Vre d’Ammian Marcellia. Le GloíTaire de Fabrot ïurConstantin Manalsès, & celui de Du Cange.
Ce mot vient de <pt>>.», une Tribu 3 8c Jp%v ^Com-mandement 3 & il fut donné aux Officiers Sarrazinsdont on a parlé , parce que les Troupes auxiliairesquils commandoient étoient divisées en douze Tri-bus.
ÌPHYLÉRIA. Voye £ Philyre.
LHYLLAQUE. í. m. Phyllacus. Citoyen dc Delphes ,qui avoir dans cette ville une Chapelle 8c une enceinteailez considérable, qui lui étoient consacrées.
PHYLLITIS. f. m. Plante, qu’on appelle autrement lan-gue de cerf 3 ou scolopendre. Asplenum. Foye^ Lan-gue de Cerf.
PHYLLON, f. m. Espèce de mercuriale qui poulie destiges rameuses, à la hauteur d’un pied oud’un pied 8cdemi, & toutes couvertes d’un coton blanc. Ses feuil-les íonc oblongues, arondies, un peu épaillès, nerveu-ses, molles, lanugineuses, blanches.Ses Heurs naissentordinairement iûr des pieds qui ne portent que trcs-rarement des fruits ; elles font à plusieurs étamines, decouleur pâle , soutenues par un calice à trois ou quatrefeuilles. Ses fruits naissent ordinairement fur des piedsqui ne Heurissent pas ; ils font à deux capsules sembla-bles à de petits testicules, 8c qui renferment chacuneune semence presque ronde , plus grosse que celle dupavot, bleue, d’un goût brûlant. Sa racine est ligncuíe,menue. En Latin phylion testiculatum. C. Bauh. Cetteplante est emolliente 8c laxative. Il y a un autre phyl-lon que C. Bauhin appelle phyllon spicatum , & quidiffère du précèdent, en ce que ses Heurs naissent enépis.
PHYLODOCE. í. f. C’est une des Nymphes que Vir-gile donne pour compagnes à Cyrène , mere d’A-ristée.
PHYMA ou PHYME. f. m. Terme de Médecine 8c deChirurgie. Phyma. C’est une tumeur des glandes,ronde , plus petite 8c plus égale que le phygétlon,moins rouge 8c moins douloureuse, qui s’élève 8c sup-pure d’abord. Il vient d’un sang pituiteux , 8c est ordi-naire aux enfans. Burnet. Quelques-uns donnent cenom à toutes les tumeurs ou apostèmes, de quelque es-pèce quelles soient, 8c en quelque endroit quelles vien-nent , & en sont un nom générique ; d’autrcs le pren-nent pour les tumeurs qui viennent d’elles-mêmesdans les chairs , ou parties glanduleuses, 8c qui vien-nent bientôt à suppuration. Le phyme n’est point dur,mais mol 8c chaud. Foye £ Gorr&us y Définit. Med.fC? Ce mot vient du Grec pjoy.cu , je vais de moi même.
PHYMOSIS. Foyey Phimosis.
PHYSETÈRE. f. m. C’est une espèce de baleine, ou pois-son testacée, qu’on appelle autrement souffleur 3 quiéjacule & fait rejaillit sa fumée de la hauteur dunelance, aussi droit que si elle sortoit par une seringue.Balena testacea 3 vel piscis exsufflator. Rabelais parled’un merveilleux physetere , comme d’un monstre.
PHYSICIEN, f. m. Qui connoît Sc qui étudie la Nature,qui rend raison de les esters qui sait ou qui enseigneH Physique. Phyfidis. Les Physiciens modernes ontbien enchéri fur les anciens. C est l’expérience qui fait
bon Physicien .
^ Dans les Collèges on appelle Physicien un Ecolierstui étudie en Physique.
Anciennement on appeloit les Médecins Physiciens 3parce que la Médecine consiste particulièrement dans1 observation de la Nature. Les Anglois les appellentencore Phy fies , & les Italiens Physico , ou du moinsl? s Apothicaires ; car les Médecins faisoient autrefois]Q- ne dc l’autre profession. Du rems de Philippe de Va-*\ n y avoir qu’un Physicien ordinaire à la Cour,la R'sií^ ms à Roi Jean, il n’y en avoir que trois. DansQ n lble 'Guyot les Médecins font nommés Physiciens,y trouve ces deux vers :
Physiciens font appelés 3
Sans fy nesont-ils point nommés.
Rabelais fe sert auffi du terme de Physicien, pouiMédecin §c Pathelm ;
Tenu FL
P II Y 747
Ces Physiciens mont tué
De ces broùillis quils mont fait boire 3
Et toutefois il les faut croire ;
Ils en ouvrent comme de cire.
Le Roman de la Rose, parlant de la mort :
Onques nul échaper n en vis 3Pas Ypocras , ne G aliéns 3Tant fusent bons Physiciens ;
Rasis 3 Constantin , Avicenne 3Y ont laisée la couenne.
Dans les Statuts d’Aigues-mortes de l’an 114 s, don-nés par Saint Louis, les Médecins font auffi appelésPhysiciens.
!P“ PHYSICO-MATHÉMATIQUE. adj. On donne cenom aux parties de la Physique, où l’on réunit l’ob-servation Sc l’expérience au calcul Mathématique ; oùl’on applique la Géométrie Sc le calcul aux phénomènesde la Nature. La Méchanique, la Statique, 1 Hydrosta-tique , l’Optique, la Musique , &c. font des sciencesPhysico-Mathématiques.
PHYSIOGNOMONIE. f. f. Science , art qui enseigne àconnoître la nature, le tempérament, l’csprit, les in-clinations des hommes, par la considération du visage' Sc de l’extérieur. Phyfiognomonia. Ceux qui ont écritsur la Physiognomonie sont Petrus Montuus deTempe-r amentis , Bartliol Coclès, AnaftafisPhyfionomica 3Taifnerus, Op us Mathematicum 3 feu ChiromanticumyCamillus Balbus, Commentaire fur la Physiognomonied Aristote. 11 y a encore un Commentaire de Fontanusfur Aristote, qui est plus court ; la Physiognomonie dePorta avec des figures, ce n’est qu’unc compilation deceux qui Pont précédé. Mas cur. Le Pere HonoratNicquct, Jésuite, a traité fort solidement Sc métho-diquement de la Physiognomonie. Foyer encore surcet article Volnus, de Philosophia , c. f 3 §.^.^ 3 8csuiv.Hornius , Hist. Philosoph . L. F 3 c. p. Auìu-Gelle,L. 1 3 c. p 3 avec les Notes de Thylius. Ondevroit direphyfiognomie 3 puifqu’on dit <putricyva>fj.tct. : de si me , na-ture, 8c yuaTv.cú , connoître. Voyez Physionomie.
PHYSIOGNOMONIQUE. adj. m. Sc f. Qui a rapport,qui appartient à la Physiognomoni e.Physiognomicus,a.Proverbes phyfiognomoniques. Les proverbes Sc di-ctions qui concernent la Physiognomonie, font autantde règles infaillibles pour juger très-pertinemment deceux auxquels on les peut appliquer. Mascur. Syllo-gisme phyfiognomonique. Id. Préceptes phyfiognomo-niques. Id.
{siF PHYSIOLOGIE, f. f. Partie de la Médecine, quitraite des parties du corps humain dans l’état de santé*Physiologia. La Physiologie considère les choses quicomposent le corps humain, Sc qui lui íont nécessairespour ses divertes fonctions. La Rivière. Traité deMédecine. C’est ce qu’on appelle économie animale.
Ce mot vient du Grec yùtriç , nature 3 8c de Xoyc; 3discours.
PHYSIONOMIE, f. f. C’est ainsi qu’on appelle l’artde juger par l’inspection des traits du viíage , du cara-ctère , des inclinations des hommes. Phyfiognomia ,ars cognoscendi mores ex vultu & oculis. Il y a long-tems que les hommes font infatues dc cette préten-due science, auffi ridicule que vaine. On peut bienconnoître la situation actuelle de 1 ame, la pa hon dontelle est agitée, par l’inspection du visage ct des chan-gemens qui y arrivent ; parce que ame etant unie aucorps , & le corps à lame, leurs mouvemens font ré-ciproques. Ainsi il n’est point de passion qui ne s ex-prime & qui ne fe manifeste par des lignes extérieursqui lui font propres. Mais 1 ame n ayant point de for-me relative à aucune forme matérielle, comment pour-roit-on juger de la nature par 1 inspection de la figuredu corps, & connoître ses penchans, ses inclinations,'ses affections, en examinant les traits du visage, lasonne du nez plus ou moins long, plus ou moins aqui-lin , d’un œil plus ou moins ouvert, plus ou moinsvif, d’une bouche plus ou moins fendue , &c. puisquetout cela n’a aucun rapport, aucune analogie avec lanature de lame.
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