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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Ceux-ci voltigent sans cesse devant les requins ; maisquand on les prend , ils les abandonnent sort bien, &se replongent dans la mer. L’une & l’autre elpèce ahuit ou dix pouces à peu près de long. Les Espagnolsles appellent Tlburones.

IsoP PILOTER, v. n. Ficher en terre plusieurs pieux pouren faire une fondation , Sc bâtir avec plus de solidité.Defixis palis stipare . Dans les lieux où le fond n’estpas solide, il faut piloter avant que de bâtir.

On le fait quelquefois actif. Ainsi quelques-uns di-sent piloter un terrain ; pour dire , y enfoncer des pilo-tis. Ac. Fr.

PILOTÉ j ÉE. Participe.

Piloter. Terme de mer. C est ce que sont les Pilotes Cô-tìers ou Lamaneurs, qui conduisent les vaisseaux horsdes embouchures des rivières , des bancs Sc des dan-gers. Ceux qui ne voient point venir de Lâmaneur àleur bord, peuvent se servir de Pêcheurs pour les pilo-ter. Piloter un navire hors du port.

vê? PILOTIS, f. m. pi. Pièce de bois employée de íagrosseur, affilée par un bout, Sc quelquefois arméed’un fer pointu Sc à quatre branches , Sc frottée en facouronne d’une frette de fer , qu on enfonce en terreavec force, pour alîeoirles sondemens d’un édifice,dans Peau ou dans quelque lieu dont le fond n’est passolide. Palus. On ferre les pilotis ; on les brûle , on lesaiguise, pour les frire mieux enfoncer. On se sert d unemachine appelée sonnette Sc du mouton pour enfon-cer les Pilots ou Pilotis. Foye\ Sonnette & Mou-ton.

PiEOTis de support. Terme de Maçonnerie. Ce sont ceuxfur la tête desquels la pile est supportée.

Pilotis de retenue. Ce sont ceux qui sont au-dehors de lafondation , Sc qui fervent à soutenir le terrain demauvaise consistance, sur lequel une pile de pont estaffile.

ftCF Pilotis de remplage. Ce sont ceux qui garnissentPespace piloté.

tfcf Le pilotis est diffèrent du pieu en ce qu’il est tout-à-fait enfoncé dans la terre, & que partie du pieu paroîten dehors au-dessus de Peau dans une palée. F)yerPalee.

On dit figurément, lorfqu’on a pris toutes ses sû-retés dans une affaire, qu on la croit ferme & inébran-lable , quelle est fondée lur pilotis , qu on a bâti furpilotis . Firma , tuta , stabilis. Exprelîîon familière.

Ce mot vient de pila , ou piluticum.

PlLSEN. Nom d’une ville de la Bohême. Pilfenum , Pil-fena 3 Pilfina. Elle est capitale du Cercle de Pilfen 3bien fortifiée, & située fur la rivière de Miels, à qua-torze lieues de Prague, vers le couchant méridional.Matv. Long. ; i d. 18 m. Lat. 49 d. 45 m.

PlLSNA, PILSNO. Nom d’une petite ville de la Hautc-Pologne. Pilfina. Elle est íiir la rivière de Wilfoke, dansle Palatinat de Sandomir , aux confins de celui deCra-covie, & à vingt lieues de la ville de ce nom, vers le. levant. MATV.

PssT. f m . Nom d’homme qui s'est fait par corruptionde celui d’Hippolyte , Sc qui se dit dans le nom d’unheu nommé Saint Pilt. Voye\ Hippolyte. C’est ainsiqu en Autriche on a fait Polteti du même nom Hippo-

P ' lyte '

IET , est auffi le poivre d’Inde, ou poivre du Brésil ; Scsos Arboristes, dit le P. Du Tertre , le nomment Cap-fcum 3 M. De Poincy n’en distingue que trois sortesáux Antilles ; mais le P. Du Tertre dit que c’est peuconnoître le pays, & qu’outre les douze sortes dont Pi-on a donné les figures , il en a vu une treizième danse jardin du sieur Morin. C’est la principale épicerie ,tant des sauvages que des habitans François des Antil-os. M. De Poincy dit que les Sauvages le nommentp ix J ^ Cztive. Foyer cet Auteur, C. X. Art. 1 . LePìI Ttnt TRE > T. III. C. I. §. 7. Sc Pison.

L1 > ou PYLTYN. Ville du Duché de Curlande ,

e ^ Ulì pays du même nom , fur la rivière de^Windorr.

. r ^hULE. c f. Terme de Pharmacie. Médicament enorme de petite boule composé d’ingrédiens pulvérisésincorporés ensemble par le moyen de quelque íi~

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f op, huile ou quelque liquide que ce soit. Pilula , Ca-tapotium.

On les a inventées en saveur de ceux qui ont dela peine à boire des médicamens disions. Il y a des pi-lules anodynes 3 somnifères 3 laxatives , apéritives 3hystériques 3 antinépkrétiques. Il y a aussi des pilulesdorées, qui sont de couleur jaune ; d’autres de Nicolasfine quibus , on sous-’entend este nolo , à cause des bonseffets qu elles produisent pour purger la pituite & labile, & pour guérir les maladies de la tête. La base despilules est d’ordinaire l’aloës y.Sc l’on y mêle la seám-monée, l’agaric, le tUrbith , les hernrodactes , le sé-né , la rhubarbe, le mercure, &c. Les pilules aggréga-tives de Méfué 3 sont nommées vulgairement polychreftes j parce qu on prétend que de toutes parts ellesamassent les humeurs corrompues, afín que la natureles jette dehors plus aisément. Les pilules gourmandesde Méfie , iont composées d’aloës pour base , de mai-rie Sc de roses rouges , & sont appelées stomachi-ques 3 parce qu’elles fortifient Festomac, Sc gourman-des 3 parce qu on les prend avant le repas , Sc qu ellesn’empêchent point de manger.Les Médecins les dosentdifféremment. Il y a des pilules que le peuple appelleblanches 3 Sc les Apothicaires béchiques , ainsi nom-mées , parce qu’elles sont propres pour la toux , qu’enGrec on appelle B»£. On les appelle auffi hypoglotti-des , parce qu’on les saisie fondre doucement sous lalangue. On enveloppe les pilules ordinairement d’unefeuille d’or, de pain à chanter, ou de sucre, afinqu’onn’en lente pas le mauvais goût.

Il y a des pilules faites de régule d’antimoine, quipeuvent servir une infinité de sois, & avec lesquelleson pourroit purger une ville entière. On leur a donnéle nom dé pilules perpétuelles.

§ 3 “ Au figuré, dans le style familier , dorer la pilule àquelqu un, c est ellàyer sous des apparences ffateusesde le porter à une choie pour laquelle il a de la répu-gnance. C est auffi accompagner de paroles ffateuses Scagréables le refus qu’on fait d’une chose, pour ia ren-dre plus supportable, moins fâcheuse.

£KT Faire avaler la pilule à quelqu’un, c’est lui faire faireune chose pour laquelle il a de la répugnance.

Le nom de pilule vient de fa figure ronde, commeune petite balle , en Latin pilula 3 qui est un diminutifde pila j, balle à jouer. Il pourroit encore venir de cequ on pile long-tems les pilules dans un mortier, ap-pelé auffi en Latin pila 3 pour les malaxer. Les Grecsdonnoient à ce médicament le nom de ufìeenl-nov 3 mé-dicament qui se prend en avalant ; du verbe uoêìec? w»,deplutio j j’avale ; parce qu’on avale les pilules fans lesmâcher.

ffc? PILUM, f. m. Arme de jet,chez les Romains. Foye\PlL.Ë Fpif.il

PILUMNE , ou PILUMNUS, f. m. TermC de Mytholo-gie. Nom d’un Roi d’Itaíie. Pilumnus. Il étoit fils deJupiter, Sc il régna dans la partie de la Pouille, qu’onnomma depuis Daunie. Il épousa Danaé , dont il eutDanaris , pere deTurnus. Nonnius Marcellus le met ailnombre des Dieux. Il dit qu’il présidoit avec Picumnusaux auspices qui se faisoient dans la cérémonie des no-ces , Si il cite íur cela Varron, De vita Popul. Rom.L. II. Varron dit encore que Pilumnus , Sc Picumnuscroient les gardiens d’une femme en couche , pour ladéfendre contre Sylvain Sc Faune , Sc les empocherd enti er la nuit dans la maison. Ce Dieu fut ainsi nom-mé à Pilo 3 dk Saint Augustin , De Civit. Dei 3 L.FI. C. ç. On lui artribuoit l’invention de piler le blépour le préparera être mis en pain. Voyey Rosin ,Antiq. Rom. L. II. C. I 9 ‘ Thomas Bartholin, DePuerperio Feter. Sc Voslìus, De IdoloL L. L C. yo.

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fíTFPlMAR. Círycx au mot Pie, grand pic noir. C’est lamême chose.

fp PIMBÊCHE, f. f. Terme de mépris, dont on so sertdans le style familier pour designer une femme imper-tinente, qui fait la précieuse. C est une vraie pimbêche^une petite pimbêche.