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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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if.'i' Physionomie se prend plus communément pour1’air, les traits du visage qui font juger du caractère 8cdu tempérament. Extantia in vultu & oculis indolisindicia. Nativa vultus compositio. On dit en ce sens\mo physionomie agréable, heureuse, noble balle, fu-neste , malheureuse, patibulaire , &c. Cet homme aquelque choie de grand dans faphysionomie. Celui-làa la phyfionomic patibulaire , a quelque chose de fu-neste dans fa phyfionomic. On a dit de quelqu’un, quesa phyfionomie-avoït toutes sortes de mauvaiíes quali-tés , hormis qu elle netoit point menteuse. Il avoit destraits íì marqués, 8c une phyfionomic si particulière ,qu’il étoit ailé à reconnoître. Bouh. Les physionomieslont souvent trompeuses. Fronti nulla fides .

PHYSIONOMISER. v. n. Juger par la physionomie du' n caractère d’efprit de quelqu’un. Ce mot n est pas reçu.

$3 PHYSIONOMISTE. s. m. Qui le connoît,ou prétendse connoître en physionomie ; qui prétend savoir laitde juger de l’humeur, du tempérament & du caractèredes hommes par les traits du yisage, & de connoîtrece qui doit lui arriver d’heurcux ou de malheureux.Physiognomon. Grand , bon physionomiste .

ífT PHYSIQUE, f. f. Science des choses naturelles 8c deleurs effets, qui rend raison de tous les phénomènes duciel 8c de la terre ; Science des corps considères dansl’état naturel, de leurs phénomènes , de leurs effets,de leurs affections. Physica 3 physice ,sive scientia re-rum naturalium. Les observations faites par la Sociétéd’Angleterre ont porté la Physique à Un haut point deperfection. Les Anciens ont fait de médiocres progrèsdans la Physique 3 soit qu’ils ayent négligé le secoursdes expériences, soit par l’humeur des Grecs incapablesd’application. Le Cl. Thaïes est le premier qui ait cul-tivé la Physique 3 8c étudié la conduite 8c les secretsde la Nature.

ísiE La Physique est générale ou particulière. La premièretraite des affections générales des corps ; la secondetraite des corps en détail. La Physique expérimentalecherche à découvrir la nature des choies par le moyendes expériences, fa Physique corpusculaire rend oucherche à rendre raison des phénomènes par le mouve-ment , la structure & la figure des corps 8c des partiesdont ils font composées.

On appelle aussi Physique 3 dans les Collèges, laGalle où l’on enseigne certe science. Classis physica.Cet écolier va en Physique , fait sa Physique.

Autrefois on donnoit le nom de Physique à la Mé-

' decine. Albobrandin. Borel. Voye ^ Physicien.

•íff Physique, adj. qui appartient à la Nature ou à laPhysique; naturel. Physicus. Corps physique 3 c’est-à?-dire, réel, existant dans la nature. Point physique 3 paropposition au point mathématique , qui n’existe que•par abstraction. Impossibilité physique , en parlant des•choses qui font impossibles selon l’ordre de la nature.Certitude physique , par opposition à certitude morale.Noycq ces mots. Horifon physique ou sensible. Noycqces mots. Prémotion physique. Noyey ce mot.

PHYSIQUEMENT, adv. dune manière réelle 8c physi-que. Physice.

PHYSOCÈLE. f. 5 Hernie venteuse du scrotum. Voycq

Pneumatocele. '

PHYTALE. s. m. Un des Héros de l’Attique. Phytalus.Cérès, cherchant fa fille , palla dans 1 Attique , Phy-tale la reçut chez lui, 8c la Deeíle, par reconnoiííance,lui fit présent de l’arbre qui porte des figues. Ce fruitn’étoit connu auparavant qu à la table des Dieux.

PHYTALMIEN. adj. Terme de Mythologie. Surnomque les Anciens donnoient à quelques-uns* de leursDieux en quelques villes. Phytalmius. Lqs Trœzeniensle donnoient à Neptune, auquel ils firent bâtir unTemple fous les murs de la Ville, parce qu il n inon-doit plus leurs terres de ses flots salés, & ne faifoit pluspérir leurs maisons. Hésychius le donne aussi à Jupiter.

Ce mot vient de <puV«, une herbe , une plante 3 8cçúœ. Phytalmius est un Dieu protecteur des plantes,des biens de la terre. Noyé £ Scaliger, Poe t. L. I 3 c. 16 .

PHYTEUMA.f. m. Plante qui pouffe plusieurs tiges àla hauteur d un pied , divisées en beaucoup de bran-ches. Ses feuilles font oblongues, obtuses au bout,

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longues d’environ quatre pouces. Ses fleurs font à plu-sieurs feuilles, irrégulières, vertes. Loríqu’elles fontpafàs, if leur succède des capsules membraneuses,relevées de trois coins, longues d’un demi-poucc, carre-lées , 8c qui renferment des semences presque rondes,noires. En Latin phyteuma. J. Bouh. Tournefort 1 ap-pelle Reseda minor vulgaris. C’est une espèce de Rese-da qui croît aux environs de Montpellier.PHYTOLACQUE. si f. Plante de l’Amérique, qui nousa été apportée de la Virginie , qui est une especede solanum, 8c que Tournefort nomme PhytolaccaAmericana 3 majori fruclu. De (ptrrw 3 plante 3 8clacque , parce qu’on tire de se s baies un suc dune cou-leur purpurine , approchant de celle de la lacque. Latige de cette plante a cinq ou six pieds de haut. Elle estgrosse, ronde, ferme, rougeâtre, divisée en plusieurs ra-meaux. Ses feuilles placées fans ordre font grandes,Veineuses, douces au toucher , d’un verd pâle, 8c■quelquefois rougeâtre. Il naît au haut de fa tige des pé-dicules qui soutiennent de petites sieurs disposées en• grappe. Chaque sieur est en rose, composée de plu*fleurs feuilles rangées en rond, d’un rouge pâle , dontle pistil fe convertit en baie presque ronde , molle »de couleur rouge-brun. On en élève dans quelques jar*dins, mais avec peine, à cause de la rigueur du froidde notre climat.

ffT PHYTOLOGIE. si f. Terme Didactique, de ,plante 3 8c ùoyoç, disicours 3 traité. Traité fur les plantes,leurs espèces, leurs propriétés.

PHYXIEN. adj. Terme de Mythologie. Surnom qu'oudonnoit à Jupiter chez les anciens Grecs, parce qunétoit le protecteur de ceux qui fe refugioient dans leslieux où on l’honoroit. Phyxius .

Ce mot est dérivé de <ptí?u , je fuis 3 f ai recours 3 } sme réfugie >

PI.

§3" PI. Ville de la Chine dans la Province de Suchuen,département de Chingtu.

(ft II y a aussi une ville & une forteresse de même n o mdans la province dc Nanking , département d’Ho-aigan.

PI. si m. Noyey Pui, & Pic. Pi-Nautier, ou Pct-NaU-tier. Podium Nauterium.

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PIACULAIRE. adj. m. 8c f. Qui a rapport à l’expiation»Sacrifice Piaculaira/fsieff lc nom qu’on donne à une of-frande , à un sacrifice, que l’on fait pour expier quelquefaute ou quelque péché. Le plus grand de tous les sacri-fices piaculaircs est celui qui a été fait fur l’arbre de ACroix pour racheter le genre humain. Les Critiques pu-blièrent que fEvêque de Luçon, en vue d’obteniï unchapeau, avoit sacrifié la Reine comme une victime pi&~culaire à son ennemi capital. L’Abbé Richard. Ce m o tvient du Latin piacularis , qui signifie piaculaire , 011expiatoire.

PIADENA. Nom d’un village du Crémonois en Italie-Platina. Il est fur l’Oglio, entre Crémone 8c Man-toue. ll n’est connu que pour avoir donné la naisian cC& le nom à Baptiste Platina, Auteur de la Vie desPapes. Maty. . ,

PIAFFE, si f. Démarche fière qui marque de la vanité,ou de la magnificence. Vaine íomptuosité en habits,en équipage. Fasius 3 tumida oflentatio. Dans les j° u 7res & tournois, les Chevaliers marchoient à 1 enVl

avec piafs e 8c éclat. Ce mot vieillit.

PIAFFER, v. n. Marcher avec fierté, avec postipeéclat. Faftu efferri , cumfaftu agere. Il piaffe avec e shabits magnifiques , ses superbes équipages. Dans cesens il est vieux. j

§3“ Mais on le dit en termes de Manège des chevauxont du feu 8c de la vivacité, qui lèvent les jambesdevant fort haut en marchant, 8c les replacent pr e si ^au même endroit, fans avancer, fans reculer,traverser. Il ne faut pas confondre cette action idu cheval avec celle de trépigner. • ■ ^

Pasquier dit que ce mot est moderne, 8c 1usage de son tems.