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ensuite ses Princes particuliers. Le Czar Jean BasileL en rendit maître , 8c ses succeíseurs le possèdent en-core aujourd’hui. Maty.
PLESSE. Nom d’une petite ville de la Silésie, capitale dela Baroni e de Plejje. P lésa. Elle est défendue par unebonne citadelle, & située fur la Vistule , à cinq lieuesde Teschen , vers les confins de la Pologne. Maty.-Pies se , est aussi le nom d’un gros bourg de laBallè-Saxe,situé près de la rivière de Leyne, à demi-lieue de Got-•tingen. Plejsa .Ce Bourg est chef d’unc Seigneurie allezétendue , & fort considérable par un grand nombrede fiefs qui en relèvent. Elle rclevoit elle-même duLandgraviat de Hell'e, auquel elle fut réunie lan 1571,que le dernier de ses Seigneurs mourut fans postérité.Maty.
PLESSE k. Vieux v. a. Plisser. Boit ET. Plicare.PLESSIER. s. m. Vieux mot.
Et par Forejl , & par plelsier. Perce val.
Borel ne dit point ce que ce mot signifioit ; n’est-cepoint un bois taillis, dont les branches , les arbres seplient, sont pliantes, ou une haie formée de bois en-trelacés ? Voye^ Plessis.
PLESSIER. Vieux v. a. Plier, à cause des plis qu’on faiten pliant une choie. Borel. Plicare.
PLESSIS. f. m. C’est un vieux mot François qui signifioitautrefois maison de plaisance , dont le nom est de-meuré à plusieurs Terres & Seigneuries.
Cambden le dérive à placendo , 8c Du Gange aprèsJoseph Scaliger , le dérive de plaxitium ou de plejsei-Ci s n s signifioit un bois ou un parc fermé de touscotes de haies ou de branches d’arbres pliées, qu’onappeloit bois en plejjîs 3 que d’autres appellent bois detouche , plantés autour d une maison pour ía décora-tion , dont il est parlé dans les Coutumes de Chartres,d’Anjoa, de Blois 8c de Bretagne.
PLESSUR. Rivière du pays des Grisons dans la Ligne desdix Juridictions. Elle se jette dans le Rhin, au-delíousde la ville de Coire.
PLESTOR. f. m. Terme de Mythologie. Nom propred'un faux Dieu des anciens Thraces. Plejlorus. On nefait çe que c’étoit que ce Dieu ; tout ce que l’on enapprend dans Hérodote, L. IX 3 c’est que les Thraceslui sacrifioient des hommes.
PLET. f. Vieux mot. Discours, & par fois débat j d’oùvient plaider. Voyeç Plaît.
PLÉTHORE, s. f.Terme de Médecine. C’est une réplétiond’humeurs , qui se dit particulièrement du sang , &ensuite des autres humeurs. La pléthore Sc la cacochy-mie font les causes antécédentes de toutes les mala-dies. Sur quoi il est à propos de remarquer que lemot de pléthore ne désigne qu’une surabondance deshumeurs louables qui affectent les vaisseaux, lorsqu’ilsen font tellement remplis qu’ils font menacés de rup-ture , ce qu on appelle plénitude des vaisseaux ; ou quiinfluent fur les forces, lorsque ces vaisseaux, fans con-tenir une trop grande quantité d’humeurs louables , enrenferment pourtant plus que la force vitale n’en peutfaire circuler, ce que l’on appelle plénitude ou pléthoread vires. Au lieu que le mot de cacochymie désigne lemauvais état des humeurs.
Ce mot est Grec, trXiTupet, 8c signifie plénitude.PLÉTHORIQUE, adj. Abondant en humeurs. C’est unterme de Médecine. Nos Parisiens font ordinairement.peu d’exercice, boivent 8c mangent beaucoup, & de-viennent fort pléthoriques. En cet état ils ne font pres-que jamais soulagés de quelque mal qui leur vienne,si la saignée ne marche devant puissamment & copieu-sement. Lettres de Gui Patin Jn- 1 1. Rotterdam, 168p 3p. 9. M. de Bellièvre premier Président, etoit unhomme voluptueux, sanguin, pléthorique , qui hais-soit la saignée, 8c qui ne croyoit guère aux règles denotre profdsion , p. 186. Tous ceux qui font d’untempérament pituiteux ou pléthorique , dans leíquelsla lymphe est trop abondante, font ordinairement très-fujets non-íeulement à souffrir des douleurs de dents,mais meme à les perdre. Chirurgien Dentiste 3 T.I 3p. (j6. Il ne faut pas négliger la saignée 8c la purga-
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tion, lorsqu’il s’agit de personnes pléthoriques , Sc su-jettes aux fluxions, p. 132.
PLÉTHYPATE. f. m. Nom d’un mois de ceux de Pa-phos. Pletypatus. Quelques-uns disent Pletytatos ;mais nous íuivons Gyraldus 8c le Pere Hardouin. Ilrépondoit au mois de Juin.
PLÉTON. f. m. Qui s’est dit pour peloton. Borei*Glomus.
PLETS. f. m. pi. Sorte d etosse qui se fabrique en Ecofle,dont les pièces ont ordinairement Z4 aunes de lon-gueur.
§CT PLEVINE. f. f.Terme de Coutume. Synonyme dePleige. Voye ç ce mot.
PLÉVIR. Vieux v. a. Cautionner , promettre. Boree*Vadari 3 fidejubere ; alicui pradem ejse 3 vadem esse proaliquo.
Je k vos plévis & affie. Perceval.
PLÉVI, IE. Vieux part. 8c adj. Promis,promise. Promissus , sponsus 3 desponsus. Fille plévie 3 promise en ma-riage. Chronique de Flandre. Borel.
PLEURARD,ARDE, adj. Terme populaire par lequel ondésigne un enfant qui pleure, ou qui crie. C’est unvilain pleurard. Lacrymosus.
PLEURE, ou plutôt PLÈVRE, s. f. Terme d’Anatomie.(Le plus grand nombre écrit 8c prononce plèvre 3 parun v consonne , quoiqu’il faille écrire 8c prononcerpleurésie par un u voyelle. ) C’est une membrane quienveloppe 8c comprend toutes les parties contenuesen la poitrine, qui a la même figure & grandeur que lethorax , & est de même substance que le péritoine. Elleest déliée & mince, & cependant très-forte. Elle estmanifestement double, mais plus épaisse auprès du dosà l’endroit où elle est attachée aux ligamens des ver-tèbres. Elle se double au milieu de la poitrine pourformer le médiastin , qui va de l’épine du dos au bre-chet , 8c qui sépare le thorax en deux parties.
Ce mot vient du Grec 7ttevpà , qui signifie côté. LesLatins l’appellent succingens.
PLEURER, v. n. Répandre, verser des pleurs. Voye%Pleurs. Flere 3 plorare. S. Pierre pleura amèrement.L’Évangile dit, bienheureux ceux qui pleurent , car ilsseront consolés. Qu’on voie couler des larmes de nosyeux , lorsque l’excès de notre douleur nous les faitrépandre ; mais ne nous excitons jamais â pleurer .M. Es p. L’amour console enfin ceux qu’il a fait pleurer.Vous êtes Empereur, Seigneur, 8c vous pleurer. Rac.On pleure pour avoir la réputation d’être tendre : onpleure pour être plaint : on pleure pour être pleuré : en-fin on pleure pour éviter la honte de ne pleurer pas.ffiT Pleurer est aussi actif. On pleure la perte de (esamis. On pleure ses péchés. On pleure la mort de sonpere. On pleure son pere. On pleure la perte de sonpere. Pleurer lés péchés, c’est témoigner par ses pleur*la douleur qu’on a des péchés commis. Héraclite pleu~roit fans cesse les misères & les folies des homme*-Il y a des femmes qui semblent gagées pour pleurestous les accidens de la vie, même ceux qui leur fontles plus indifférens.
On dit d’un méchant homme , qu’il n’a été guèrepleuré ■ c’est-à-dire , qu’on n’a point eu regret de f*mort.
On dit familièrement, pleurer comme une vache,comme un veau, pour dite pleurer excessivement : SCcela ne fe dit, que lorsqu’on reproche à quelqu’un depleurer pour une chose qui n’en vaut pas la peine. >
On dit proverbialement 8c populairement d unhomme qui a , par exemple, un chapeau , une cra-vate d’une grandeur excessive, qu’il a pleure pouravoir un grand chapeau, une grande cravate.
On dit d’un grand malheur, d’un accident funeste,qu’il devroit être pleuré avec des larmes de sang, pourdire, qu’on ne le íauroit trop pleurer.
On dit aulsi, que l’œil pleure à quelqu’un , lorsqu 1a une fistule lacrymale , ou quelque autre fluxion quilui fait tomber quelque humidité des yeux. I luere.Pleurer , se dit aulsi des choses inanimées. Lacrymari ,vel humorem stillare. La vigne pleure en certains tems,c’est lorsque la sève monte en abondance, qu 1 e