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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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8^2 POE

mr rang parmi les Scudery & les Des-Houlières. Il y aquelque chose qui répugne dans cette expreilìon, qu'ilétoit aisé dé viter , en écrivant cette Muse ingénieuse .Ce n’est pas que je veuille dire que Poète n’est jamaisdu genre féminin ; & l’Académie, en ne le marquantque du masculin , n’apas laide de donner pour exem-ple qu’cn parlant dune femme on dit quelle cil Poëte.Après tout, c’est à l’oreille à juger de l’ufage qu’onpeut faire du mot Poétesse. On auroit tort de le blâmerdans cet exemple tiré des Observations íur les Ecritsmodernes. T. XII. p. 21 S. La métamorphose d unenouvelle Iphis , de Poétesse devenue Poëte , 8c proté-gée sous le sexe féminin par le périodique Messager desDieux , a su fournir les traits les plus plaiíans au génievraiment comique de l’Auteur de la Métromanie.POETHERIE , ou POETERIE. f. f. Poëiie, selon le li-vre des deux Amans , de Mariait Sorin, & de la Toi-son d’or. Borel. Poésis.

POÉTIQUE, adj. m. 8c f. Qui appartient à la Poësic. Cethomme a le génie poétique 3 le style poétique. Il y a desmots & des phrases purement poétiques 3 dont 011 nese sert point en proie. La langue Françoise a fort peu demots poétiques j & le langage de nos Poètes n’est pascomme celui des autres Poetes , fort différent du com-mun langage. Nos Muses bien loin d’être libres 8c em-portées , font si sages & iì retenues , quelles ne íe per-mettent aucun excès. Elles 11’ont garde de s abandon-ner à cette fureur poétique , qui toute divine quelleest, fait dire aux autres assez souvent bien des folies.Ne seroit-ce point à cauíe de cela que les Poètes Épi-ques ne réussissent pas tant en notre Langue ; car com-me ces fortes d’ouvrages demandent beaucoup de feuSc d’enthousiasme , 8c beaucoup d’expreísions poéti-ques fort élevées au-dessus de la prose , il se peut bienfaire que le génie de la langue Françoise ne s accor-dant pointavec tout cela, nos plus excellens Poètes nepeuvent parvenir, en ce genre de Poésie , à la perfec-tion où les Grecs & les Latins font parvenus. Bouh.Tout est poétique dans Lucain, non pas poétique parle ridicule dune fiction, ou par l’extravagance d’unehyperbole , mais par la noblesse hardie du langage , &par 1 élévation du discours. S. Evr. La hardiesse poéti-que doit avoir ses bornes. Bouh. Le génie poétique estun don de la nature, & non p?s un effet ae letude 8cde Fart. Dac. Il ne faut pas íe laisser emporter à 1 en-thousiasme poétique. S. Évr. La fureur poétique est uncertain enthousiasme néceíîaire pour bien réuíììr enPoélie. On appelle, licences poétiques 3 les libertés queles Poètes se donnent dans leurs vers contre les règlesordinaires de la langue, 8c qui ne íeroient pas reçuesdans la prose.

Composition poétique } en Peinture. La compositionpoétique d’un tableau est un arrangement ingénieuxde figures, inventé pour rendre Faction plus touchante8 c plus vraisemblable.

Poétique, s. f. Art qui enseigne à bien conduire, à biendisposer des ouvrages de Poëiie. Poéûca ars. Aristotea sait une Poétique que l’on admire : le Commentairede M. Dacier fur cette Poétique est l’un de ses meilleursouvrages. Florace, Castel Vétro, Vostïus, Scaliger,ont fait austì des Poétiques en Latin & en Italien. LaMénardière, Hédelin 8c Despréaux en ont écrit enFrançois. Le premier qui a écrit de 1 Art PoétiqueFrançois, est un nommé Thomas Sibilet, où il a donnéles réglés de toutes les Poèlies qui étoient en usage durems de Henri II. Cc livre est imprimé à Paris chezCorrozet en 1348, fans nom d’Auteur.

POÉTIQUEMENT, adv. Dune manière poétique. Poé-ticè j poético more. Un tel mot ne s emploie que poé-tiquement.

POÉTISER, v. n. Versifier. Versificari. Il ne se dit guèreque par raillerie. Au lieu de songer à les affaires, il nefait que poétiser. fÌCT En proie, il est du style familier,en poësic, du style marotique.

Poétiser contre vous 3 je neveux. . . .

Poétiser trop mieux que moi scave. . .

CE UVRES DE ÂdAROT , in-1 2 j àla Haye 17QO , T. II 3 p . 327.

P O I

POÈTOIE. s. f. Vieux mot. Poésie. Songe du Verger.Borel. Poésis.

P O G.

POGE. Terme de Marine du Levant, qui signifie lamain droite, ce qui s’appelle íur l’Océan stribord. Etorjè, c’est-à-dire, la gauche , ce qu’on appelle furl’Océan , bas-bord. Dextrum latus navis.

POGE. í. m. Droit de coutume qui est dû à l’Evêque deNantes, íur le hareng 3 ou sardine, blanc ou foret,pallant le trépas de S. Nazaire : ce droit est de demi-,obole par millier.

Pogf. , se dit auill d’une petite monnoie de cuivre , quiavoit autrefois cours cn Bretagne, 8c qui est restéemonnoie de compte. Elle valoit une demi-obole.FOGÉSAMIE. Voye\ Hocker lande.

POGGIBONZI,POGGIO-BONZI. Nom dune petiteville avec une citadelle ruinée. Poggium Boni t u,ou Poggium Bonitium. Elle est dans la Toscane, prcsde la rivière d’Elsa , à quatre lieues de la ville de Sié-ne, du côté du couchant. Elle n’est renommée quepour la bonté de son tabac. Maty.POGGIO-RÉALE. Nom d’un petit village de la Terrede Labour j situé à une lieue de Naples, vers le le-vant. Poggium Regale. L’ancicnne PaUapolis, villede la Campanie , étoit en ce lieu , ou cn celui qu’ounomme la Torre délia Giuparelli, qui n’en est pasbeaucoup éloignée. Maty.

POGLISI. Nom dune montagne de l’ancienne Arcadie.Polifìus , ou Stymphalus mons. Elle est maintenantdans la Zaconic 3 cn Morée, aux confins de la Sa-canie , environ à six lieues de la ville d’Argos, vers. le couchant septentrional. Maty.

P O H.

POHEN. Nom dune forteresse que les Moscovites ontconstruite dans la grande Tartarie. Pohernum. Elle estdans la Sibérie, íur la rivière de Tassa, environ àquarante-cinq lieues de la ville de Tobolsk, vers lenord. Maty.

POHING. Ville de la Chine , dans la province dsChantung, au département de Cincheu.

P O I.

IsT POI. Cité de la Chine, dans la province de Nan-king, département de Sinchou, quatrième grandecité de la province.

Poi. Vieux mot. Peu. Perceval. Borel. Parù/n.

P01. 1 . m. Oiíeau de proie qui se trouve au pays desNoirs. Il a les griffes crochues, & se tient au bordde la mer, pour prendiedes écrevisses.

POIDS. f. m. Pondus. En Physique, la quantité dematière propre, & le poids d’un corps, font termes sy-nonymes. La pesanteur est , dans les corps , une qua-lité qu’on sent, & qu’on distingue. Le poids est la me-sure ou le degré de cette qualité. On ne le connoítqucpar comparaison. Syn. Fr. On dit relativement, 8cd’une manière déterminée, qu’une choie est d’un telpoids , d’une livre, de trois, de quatre livres ,mille raisons prouvent la pesanteur de Pair, 8c 1 emercure en marque le poids. Le poids seul a d’a-bord réglé la valeur des monnoies, ensuite Fauto-ri té les a fait valoir par l’empreinte du coin.

Il ne faut donc pas confondre poids 8c pesantes ,comme on le fait ordinairement 3 même dans le Dic-tionnaire de l’Académie. La pesanteur , terme à peu-près íynonvme de gravité, est la cause qui fait des-cendre les corps, la force qui produit le mouve-ment des corps pesans; 8c le poids est l’cfict de cetteforce, effet toujours proportionnel à la quantité dsmatière propre, parce que cette force agit íur cha-que partie du corps. Le poids d’un corps qui a dciislivres de masse, est double de celui d’un autre v lUn’en a qu’une. Un corps plongé dans un fluide»perd plus ou moins de ion poids ; c’eff-à-dire, sucplus ou moins d’cffort pour descendre , suivant I edegré de pesanteur spécifique du fluide. Si on pe-