint de la phthisie.

P H U.

PHU. f. m. sorte de plante, qu’on nomme autrement va-lériane. Vjyeç Valeriane. Faleriana , vel nardussl-veftris.

PHUNON. Nom d’un lieu de l’Idumée. Phunon. C’estcelui où les Israélites firent leur trcnte-sixième campe-ment. Le Pere Lubin conjecture assez vrai semblable- I

P II Y

ment qu’il étoit à l’cndroit où fut depuis la ville dePhœnon ,ou Phénon, auprès de laquelle il y avoit desmines, où souvent les Saints Confelleurs furent en-voyés, comme ilparoît par les Martyrologes.

PHUR.f. m. C’est le nom que les Juifs donnent à unefête que Mardochée Sc fa fille Esther instituèrent dansla ville de Suze, en action de grâces de ce que Dieuavoit fait avorter les desseins d’Aman contre toute laNation Juive , Sc fait tomber fur lui & fa famille lessupplices qu’il leur préparoit. Ils célébroient cette fêtele 14 & le 1 y du mois d’Adar, qui répond à notre lunede Février. Les Juifs d’aujourd’hui, lorfqu’ils lisentcette Histoire d’Aman , font des bruits épouvantablesdans leurs Mosquées, en criant,frappant, St. pronon-çant mille imprécations contre ce persécuteur Sc sonnom , qu’ils écrivent pour cracher dessus, & le dé-chirer en mille pièces. Foye% les Coutumes des Juifsd’Antoine Margarit. Cette fête sc nomme encore PutSc Purim. Nous en avons dit un mot fur Purim. Foy^íencore Moréri, aux mots Phur Sc Phurim, Sc LéondeModène, Traité des Cérémonies des Juifs.

PHUT. Nom de contrée, selon les Septante, qui tradui-sent ce mot par Afrique.

P H Y.

PHYA. f. f. Femme Athénienne , d’une grandeur ex-traordinaire. Les Partisans de Pisistrate voulant obli-ger le peuple d’Athèpes à recevoir ce Tyran, sc ser-virent de Phya , à qui ils firent prendre les mêmeshabillemens avec lesquels on avoit .coutume de pré-senter Minerve ; Sc la faisant tirer dans un char, ibpersuadèrent au peuple , dit Hérodote, que c’étoit bDéesse qui ramenoit elle-rnême Pisistrate.

PHYCIS, f. m. Poisson de mer, qui ressemble à la per-che marine. Son museau est long & pointu, fa tête estgrosse ; fes dents font grandes, son corps est couvert,d’écailles. Il y en a de plusieurs espèces Sc de plusieurscouleurs. On le trouve vers le rivage, entre l’algue»la mouise Sc la boue dont il sc nourrit, Sc où il faitfes petits. Il est bon à manger, Sc de facile digestion.Il purifie le sang, Sc provoque l’urine.LÉMERY.

PHYGÉTLON. f. m. Terme de Chirurgie. Cesse le dé-finit, L. V 3 c. 2 f j une tumeur peu élevée ; mais large,& qui a quelque chose de semblable à la pustule , SCqui causc une douleur très-vive, Sc quelquefois la fiè-vre. Le phygétlon mûrit lentement, Sc produit peude pus. Les Latins Rappellent panis ou panus , & quel'ques-uns panicula. Voyez Gorr&us 3 Définit. Med■ Lephygétlon est un phlémon qui s’élèvc aux partiesglanduleuses, fur-tout au col, aux aisselles Sc aux ai-nes ; celui de$ aines sc nomme bubon. Il a les rncm escauses Sc les mêmes signes que le bubon. Il arrive or-dinairement après les fièvres , & les douleurs de quel-ques parties, fur-tout celles du ventre. Le phygétlotife guérit comme les autres inflammations. Burnet.

Ce mot est dérivé du Grec f engendre. Ir>.

PHYLACTÈRE, f. m. Terme d’Histoire Ecclésiastique.C’étoit une bande de parchemin dans laquelle étoitécrit quelque texte de l’Ecriture-Sainte, ou le Déca-logue , que les plus dévots d’entre. les Juifs portoic* 11fur leur front, ou fur leur poitrine, ou à leur col,pour marque de leur Religion. Phylacterium . En gé-néral , les Anciens ont donné ce nom à toutes fortes echarmes, brevets Sc caractères ; qu’ils portoient sureux pour sc préserver de quelques dangers ou ma adies. Les premiers Chrétiens ont appelé aussitères j les châsses où ils enfermoient les relist ues eSaints. Ce mot est Grec, Sc signifie préservatif

PHYLARQUE. f. m. Nom de Charge dans 1 Emp"Grec. Phylarchus 3 Optionum Dux. Les Physs 11 ^étoient les Chefs des Troupes que l’on fournis!oit aalliés ; mais on donnoit ce nom plus particulierçm 'aux Chefs des Troupes que les Sarrazins, alhc s ^l’Empire, envoyoient aux armées des Empereurs ^Constantinople, comme ilparoît parProcope,par Théodoras Anagnostes , ou le Lecteur, u.

nus Antecessor , Confit, çs 3 Sc par le Ccjinrte y C ^lin , &c. Foye\ les Notes de Valois fur IeX*