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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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porte to.Ut nn pan de charpente , 8c quelquefois toutun mur de maçonnerie. Trabs. On s’en sert particu-lièrement aux maisons ou l’on veut faire des bouti-ques. C’est ce qu’on appelle quelquefois architrave.

POITRINAIRE. Adj. souvent employé substantivement.Qui a une mauvaise poitrine , qui est malade de lapoitrine. Les poitrinaires qui ne ménagent point leursanté ne vivent ,pas long-tems : l’usagedu vin Lc desfemmes leur est fort contraire.

POITRINAL. adj. Qui s attache fur la poitrine. RoqueCuinart, f chef dune bande de voleurs ) avoir unecote de maille «Se quatre pistolets à la ceinture, deceux qu en ce pays-là ( la Catalogne ) on appelle poi-trinaux 3 qui font comme de petites arquebuses ; 8cmontoit un puissant cheval. H'ìfl. de Don Quichotte 3T. IF. ch.6} 3 p. }jS. Foye% Petrinal.

j(CT POITRINE, f f. La partie antérieure des animauxoù les côtes s’aíTemblent. Pecius 3 thorax. On divise or-dinairement la poitrine ou le thorax 3 en partie anté-rieure nommée particulièrement poitrine 3 en partiepostérieure lous le nom de dos, 8c en partie latéralefous le nom de côtés. On dit une poitrine large, étroiteserrée. Avoir la poitrine découverte. Se frapper la poi-trine. La poitrine a deux mouvemens, l’un d’inspira-tion, dans lequel elle se dilate, & reçoit l’air extérieur :i’autre d expiration, dans lequel elle se rétrécit, &rend l’air extérieur quelle avoir reçu. Les muscles in-tercostaux en se gonflant, & le diaphragme en s’abais-lànt, agrandissent la capacité de la poitrine. Les mêmesmuscles intercostaux en s’alongeant, 8c le diaphragmeen se relevant, rétrécissent cette même capacité. Foyeçau mot Muscle , les causes physiques de ces mouve-mens.

ÇCF On dit austi en patiant des animaux , pour signifierla partie des côtes, poitrine de veau, de mouton : dubœuf de poitrine.

Poitrine se dit encore en parlant de Tliomme, desparties contenues dans cette cavité, & principalementdes poumons. Ainsi l’on dit bonne ou mauvaise poi-trine. Avoir mal à la poitrine.

On dit qu’un Orateur n’a point de poitrine 3 pourdire, qu’il n’a presque pas de voix ; & qu’il a bonnepoitrine pour dire , quila la voix extrêmement forte.Acad. Fr.

Poitrine , est condamné dans la prose comme dans lesvers, par une raison ridicule 8c impertinente poursupprimer un mot : c’est qu’on dit une poitrine de veau.On ne s’en sert donc qu’en parlant de maux de poi-trine , & en quelques autres phrases. Vaug. M. deVaugelas se trompe : poitrine est toujours de la belle 8cde la haute poe'sie. Mén. Il ne fait pourtant pas un bonester dans ce vers de Malherbe.

Les traits qui les premiers la poitrine joignirent.

POITRINIERE. f. f. Terme de Rubannerie. La poitri-niere dumetier est une traverse qui passe d un montantà l’autre , fur laquelle l’ouvrier s’appuie la poitrine.

POITRON. s. f. Vieux mot. Une vieille , de mfuwryov ,anus. Borel. Il falloir dire de n^-rk. Ailleurs, Bo-rei dérive ce nom de pofterior.

Poitron. s. m. Espèce de prune jaune, «Sc la moindre detoutes les prunes. Prunum flavum.

POIVRADE, f. f. Sauce, ou assaisonnement où le poivredomine. Piperatum. Des artichauds à la poivrade semangent crus avec du sel 8c du poivre. Les pigeons semangent à la poivrade , rôtis sor le gril avec du poivre,du sel 8c du vinaigre.

IP* POIVRE. s. m. Fruit aromatique qui a une qualitéchaude 8c sèche, qui vient en grain , dont on se sertpour l’astâisonncment des viandes. Piper. La plantequi produit ce fruit, qui s’appelle en françois poivrier ,íe trouve dans les îles de Java & de Sumatra, 8c danstout le Malabar. C’est une plante sarmenteuse, foible8c rampante dont les tiges sc couchent sur la. terre ,comme lc houblon. C’est pourquoi ceux qui la cul-tivent sont obligés de la soutenir avec des échalas, oude la planter au pied de quelque arbre. Ses feuilles tessemblent à celles du lierre , pour la figure ; mais ellessont moins vertes, 8c ont Tailleurs une. odeur forte 8c

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un goût piquant. Lès sieurs viennent en grappes, com-me nos groseilles. Quand elles sont tombées, il leursuccède des fruits , qui sont des grains de la grosseurd’un pois, attachés jusqu’au nombre de 20 ou 30 surun pédicule commun. Us sont verts au commence-ment , & deviennent rouges à mesure qu’ils mûrissent,8c enfin noirs, après qu on les a laissé quelque temsexposés au soleil. C’est ce grain ainsi léché au soleil quenous appelons poivre noir.

§CF Parmi les grappes , il y en a qui viennent à l’extré-mité des tiges, 8c ce sont celles que le vulgaire ap-pelle femelles ; d’autres qui naissent sor la partiemoyenne des tiges , fur les nœuds ; 8c ce sont cellesqu’on appelle fleurs mâles.

| f? Poivre blanc. Piper album. Quelques-uns préten-dent qu’il y a des plantes qui portent le poivre noir, 8íd’autres qui portent le poivre blanc , que l’on ne peutdistinguer les unes des autres que pendant qu’elles ontleurs fruits, comme nos vignes qui portent du raisinblanc ne peuvent être distinguées de celles qui portentle raisin noir, que lorsque les fruits y sont attachés.Mais il paroi t certain qu’il n’y a pas deux sortes depoivre , dont l’un toit blanc 8c l’autre noir , & quetoute la différence vient de ce que le noir a fa peau, aUlieu que l’autre en est dépouillé. Pour avoir du poivreblanc, on fait macérer le poivre noir dans seau de lamer. Par ce moyen l’écorce extérieure s’ensie , 8c sedétache facilement du grain qui est blanc, que l’onsèche ensuite.

Poivre d 1 eau , est une espcce de persicaire qu’on appelleautrement curage ; en Latin perflearia urens 3 seu hy-dropiper. Foyer Persicaire.

Poivre d'Inde 3 est une plante dont la tige croît à la hau-teur d’un pied, ou d’un pied & demi, rameuse, accom-pagnée de feuilles longues, pointues , plus larges quecelles de la persicaire, de couleur verte brune. Pi-peritis. Sa sieur est unerosecte à plusieurs pointes, decouleur blanche, soutenue par un pédicule très-rouge.Il lui succède un fruit qui est une capsule longue 8cgrosse comme le pouce, formée par une peau un peucharnue, luisante , polie , verte au commencement,puis jaune ; & enfin quand elle est mûre, rouge ou pur-purine. Cette capsule renferme beaucoup dc semence*plates ; de couleur jaunâtre tirant sor le rouge. Toutesles parties de cette plante ont beaucoup d acreté, maisparticulièrement ion fruit ; car il brûle la bouchequand 011 en mec dedans. On appelle autrement lepoivre d’Inde 3 poivre de Guinée , ou poivre de-Bréfil-On l’appelle austi corail de jardin 3 à cause de la bellecouleur de ses capsules. En Latin Capficum vulgare. P*Tournefort. Cette plante est commune dans le Lan-guedoc ; on ne se sert que de ses capsules ; les Vinai-griers en mettent dans leur vinaigre pour lc rendrefort. Il y a quelques autres espèces de poivre dTnde.

Il y a un poivre des Indes Occidentales, qu’au Pérouon appelle huchu 3 8c dans les îles axi 3 dont les Indienssont fort friands , parce qu’ils en mettent dans toutessortes de sauces , & même en mangent les racine*crues, ce qui est défendu dans le jeûne. Ce poivre or-dinairement est longuet,& fans pointe. Piperitis. On lemange en vert, 8c quand il a fa couleur parfaite, il esttantôt rouge,tantôt jaune,& tantôt noir. II y en a d’autrôqui est fort menu, qui pend à une queue, Sc qui a laforme dune cerise. C’est le plus piquant de tous,le plu*estimé, «Sc lc moins commun. Les Espagnols le préfè-rent à celui des Indes Orientales. Les reptiles les plu*venimeux Pont naturellement en horreur, tellementqu’on peut croire qu’il est contraire au venin.

Poivre long , est une sorte de poivre gros 8c long com-me le doigt d’un enfant, relevé de plusieurs petit*grains, arrangés «Se joints étroitement les uns au*autres, de couleur grise , tirant un peu sor le rougeen dehors , & noirâtre en dedans. Piper longum 3 ob-longum. Il naît attaché par une longue queue à uneplante semblable à celle du poivre noir, exceptequelle est plus baise, 8c que ses feuilles sont plu*minces «Sc plus vertes. Il a le goût du .poivre noir 3mais moins âcrc. Il y a un poivre long noir■, qu ? on ap-pelle austi poivre d’Ethiopie, ou grain Zehm*