Band 
Tome sixieme. [MIT - PRO.]
Seite
805
JPEG-Download
 

P L À

Placer bien ses aumônes , ses charités, cn faire unebonne application , les faire avec discernement à despersonnes qui les méritent.

Placf.r , poser, mettre; synonymes. Mettre a un sensplus général ; poser & placer en ont un plus restreint.P lacer , c’est mettre les choses avec ordre, dans lerang & dans le lieu qui leur conviennent. Pour bienplacer , il faut du goût Sc de la science. On place descolonnes avec symétrie. Syn.Fr. Voy. les autres mots.

On dit au jeu de paume , placer bien la balle, pourdire, pousser la balle, en forte quelle aille frapper1 endroit qu’on veut. On dit dans le même sens, qssunjoueur de paume place bien son coup. On dit aullì,cn termes d’eí'crirne ,placer bien son coup. Ac. Fr.

Placer. un homme a chevai. Terme de Manège.C’est lui assigner la position dans laquelle il doit yêtre , l’atritude qu’il doit tenir à cheval. Etre bienplacé à cheval, c’est y être dans une belle attitude.

ft? Placer , signifie aussi, mettre son argent à prosit.Pecuniam collocare nominibus , ou in nomma. Cetavare est en peine de placer son argent. On lui con-de le place r sur le Roi.

On dit aussi placer quelqu'un , lui donner un établis-sement , une condition sortable. Placer un commis,placer un jeune homme dans la cavalerie, dans l'in-fanterie. On dit qu’un pere a bien placé ses enfans,loríqu’il leur a procuré des établissemens avantageux.Placer un domestique dans une bonne maison.

Placé , ée. part. pals. Sc adj. Collocatus , locatus.

CfcT Cette boutique est bien placée ; c'est-à-dire, dansun quartier bien achalandé Sc de grand débit.

On dit, en termes de Manège, un cheval bien pla-cé , pour dire, dont le front tombe perpendiculaire-ment furiebas du nez.

fJGTOn dit figurément, qu’un homme a le cœur bienplacé , pour dire qu il est plein desentimens d’hon-neur 8 c de vertu. Generoso & sorti ammo esse. Ondit dans un sens contraire , avoir le cœur mal placé 3n'avoir rien des sentimens d'honnete homme.

PLACET, f. m. Tabouret, petit siège qui 111 ni bras nidossier. Sedecula.

Saint-Amant ríeut du Ciel que sa veine en partagerUn lit & deux placers composaient tout sou bien.

Bon.

Placet, est aussi une requête abrégée , ou prière qu’onprésente aux Rois, aux Ministres, ou aux Juges pourleur demander quelque grâce, quelque audience. Li-bellus suplex. Le Roi reçoit gracieusement tous lesplacets qu’on lui présente. Son placet a été répondu.Il y a des jours où l’on plaide les causes du rôle, &d’autres où l’on plaide les placets. On a de la peine àpouvoir entretenir cet hom me-là ; on n’a audiencede lui que par placets. On donne des mémoires suc-cincts des affaires dans des placets. Les Lettres deChancellerie portent cette clause : sans demander

placet , visa 3 pi pareatis ; pour dire, quelles fontexécutoires par ellcs-mêmes , fans demander aucunepermission à des Juges. Ce mot vient du Latin p/u-c ‘ea£, à caníc qu on les commence par plaise au Roi 3„ ù Monseigneur le Président, à c.

C’ es un placet, Monsieur 3 que je voudrois vous lire ,Et que dans la posure ou vous met votre emploi ,Pose vous conjurer de présenter au Roi. Mol.PLACIDE, s. m. Nom propre d’houune. Placidus. ,Congrégation de Saint Placide. C est une Congic-gation de Bénédictins réformés dans les Pays-Bas.Ellecommença par l’Abbaye de Saint Hubert en Ardenne,sondée l’an 70 6 , par Saint Bérégise, Prêtre. Les Moi-nes de Saint Vannes y portèrent la réforme lan 1618 ,y ayant été appelles par D. Nicolas de Fanion , saintReligieux de cette Abbaye , qui cn fut élu Abbe dansle tems justement qu’il commençoit à travailler à laréforme. Uoye; le Pere Hélyot, T. VI > Ch. y 7 , p.296 , a suiv.

PLACIER, IÈRE. f. m. & f. Fermier des places d’un mar-ché , celui qui loue les places aux harangères, fruitiè-res , ou autres gens qui vendent & étalent leurs mar-csiandsses. Locorum locator 3 redemtor. Le Placier de

P L A 807

la halle en rend tant au Domaine du Roi. Le Pla-cier est tenu de faire nettoyer le marché.

PLACITÉ, ÉE. adj. Terme de Barreau. Approuvé ,agréé. Sancitus 3 a.

M. de Mervilîe s’est servi de ce mot dans le titre deses Décisions fur la Coutume de Normandie, in fol.articles placités ou arrêtés. . . Mer c. de Mars 17 31 3p. j j S. On appelle en Normandie, articles placités 3i f 2 j-articles arrêtés à la Cour fur pluheurs articles dela Coutume.

PLACTIQUE. adj. m. & f. Terme d’Astrologie qui sisdit d’un aspect qui n’est pas dans le degré juste, maisqui est dans sorbe de lumière des Planètes, qui font enaspect ; enforte que le Soleil, par exemple, est en car-ré de Mars, lorfqu’il est au 15 e degré d’A ri es, Sc qu®Mats est au 10 e du Cancer ; car, quoiqu’il ait 9 y dé-grés de distance, qui est plus que le quart du cer-cle , ils font toujours en carré placlique, parce quel’orbe de lumière du Soleil & de Mars, est de plus dey degrés, qui passent le carré parfait.

PLAFOND, f. m. C’est le dessous d’un plancher quiest cintré, ou plat, garni de plâtre , ou de menuiserie,& souvent orné de peintures. Laqueatum tabulatum.Les plafonds fout faits pour cacher les poutres Scles solives.

Plafond de pierre. C’est le dessous d’un plancher faitde dales de pierre dure, ou de pierres de leur hauteurd’appareil. Ces plafonds font ou simples, comme ce-lui du porche de l’Egliíe de l’Alsomption rue Saint-Honoré , ou avec compartiment Sc sculpture, com-me au portail du Louvre. Daviler.

Comme la plupart des plafonds antiques étoient debois, ainsi que les nôtres ; il n’en reste point de ves-tiges , Sc 1 on n’en peut juger que par les écrits desAuteurs. Ils nous apprennent que les plafonds desPalais croient de bois précieux, & d ouvrage de mar-queterie , fort riches par la diversité des bois de cou-leurs, de l’ivoire , & des nacres de perles. Sc par lescompartimens qui les compofoient. Il y en avoir quiétoient ornés de lames de bronze, ou faits tout entiersde cette matière. Le plafond du portique du Panthéon,qui ne subsiste plus, étoit revêtu de bronze.

On appelle aussi plafonds , lès tableaux qu’on metau haut des planchers, & dont les figures doivent êtreraccourcies avec la proportion requiíe pour ctre vuesde bas cn haut. Lmagines in tabulato depichz fecundumregulas optices. U vient de Flandre quantité de pla-fonds en toile, qu’on étend fur des châssis. ,

Plafond , se dit aussi de la saillie ou du dessous du lar-mier de la corniche , qu’on appelle autrement softe.Corona projeclura.

PLAFONNER, v. a.Garnir de plafonds, en couvrir lchaut d un plancher. Laqueato tabulato inflruere 3 orna-re. Cet appartement est bien orné , 8c tout plafonné.

|C? Plafonner une figure. Terme de Peinture. C’estlui donner le raccourci nécellaire pour qu’elle fasteun bon effet, étant peinte fur le plafond , & vue debas en haut.

A? Plafonner, v. n. On dit en Peinture qu’une figureplafonne , lorsque dans une voûte , ou dans un pla-fond , elle est tellement conforme aux règles de la per-spective , qu’elle paroît telle qu’on a eu dessein de la

représenter. g

A? PLAGE. s. f. du Latin plaga ; du Grec

qui signifie chose plate & unie. Il a divers sens en Géo-graphie. . r , ,

AT C’est en général, une partie, ou un elpace de laterre, par le rapport qu’elle a avec quelque partie duciel, avec les zones, par exemple, ou les climats ,ou avec les grandes parties du monde, le septentrion,le midi, l’orient, Foccident. Dans ce sens, c’estpresque la même chose que région. Ainsi, quand ondit qu’une ville est vers telle plage du ciel ; c’estcomme st l’on disoit qu’elle est vers telle région duciel. La Martin.

gKT Plage , a aussi la même signification que rhumb dcvent. Voy ct; ce mot.

Plage , signifie plus ordinairement rivage de merplat & découvert, rivage fans ports Sc lans rades, qui