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#CT Planter un soufflet sut la joue de quelqu’un , c’estlui donner un soufflet. Alapam impingere. Planterquelqu’un en quelque endroit, c’est l’y laisser en par-tant. Le planterXi c’est se séparer de lui. Planter quel-que chose au nez de quelqu’un, lui reprocher en facequelque chose de désagréable. Expression figurée. Cesfaçons de parler ne font admises que dans le style fa-milier.
En termes d’Architecture , planter un bâtiment,c’est en disposer les premières assises de pierre dure furla maçonnerie des fondemens, drellée de niveau, sui-vant les cottes Sc mesures , avec toute i’exactitudepossible. Daviler.
K 3 " Se planter devant quelqu’un, c’est se poster devantlui, s’y tenir droit. Il s’est planté devant moi, Sc m aempêché de voir la cérémonie. Il est du style familier.
On dit figurément qu’un homme se plante bien surses jambes, fur ses pieds, pour dire, qu’il s’y tient debonne grâce. Voye% Planté.
Planter une forme. Terme de Sucrerie. C’est la mettrefur ion pot pour lui faire son fond, Sc la préparer à re-cevoir la terre qui blanchit la cationnade.
PLANTER , se dit proverbialement en ces phrases. Mevoilà bien planté pour reverdir ; pour dire » on m’aabandonné en un lieu où je ne sai que devenir, derelictusfum. On dit aussi de celui qui est relégué en une maisonde campagne , qu’on l’a envoyé planter des choux.
PLANTÉ, ÉE. part. Sc adj. Il a toutes les significa-tions de son verbe. Choux plantés au cordeau, arbreslantés en quinconce. On dit que des cheveux fontien plantés 3 pour dire , bien placés.
§CT On dit qu’un homme est bien planté fur les jam-bes ; Sc dans le même sens qu’une figure en pied, qu’u-ne statue, est bien plantée 3 pour dire, qu’elle est re-présentée debout dans une belle attitude.
§ 3 “ Une maison bien plantée , bâtie dans une situationagréable : Sc en parlant d’une terre, on dit qu’elle estbien plantée , pour dire, qu’il y a un grand nombrede belles avenues.
En termes de Blason, on dit d’un mur représentédans seau, qu’il y est planté.
PLANTEUR, f. m. Qui plante des arbres. Confitor 3 fa-tor 3 plantator. On dit aussi d’un Noble qui vit à lacampagne, que c’est un planteur de choux. *
Planteur, f. m. Les Anglois nomment ainsi les habitansqui passent dans de nouvelles colonies pour établir desplantations , ce qui les distingue des Avanturiers , quifont ceux qui prennent des actions dans les Compa-gnies formées pout soutenir ces colonies. Les Plan-teurs se nomment en France habitans Colons , ouConceffionaires ; les Avanturiers, Actionnaires.
PLANTIN. Foye% Plantain.
PLANTOIR, f. m. Instrument de Jardinier avec lequelil plante. Satorius paxillus. C’est un petit fer pointu& emmanché, qu’on appelle autrement une houlette.
C est plus communément une cheville ou un mor-ceau de bois, pointu par en bas, avec une espèce demanche par en haut,dont on se sert pour faire des trousen terre, pour planter les plantes qui ont peu de raci-nes , choux, poireaux, laitues, &c.
On se sert aussi de plantoir pour planter les boutures.Les plantards de saule Sc de peuple se plantent avec leplantoir. On se sert aussi du plantoir dans quelques pro-vinces pour planter la vigne.
PLANTUREUSEMENT. adv. Copieusement. Co-piose , large. Nous mangeâmes plantureufement. Nousavions plantureufement de tout ce que pouvoit fournirla saison. Bon pour le style familier.
PLANTUREUX, EUSE. adv. Abondant, copieux. Abun-dans , copiosus. Il nous a fait un plantureux tepzs. Aprèsle repas qui fut long Sc plantureux , ils s’entretinrentde tout. Ablanc. On a fait à ce malade une plantureusefaignéesil a fait une plantureuse évacuation. Une mois-son plantureuse , c’est-à-dire , pleine moiston. PierreAbaillard enseignoit à Paris, fans autre récompense quecelle de la-gratitude des ses écoliers, qui toutefois étoitlï plantureuse , que de son gain il fit construire le Mo-nastère du Parader. Hermant. fsT U n’est que dustyle familier. On dit mieux un pays plantureux.
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Ce mot vient de plenus.
PLANURE. f. f. C’est le bois que la plane coupe, Sc quitombe aux pieds de l’ouvrier, à mesure qu’il plane.Affula 3 fcobs. Ces planures sont bien grossies. Les pla-nures ne font «bonnes qu’à allumer le feu.
PLAPPER. f. m. Petite monnoie de billon qui sc fa-brique à Bâle en Suisse, & qui n’a point de cours dansles autres Cantons. Le plapper vaut un fou de France.
PLAQUE, f. f. Lame de métal peu épaisse Sc aplatie. ll Yen a qui fervent à fortifier des ouvrages de charpente-rie Sc de maçonnerie. Lamina. On revet quelques por-tes de plaques de fer. On renforce les coffres forts deplaques de fer par dedans. Lamina ferrea. On fait descontrecœurs de cheminée avec des plaques de fer, defonte. On a mis cette épitaphe fur une plaque de cui-vre : on en met aussi fur des plaques de marbre, fur desmarbres incrustés. Quelques-uns-appellent la plaqued’un pistolet, ou d’une arme a feu, ce qu’on appelleaussi la platine.
Ménage dérive ce mot du Grec tabula,planche.
Plaque , se dit aussi d’une pièce d’argenterie ouvragée,au bas de laquelle il y a un chandelier ; qu’on met dansles chambres pour les parer Sc pour les éclairer. Af'gentea lamina. On avoir autrefois des plaques d’ar-gent magnifiques, mais l’ufage en est presque perdu.On faisoit aussi des plaques avec des glaces de miroir.
§ 3 ” On appelle aussi plaques d’or & d’argent, des mor-ceaux de ces métaux qui ont retenu la figure des vais-seaux dans lesquels ils ont été fondus. On tire des Indes& d’Efpagne de for Sc de largeur en plaque.
Plaque* Terme d’Horlogerie. La plaque d’une penduleest celle fur laquelle on attache le cadran d’un côté, &le mouvement de l’autre. La fausseplaque est une pla-tine de la grandeur du mouvement,fur laquelle on rivede petits piliers pour donner la hauteur convenable àfa cadrature. Les montres ont de même leurs faujjesplaques ; mais elles font un peu plus basses que les pla-tines du mouvement.
Plaque , se dit aussi chez les Perruquiers d’une partie dela perruque qui est tressée d’une manière particulière ,Sc qui est quelquefois faite à l’aiguille, qui sert à met-tre sur le devant de la tête, ou pour imiter une tonsureecclésiastique. Capillaceum reticulum.
Plaque , en termes des Eaux & Forêts, est la marque dumarteau qu’on met fur les arbres pied-corniers, pourtirer des alignemens de l’un à l’autre, qu’on appelle au-trement miroir. Amufjìs.
Plaque, parmi les Fourbisseurs, signifie la partie d’un?garde d’épée qui couvre la main , qui est d’ordinaireouvragée. Enjìs scutula.
IfT Plaque , terme de Lutherie. Dans les orgues on ap-pelle plaques 3 des morceaux de plomb de forme ron-de , que l’on soude sur certains tuyaux , pour leurfair?rendre un son plus grave d’une octave que celui qu’il 5rendroient s’ils étoient ouverts.
Plaque. Terme de Fleuristes. Ils disent: j’ai deux tuli-pes dont les plaques font fort distinctes d avec la cou-leur 6c le panache; ce qui me donne espérance quil-les íe parangonneront.
Plaque, f. f. Nom d’une ancienne monnoie de Franc?Sc de Flandre. Placa. Cette monnoie étoit d’argent,Sc avoir cours dans les Pays Bas, où les Ducs de Bour-gogne la faisoient battre; delà elle passa en Fran-ce. M. le Blanc, dans son Traité historique des Mon-noies de France, en parlant de Charles VU, p. 2 Ç 9 >dit : pour monnoies d’argent on fit pendant ce règnedes gros & des demi-gros d’argent fin , des plaques *Limitation de celles que le Duc de Bourgogne fau° lCfaire dans les Pays-Bas. Celles du Roi se fabri quoien £à Tournai : elles étoient d’argent fin aussi bien que ‘ eígros tournois : Sc les plus entières que j’ai vues »pesoient 68 ou 69 grains. J’enai aussi trouvé quelques-unes de billon, c’est-à-dire, au-dessous de y denie fSde loi. Le même Auteur ,p. 30 3 3 met les plaques d®Flandre fous ce même règne à iy deniers. Il est P 3lledes plaques dans un Edit d’Henri VI Roi d’Angj cter 're, du 26 Novembre 1426. Et il paroît par Sicqui cite Skene, que ce mot étoit aussi en usage en /1gleterre où on 1 ’écrivoit plack 3 Skinner dit s ùrc biest