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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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auílî celui qui faisoit le Paysan à la Comédie Italienne,Sc dont il est parlé dans le placet raiíonné à Monsei-gneur.

Pourrieyvous bien,grand Prince , être avare d’un mot,Un mot coute-t-il tant à dire ?

Pt ce mot , quel ejl-il ? Lise% , voussave^ lire :

Qu on donne une part à Pierrot.

Recueil de Poésies ,par le P. Bouhours.

C’cst aussi un sobriquet qu on donne communé-ment aux Soldats du Résinent des Gardes Francoises,L-c.

PttRR.OT. On appelle ainsi un geai apprivoisé : au moins°n le provoque par ce mot à gazouiller. Le cri ordi-naire du geai apprivoisé, approche fort du son dumot Pierrot. |CF C est auilì le nom du moineau.P°ye? ce mot.

PlERRURE. s. f. Terme de Chaste, qui se dit des pe-ntes pierres, qui sont fur la meule de la tête du cerf,Sc forment la fraise. Cervini cornu spica & mola infi-gpi ter grandinosa . ^

PIÉRUS. f. m. Macédonien qui étant venu à Thespies,y établir le nombre de neuf Muses , Sc imposa àtoutes les neuf, les noms qu’elles ont aujourd'hui.D autres disent que ce Piérus avoir neuf filles, &Rn il leur donna les mêmes noms dont on appeloitles Muses, d’où il est arrivé que ses petits-fils ontpasté dans F esprit des Grecs pour être les enfans desMuscs.

PIES. s. m, pi. On a appelé ainsi certains Chevaliers, quiselon Flavien, furent institués en iy6e> , par le PapePie IV. Il les choisit indistéremment parmi les gensdepée & de robe , Sc il en fit pendant son Pontificat,jusqu à cinq cens trente-cinq. On les appeloit, com-me tous les autres, Chevaliers dorés , à cause de le-pée & des éperons dorés qu’ils portoient. Ils avoientle titre de Comtes Palatins, Sc pension de ce ,Pape,lequel ils portoient loríqu il sortoit en public, Sc aux-quels il voulut que les Chevaliers de l’Empire & deMalte cédassent le pas à Rome, Sc ailleurs. Ils avoiententre autres privilèges, celui de faire des Docteursen toutes Facultés & des Notaires publics, & delégitimer les bâtards. Dict. des Arts , 1731.

PIÉTABLE. adj. m. & f. Vieux mot. Pitoyable. Borei.Miserandus , a. Miserabilis , miseratione dignus.

PIÉTAILLE, s. f. Vieux mot. Infanterie. Froissard.On disoit aussi des Pions & Piétons , parce quils vontà pied. Borel. Pedites , pedestris acies.

Paix & amourfont de fa piétaille,

Qu il met devant en fa bataille.

Mehun , au Testament.

PlÉTE. s. f. Nom d’oiseau. Phalaris. Cet oiseau est fortcommun dans ie Soissonnois & le Beauvailis. 11 est plusgrand qu’une cercelle, & plus petit qu’un morillon : ily en a quelquefois de toutes blanches, Sc d autresqui ont du noir dans le champ de leur pennage ;mais leur couleur la plus commune est d avoir' ledessous de la gorge & du ventre tout blanc, Sc ledessus du corps noir ; les ailes comme celles dunepie ; les. pieds & la queue comme celles du mo-rillon : (on bec est rond Sc n’est point voûté par-des-|us; mais il est dentelé par les bords. Elle a unehupe à 1 endroit où commence le cou fur le der-

p.jss'N de la nuque. On écrit aussi Piette.

L FL. f. f. Terme de Mythologie. Les Romains mi-Ï 5 nt la piété au rang des Dieux. M. Attilius Glabriouunivir, lui érigea un Temple à Rome, dans lelaic he aux herbes , au lieu où avoit été la maison deson C ^ Clrunc - qui nourrit de son lait, dans la prison,est r' C j C 5 com me dit Festus , ou ía mere , comme ilT', 1 " 'r .us Cicéron, au L. I. de Nat. Deor. Danspi e ' 1Ve > I. XL , ch. 34 ; dans Valèrc Maxime, L

f - Sc dans Pline, L. VII, ch. 26. Stace dit

quelle cfcmcuroK reuríe & «ià à» m q™ .tierdu Ciel séparé, parce qu'â ne pouvoir íou ■ rks querelles des Dieux. Ailkurs , 1 dit que

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etoit sort bien venue dans le Ciel. Voye £ Ros m,Antiq. Rom, L. //, ch. 18. Boileau a dit décri-vant la piété;

La Foi d’un pas certain devant elle chemine ,

L’ Espérance au front gai l’appuie C-’ la conduit,

Et la bourse à la main, la Charité la suit.

f CT Sur les Médailles anciennes, la piété est représen-tée en femme, ayant la tête couverte d un voile,tenant de la main droite un timon , Sc de la gaucheune corne d’abondance.

IsT Piété. Vertu morale. Pietas. Disposition de cœur àFégard de Dieu, qui fait qu on sacquite avec beaucoupde respect Sc de zèle de ce qu'011 lui doit. On confondordinairement impiété avec la dévotion , quoique cedernier mot ne íoit relatif qu’à un extérieur pluscomposé. La Religion , dit M. l’Abbé Girard , est plusdans le cœur qu’elle ne paroit au dehors. La piété estdans le cœur, Sc paroît au dehors. La dévotion paroitquelquefois au dehors, fans être dans le cœur. VoyerDévotion Sc Religion , dans le sens où ce mot estsynonyme avec piété. Où il n’y a point de probité , iln’y a point de religion. Qui manque de respect pourles temples Sc pour les choses de la religion , manquede piété. Point de dévotion , fans attachement au cul-te des autels. Je ne puis supporter une piété étudiée Startificielle. S. Evr. On se Hatte d’ordinaire d obtenirle salut par quelques exercices apparens d’une piétésuperficielle. FlÉch. La piété ne consiste point dans lesexcès d un zèle outré Sc farouche. Fén. On se fait dela piété même, un métier où l’on veut réusiir com-me les autres. FlÉch. Les hypocrites se cachent sousFapparence trompeuse d’une piété plus pure Sc plus ra-finée. Fén. Une solide piété , doit être fans scrupule& sans grimace ; Sc auilì fans une certaine force d es-prit dangereuse. Le P. le B. Une piété étudiée restent1 artifice : la vraie piété n affecte rien. S. Evr. Cet ar-tificieux dévot ne se propose dautre but que de servirde spectacle au peuple ,& de se faire une réputationde piété. FlÉch. Comme sa piété est sincère , elle estfort gaie, Sc n a rien d embarrassant. Bon. Amestièdes , qui ménagez votre timide & avare piété , Scqui croyez avoir toujours assez fait pour votre sa-lut. Fléc. Loin d’ici cette piété d’imitation Sc decomplaisance, qui sous un feint amour de Dieu, cou-vre les désirs Sc les espérances du siècle. Id. Il n’y arien à faire dans le monde pour des âmes timorées Scscrupuleuses; Sc une timide piété est presque tou-jours malheureuse. Id. Il faut rendre la piété aimable,Sc elle ne peut pas 1 etre, si elle est farouche Sc inci-vible. Bouh.

Vous dont la piété solide ,

Loin d* étaler aux yeux de fastueux dehors ,

Et d’avoir d’indiscrets transports,

Est pour juger d’autrui toujours lente & timide .

Des-Houl.

%fT Piété se dit atisti dans quelques phrases du style sou-tenu pour l’amour qu on doit avoir pour ses parens.Voyci Amour Filial. Enée marqua pour son pereune piété vraiment filiale, eu le sauvant íur ses épaulesdu sac de Troye.

Pieté , íe dit en termes de Blason, pour signifier les pe-tits d un Pélican qui s’ouvre le sein pour les nourrir deson sang. Les le Camus de Paris, originaires de Poi-tou , portent dans leurs armes un Pélican avec la pic te,le tout de gueules.

Z 7 T Mont de Piété. Voyt^ Mont.,

PILLER, v. n. Qui ne se dit que dans les jeux de boule ,de quilles, de palet Sç autres, où il faut mettre le piedà une certaine distance du but pour jouer. Ad metam)î(lere pedem. Piétés bien , n’avancez pas tant la

jambe. , ,

On dit figurément Sc familièrement, se pjéter; pourdire, prendre bien les mesures. En ce sens , il est

réciproque.

0 CT PiÉTF.R ie gouvernail. Terme de Marine. C’est y