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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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LIMBES, PIMBO, ou PIMBOU. Petite ville de Francedans le pays de ChaloíTe, au Turían, entre Miramont,Sc Roquerai t de Turían.

PIMENT, f. m. Plante qui est une espèce de pâte d ore ,ou Chenepodium. Elie poulie une tige ronde, droite ,velue, n ayant guère plus d’un demi pied de hauteur ,<livifee dès le bas en plulìeurs petits rameaux. Ses feuil-les font rouges au commencement, ensuite pales, dé-coupées comme celles du chêne , parsemées de'groiíesveines, Sc attachées à de longues queues. Ses rieurs«aillent par petites grappes, en grande quantité , lelong des rameaux ; chaque Heur est à plulìeurs étami-nes soutenues par un calice découpé jusqu à la base.Lorsque certe Heur est pallée, il lui succède une se-mence presque ronde enfermée dans une capsule. Saracine est petite , blanche , garnie de peu de Hbres.Cette plante a une odeur agréable Sc aromatique. M.Tournefort l’appclle Ckenopudium Âmbrojìoides folioJìnuato. Elle est bonne pour i’aichme, Sc pour provo-quer les mois aux femmes.

Piment-Royai. Le Piment-Royal , que l’on appelleRlius , a plulìeurs petites branches , auxquelles fontattachées des feu lles deux à deux , Sc semblables à cel-les du cormier. Il Henri t au mois de Mai : au bout dechaque branche il vient une grappe qui est verte aucommencement, & croisant peu à peu prend une cou-leur vermeille, Sc a la f:n cetre Heur, qui reífemble àl’amarante, est d un pourpre éclatant Sc velouté, mêléede quelques petits grains de jaune doré, qui la rendentencore plus belle.

Le Piment , ou Poivre d’Efpagne en gouíîes , s’ap-pclle au Pérou, Sc dans l’Amérique méridionale, Agi.On y en voir des campagnes toutes couvertes. Les Es-pagnols du Pérou en mettent dans tous leurs mets. Onen confit dans le vinaig. e pour la mer. Le goût des Es-pagnols du Pércu est li général pour cette épicerie ,qu ris ne peuvent s’en passer dans aucun ragoût, quoi-qu’elle soit 11 piquante, qu a moins d’y être accoutu-mé, il n’est pas polìibled’en goûter : & comme elle nepeut croître dans Ia Pelta , c'eft-à dire,dans les mon-tagnes , il descend tous les ans quantité de Marchandsqui enlèvent tout le Piment qu on cultive dans les val-lées d Arica , Sama, Tacua , Locumba Sc autres , àdix lieues à la ronde , d’où l’on compte qu il en fortpeur plus de 600000 piastres, quoiqu’il se vende à bonmarché. Frézier , p. 1 37.

PIMENTADE. s. f. Nom d une sauce dont les Insulairesse servent pour toutes fortes de mets. Elle tire ce nomdu Piment des iles, parce qu il en fait la principale par-tie. Cn Rectale dans du lu c de manioc qu’on faitbouillir, ou dans de la saumure, avec de petirs citronsverts. La pimentade ne sert pas seulement pour aiguiserles lances, on s’en sert encore à laver les Nègres que1011 a ecorches à coups de fouet ; cela fait une douleurhorrible,mais c’est un remède assuré contre la gangrène,qui ne manquerait pas de venir aux plaies. Je fis met-tre le sorcier aux fers, après lavoir fait laver dunepimentade. Le, P. Labat.

PIMEVILLE. Bourg de France dans I’Anjou, Electionde la Flèche.

PIMPANT, ANTE. adj. Qui est leste, magnifique en habits. J’ai vû ce Financier fongueux, maintenant H estleste & pimpant. Sa femme eh pimpante & magnifique.Faire le pimpant. Ansatum ambulare. FAcnage prétendqu’on dit pimpant , au lieu de pompant. Ce terme

de raillerie Sc de badmerie ne se dit que des per-sonnes. A

On Ra dit du style. Oui, MécénasIui-meme, le Pro-tecteur des Muses, le patron de leurs nourrissons,fans lequel le siècle d’Auguste eût été auiìì sterile enproductions savantes , qu’il a été fécond en chef d œu-vres , le même homme eut un style pimpant Sc tres-vicieux par ses raffinements. Morabin. Mauvaisstyle.

PINPERNEAU.f. m. Poisson de mer. Spams. Borei.

PIMPESOULe. s. f. Terme qui se dit dans le style fami-lier , en parlant dune femme qui fait la delica' e Sc laprécieuse. C est une vraie Pimpefonce. Cc mot est cl’un,usage aslèz rare.

PIN

PIMPILIM. s. m. C’est ainh qu’on appelle à Bengale , lepoivre long : les Indiens le nomment au {h pépéli , &Saumaise ne croit pas qu'on puilíe douter que le mw-ft des Grecs 11e vienne de-la, comme ils avoient pnsleur Zingiber, duZengcbil des Indiens. Voye\ cet Au-teur fur Sohn,/>. 1026 & 1 072. Et le mot Poivre.

ìfT PIMPLÉES, ou PIMPLEÏDES , Pimplea , Pimplei-des _, surnom des Muses, qui leur fut donné de Pim-pla , montagne & fontaine de Macédoine, qui leurcroient coslàcrées.

PIMPOU. í. m. Terme de Relation. Nom d’un Tribunalsupérieur de la Chine. Supremum militia tribunal. L £Pimpou étend fa juridiction fur les troupes, Sc fur lesOfficiers qui les commandent. P. Le Comte.

PIMPRELC CHER. v. à. Accommoder les cheveux »cocffer d’une manière bizarre Sc extraordinaire. LaMartin, fameuse Coëffeuse,lavoir pimprelochée pafplaisir comme un patron dc mode. Tous les cheveuxcoupés fur la tête, Sc frisés naturellement par cent pa-pillottes qui lui font souffrir mort & passion toute R

nuit. Tout cela fait une petite tête de chou ronde.

C’étoit la plus ridicule chose que l’on pût imaginer- • - •Lettres de Madame de Sé vigne, i n-/2. /7 26. Tom<

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PIMPRENELLE, Sc autrefois PIMPINELLE. f. f. plan'te qui poulie des riges à la hauteur d’an pied ou d unpied Sc demi, rouges, rameuses. Ses feuilles íont pe-tites , presque rondes, dentelées en leurs hords, ver-tes par-desius , bleuâtres par dessous, rangées par par-tes fut une côte grêle, rougeâtre, velue. Au sommetdes tiges, naissent des têtes rondes , garnies de petitesHeurs qui íont des rosettes à quatre quartiers,purpuri-nes par dehors,verdâtres par dedans,du milieu deíqucl"les s’cléve une touffe d’étamines,tantôt jaunes,& tantôtpurpurines. Son fruit est à quatre angles, de couleurcendrée ; il renferme une ou deux semences. Sa racineest longue, menue, divisée en plusieurs branches, en-tre lesquelles on trouve des grains rouges, qu’on nom-me Cochenille JilveJlre. Cetre espèce de pimpreneljfRappelle en Latin Pimpinellasanguiforba minor hirjfta. C. Bauh. Elle est propre à purifier le sang, Sc à ré-tablir le ressort des parties ; elle arrête les hémorra-gies, tant extérieures, qu’intérieures , on la mang ecommunément en salade. Les Teinturiers sè servoie^autrefois de la Cochenille silvestre, pour teindre enécarlate. Les friands mettent de la pimprenelle da )lSleur vin pour lui donner bon goût.

Ass II y a une espèce de pimprenelle qui croît sans culturedans nos provinces méridionales. Pimpinella a S ri ffnóides odorata. Ses feuilles ont une odeur agre a y. 'Elles font composées de trois ou quatre rangs de >°‘ 10les longuettes , profondément dentelées, fort velues»qui reílemblent à celles de l’aigremoine. Les tiges d ^viennent très-branchues. Lepiquile termine est art 011di. Les semences mûrissent en automne.

P I N.

s-

PIN. s. m. Arbre quon distingue en cultivé, o» doi ^,tique, & en sauvage. Le pin cultivé est grand, e c r ^droit, nu en bas, rameux tn haut, couvert d’une ece rouge & rougeâtre. Ses rameaux font disposesintervalle comme les rais d’une roue. Ses feuilles nsent deux à deux, longues, fort étroites, toujours ^tes, pointues, Sc piquantes par le bout d’en- haut, ^veloppées par le bas d’une gaine membraneu e * ^chatons font à plusieurs bourses membraneuses, q ^s’ouvrant laissent voir deux loges rempH eS “ anCfrète menue. Ses fruits deviennent de gf°“ es P . 01 c 0 l i-écailleuícs, presque rondes ou pyramidales,/^^leur rougeâtre : les écailles qui la composent,

rcs » ligneuses -

folies , dans effir , CU j C 5- ^ ans leur longueur de deu»

oiseuse qui renfpr ^ estes est couchée une coque

r °nde, bbnchr Une semence oblongue, à demi-

Pignon . Cetre esef “i gOÚr > rendic ’ <l»’on noi*'nus sativa. C R A „~ n, dc P in Appelle en Laun /

Jérobilus, Ipécarcp â j 3 pomme de pin , conus, 0 ^

Sentes, on V e , r ^ es . feuilles du pin son r asti/" *ert dans k dyllenterie ; ses sommités

soirs