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PlAFFEUR. s. m. Ce mot ne se dit que des chevaux quise donnent beaucoup de mouvement, & qui par leuraction inquiète marquent beaucoup de feu & d ardeur.Equus exsultor. Voycq Piaffer.
JPIAILLER. v. n. On difoit autrefois Piauler. Ce mot aupropre exprime le cri des poussins qui suivent leurmere, qui disent pio 3 pio, Buscon imputa à grand cri-me à ía more d appeler ses poulets, en diíant pio >pio 3a cause que c etoit abuser d un nom de Pape.
Ce mot vient du Eatin pipilare'.
Piailler, se dit plus ordinairement en parlant du cri con-tinuel des femmes & dés enfans. Clamitare 3 vocife-rari. Cette femme ne fait tout le jour que piailler aprèsía servante, après son mari. Cette mere a quatre en-fans qui piaillent autour d’elle. On dit auílì d’un mé-chant Avocat ; qu il a piaillé toute la matinée au Bar-reau. Ce Terme est populaire.
PIAILLERIE. si f. Crierie importune. Clamitatio. Il fautquitter cette maison , on ne peut souffrir les perpé-tuelles piailleries des locataires. Il est populaire.
PlAILLEUR, EUSE.sim. & f. Qui piaille. Clamosus.Cet Avocat n est qu’un piail(eur 3 qui ne fait que piail-ler , & qui ne dit rien de bon. Clamator 3 vel rabula.
PIA.LIES. f. m. Jeux, combats sacrés, institués par Anto-nio Pie , à la mémoire d’Adrien. Eufebia. Lés
Pialies 3 íe prefentoient à Pouzole, & c’étoit un com-bat Iselastique. On les nommoit Eusébies , mot Grecque Saumaile a traduit par Pealia 3 qui ne se trouvedans aucun Ancien, que je sache. Voyey cet Auteur,Note pénultième sur la vie d’Hadrien par Spartien.
§CF PIAN. f. m. ou EPI AN. C’est le nom qu’on donne enAmérique à la maladie Vénérienne. Voye^ Vérole.
PIANE-PIANE. De l’Italien Pian piano. Doucement 3lentement.
Le Jardinier chargea son âne 3Qui 3 comme un vieux Doyen de l’Universté 3Vers la Cité
S’avaiiça piane-piane.»
Ecole du Monde, Entret. IV. p. s
PlANISTE. adj. Dans l’Amérique on donne le nom dePlanifies à ceux qui ont la vérole, parce que cette af-freuse maladie s’y nomme pian.
$ 3 * PIANO. Terme de Musique , emprtmté de l’Italien,qu’on met dans les endroits où les instrumens doiventadoucir le son. Piano , doux, pianissimo 3 très-doux.
P 1 ANOSA. Nom dune petite île de la mer de Toscane,située environ à deux lieues de celle d’Elba, du côté dumidi. Planafia 3 Planaria. Elle est plaine Sc basse,comme son nom le porte. Elle dépend de l’Etat delliPresidii. Maty.
PlAOLO. Montagne de la Chine, dans la Province d’Iun-nan , aux environs de la ville de Nangan.
PlARA. f. f. Terme de Relation. Troupe de dix mules,conduites par deux hommes. Mularum onerariarumdecas 3 decuria-. Au Pérou on divise les troupeaux ourequas de mules en plusieurs piaras de dix mules cha-cune , qu’on met lous la conduite de deux hommes ,de comme il y a quelquefois des journées de trente Scquarante lieues de hautes Sc rudes montagnes, fanseau ni pâturage , les mules de rechange montent sou-vent au double des piaras. Frézier. p. i s y.UA.STE, ou PIAST. On appelle Piastes 3 les Gentils-hommes d’une famille qui prétend être descendue desanciens Rois de Pologne. Vie du Pape Sixte V• T. II.P; * 98. En Pologne un Roi Pic fie est un Roi de laNa-gtion. Pìafie est opposé à étranger.
1 1 ASTRE. s. f. C’est un nom qu’on a dortné à Unem °nnoie d’argent qui vaut Un écu, ou environ. Num-fus argenteus Hispanicus. On Rappelle aulîï pièce dedV J 0u de huit , parce qu’elle vaut huit réaux
Il
au J a ès piastres ou écus d’Espagne qui se fabriquenttre ° t0Í - ’ ^ ssì" f° n appelle piastres du Pérou -, d’au-S qui viennent du Mexique , & qu’on appelleV a J res Mexicaines. Ces dernières pèsent un peu plusA ue es autres ; mais elles lont d’un argent moins pur.
$I A VP T 'xt E COMM ‘
n. Nom d’une rivière de l’Etat de Venise, en Italie.
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Piavis 3 anciennement Anaffus. Elle a sa source dansles montagnes du Tirol, près de la source de la Drave.Elle baigne Cadore, Bellune , Feltri, & se déchargedans le golfe de Venise par deux embouchures, dontla plus méridionale prend le nom de Piavesselle , Scva passer à Trevigno. Maty.
A? Piave. f. m. C’est le nom que les Sauvages de Piléde Cayenne donnent à leurs Médecins, qui font auílìsorciers. Pour être reçu Piave , aggrégé au corps desPiaves 3 il faut passer par des épreuves très-rigoureusespendant dix ans, après quoi l’on reçoit le pouvoir deguérir toutes sortes de maladies. Quand quelqu’un deces Sauvages est malade, ces Piaves vont à fa case,où ils évoquent le diable, dans un lieu où l’on neVoit goûte, lui demandant pourquoi il lui a envoyéicette maladie, plutôt qu’à quelqu un de leurs enqj^mis, Sc ce qu’il faut qu’ils fassent pour le guérir. Çéttècérémonie achevée, ils se mettent autour du malade ,en faisant un bruit terrible avec leurs calebasses & au-tres instrumens. Si le malade a la fièvre , ils le souf-flent de tous côtés, le p restant entre les mains, & l’é-levant ensuite en Pair, comme s’ils tenoient quelquechose. Ils finissent en soufflant, & disent que par cesouffle ils chassent la maladie. S’il a feulement mal àquelque partie du corps, ils preilent cette partie avecviolence , & soufflent en Pair. Pour lesbiestures reçuesà la guerre , ce ne font pas les Piaves qui les pansent»mais des femmes qui connoistent plusieurs simples, Scfont quelquefois des cures admirables. La Mart.
PIAULARD. f. m. Qui pleure toujours. Qui se plaint enpleurant. Terme populaire.
Et Democrite un gros gaillard - 3Bien différent de ce piaulard.
Enfer burlesque de Molière. Dict. CoM«
Ce mot est bas.
PIAULER. Pleurer, íe plaindre en pleurant. Dict. Com.CotgraVE.Fur. au mot Pialler 3 qui signifie la mêmechose. On le dit auílì de ceux qui crient, 8c qui gron-dent toujours. Ce mot est bas.
PIAUTRE. Mot offensant du petit peuple de Paris. Va-de paslum. Envoyer quelqu’un au piautre , c’est l’en-voyer promener d’une manière méprisante Sc inju-rieuse. Voyeq Peautre.
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PIC. s. m. Terme de Géographie. C’est un nom quel’on a donné à quelques montagnes fort élevées, Scqui íe terminent en une feule pointe, à cause de leurressemblance avec un outil de fer , propre à fouir laterre & qu’on nomme Pic. Le Pic de Ténériffe : Pi-cus mons Tenerffa instuU. C’est la plus haute monta-gne du monde : elle est dans hie de Ténériffe, qui estUne des Canaries ; au sommet de laquelle personne n apu arriver, parCeque l’air y est trop subtil, & n estpas propre pour la respiration. On l’apperçoit en merde quarante lieues loin, Sc fa hauteur perpendiculaireest de deux mille & demi. C’est auílì le nom d une desAçores, dans laquelle il y a une montagne qui lui adonné ce nom. Ce Pic est fait en pain de lucre , Sc lihaut qu’il peut être vu de 30 lieues. Frézier.
Le Pic des Acores est à 349 degres, 30 min. de lon-gitude, & à 3 8 degrés, 3 y min. de latitude. Le Picde Ténériffe est à un degré , 30 mm. de longitude , &à 28 degrés, 30 min. de latitude nord, íelon Messieurs
de l’Académie. . - , .
Ce mot, qui signifie Montagne , auíii-bien que ceuxde Pui 3 puech 3 Sc pcch , a été traduit dans la basse La-tiniré par le mot de podium. Les Espagnols disent Pico.
Pic. si m. Gros poids de la Chine, dont on se sert parti-culièrement du côté de Canton. Il revient à 12; livrespoids de marc.
Pic, ou Picq, C est auffì une mesure des longueurs donton sc sert a Constantinople, Sc presque par toutes lesEchelles du Levant. Elle contient deux pieds, deuxpouces » deux lignes, qui font trois cinquièmes d’aunede Paris.