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polis en pic , ou ples , dans Confianûnoplc 3 Andrìno- 'pie 3 Naples. M. de Tillemonc fuir presque roujourscctic analogie. Ainfi il dit Nicople de Nicopolis , &c.Listage a changé polis en plouse 3 dans Naplouse , villede Samarie. Neapolis. Celui-ci est iingulier, & il nefaut point former de mots íur la même forme, parcequ’eìie n est pas propre de notre Langue,mais de la Lan-gue Arabe, de laquelle nous lavons prise. Dans tousles noms pour lesquels il n'y a point d’uíage, je garde-rais la terminailon Grèque & Latine.
FOLISO. í. f. Une des Haïades.
IP" POLISSEUR, EUSE. f. m. & f. Celui ou celle quipolit certains ouvrages. Polio , Politor , Politrix. Po-lisseur de glaces. Polisseuse d’argcnterie.
Pi èl.ISSOlR. f. m. Instrument qui iert à polir. Politorium.Les Orfèvres Sc les ouvriers qui travaillent íur les mé-taux , ont des polijsoirs d’acier, d’émeri, de dent deloup , &c. Les Doreurs ont de petites broíles qui leurfervent de polijsoirs.
ÇfJ' Les polijjoirs dont on fe sert pour donner le poli auxglaces íont composés de deux pièces de bois, Luneplate, qu on nomme la plaque , qui est doublée dechapeau épais; 1 autre plus longue Sc demi-ronde;qui est attachée pardellus la plaque ; celle-ci s’appellele manche. Cette dernière pièce qui excède la plaquedes deux côtés de quelques pouces , afin que le poli s-seur la puilïè empoigner, a par-deísus un trou , ou ,quand on travaille au poliment, on fait entrer ce qu onappelle le bouton de la flèche. Ces polijsoirs sont dedifférentes grandeurs. Dict. de Comm.
Poussoir, f. m. C’est souvent le lieu ou 1 établi, où fefait le poliment; & c'est ainsi que les Aiguilliers ap-pellent la table fur laquelle ils dérouillent leur mar-chandise, & donnent le poli à leurs aiguilles.
POlISSOIRE. í. f. Roue de bois qui sert aux Coutelierspour polir les couteaux, les rasoirs, &c. Rota Uviga-torìa.
fjs' On donne auífi le nom de polisoire à une sorte dedécrotoire douce.
POLISSON, f. m. Terme injurieux qui fe dit d’un petitgarçon mal propre Sc libertin , qui s’amuíe à jouerdans les tues , dans les places publiques. C’est un vraipolisson. Nebulo.
fp* Ce terme s'applique généralement à tout homme quifait ou dit des plaisanteries baises.
POLISONNER. v. n. Dire ou faire des polissonneries. Ilne lait que polissonner.
POLISSONNERIE, f. f. Action , parole 3 tour de polis-son. Faire des polis] onneries 3 dire des poissonneries.
POLISSURE. f. r. C’est faction de polir. Expolitio.
Polis s ure. Est aullì la qualité de ce qui est poli. Ils ap-portèrent à Ximenès , comme un hommage Sc uneportion du butin , un bâton d’ébène, d’unc polijsure,Sc d’une noirceur admirable, qui avoir servi à un desprincipaux Alfaquis des Maures. Fléch. Fie de Xim.Z. III.p. 270 .
POLITÈS. í. m. Un des fils de Priam
fpPQLITESSE. f. f. Ne fe dit point au propre. On ne ditpoint la politesse 3 mais le poliment ou le poli d’unmarbre, d’une glace. Au figuré , on le dit relativementà la manière de fe conduire dans le monde. C’est unemanière agréable & délicate d’agir Sc de parler. C’estce que les Romains appeloient urbanitas. Voyey Ur-banité. La politesse • du monde , dit Ménage, est unecertaine bienséance , dans les gestes Sc dans les paro-les , pour plaire, Sc pour témoigner les égards qu’on apour les autres: c’est une attention réfléchie Sc mesuréefur la façon de fe conduire dans le commerce du mon-de , par rapport aux autres, pour plaire à tout le mon-de Sc n’osteníer personne : c’est , dit la Bruyère , unecertaine attention à faire que, par nos paroles Sc parnos manières , les autres soient contens de nous Scd'cux-mcmes. Si la politesse n’infpire pas toujours l’é-quité Sc la complaisance , elle en donne du moins lesapparences, Sc lait paraître l’homme au-dehors telqu il devroit être intérieurement. Si elle ne donne pasle merite , elle le rend agréable , fans elle il est farou-che Sc haïssable: elle embellit tour.
$sT La plupart des gens restreignent la politesse au langa- -
POL
ge , Sc ne lui donnent d’autre emploi que de bien choi-*iir , Sc de bien placer les mots. Mais cette exactitude,cette finesse dans le choix des termes , n’est que 1* par-tie la moins noble de la politesse. La vraie politejseconsiste à penser des choies honnêtes 6c délicates. L aRochef. Il fuit très-peu de fond pour la politesse dansles manières Sc dans le langage ; mais il en faut beau-coup pour celle de f esprit.
fìCT L’on peut définir l’eíprit de politesse ,-1’on ne peut enfixer la pratique.Elle soit les usages & les coutumes re-çues ; elle est attachée au tems , aux lieux, aux person-nes, Sc n’est point la même dans les deux sexes, ni dansles différentes conditions. La politesse des Grands con-siste à ne laifler jamais apperccvoir leur supériorité, nidonner lieu de croire qu’ils s’en souviennent. La fimph*cité en doit faire le caractère. Dans tous les états elledoit être franche A fans apprêt, fans fadeur & fansmorgue, & partir d’un sentiment intérieur de l’égali-té naturelle. Elle doit mettre à l’aife ceux avec qui l’onfe trouve. La civilité est bien disterente. Elle est touteextérieure. C’est un témoignage de respect. La polites-se est extérieure Sc intérieure. C’est une démonstra-tion d’estime. On apprend à être civil fans aucune dis-position naturelle. On ne devient poli que lorsque ladisposition naturelle est perfectionnée par l istage Rumonde. Un homme du peuple, un paysan peut être ci-vil; il n’y a qu’un homme du monde qui puisse être po-li. Voye% Civil, Affable, Gracieux & Honnête.POLITIO , POLIZI. Nom d’un Bourg de la Sicile. Poli-tiam. Il cil dans la vallée de Démona, aux confins decelle de Mazara,6w à six lieues de TertninijVerslemidioriental. Maty.
POLITIQUE, f. f. La première partie de la morale , qu*consiste en l’art de gouverner Sc de policer les états ,pour y entretenir la sûreté, l’ofdre , la tranquillité &l’honnêteré des mœurs. Civilis doctrina , velscientia ,vel prudentia. On a defini Ia politique , l’art de jouerSc de tromper les hommes. Ce qui s’appelle fraude Scinfidélité dans le commerce de la société , prend lebeau nom de politique dans le cabinet des Princes. S«Evr. La bonne politique ne. consiste pas feulement àfaire des conquêtes, mais à gagner l’amour des peu-ples. Cette démarche est contre toutes les règles de lapolitique. C’est quelquefois un foible dans la politiqued’avoir trop dc pénétration Sc de lumières : le teinsd’agir fe pafle à délibérer. Bouh. La politique des Ro-mains étoit très-impérieufe à l’égard des Rois quileistdevenoient suspects. Id. La politique spéculative & f att saftaire, est l’occupation des gens inutiles. S. EvR-
La politique humaine
Forme bien plus souvent un Tyran qu un grand Roi.
GoDEAtf»
Il y a plusieurs livres dc politique , d’Aristote, à eBacon, de Cardan , de Justc-Lipíè : celui-ci n’y amis que des particules ; le corps du livre est des cita-tions. Politica 3 orum.
IP" fa politique considérée à l’égard des Etats étrangers»est cette habitude par laquelle un Souverain pourvoisà la conservation , à la fureté, à la prospérité Sc à 1 Jgloire de la nation qu’il gouverne, en respectant l eSîoix de la justice Sc de l’humanité ; c’est-à-dire, fa* lSfaire aucun tort aux autres états , Sc même en procu-rant leur avantage, autant qu’il le peut raisonnable-ment. Burlam. Ainsi la politique des Souverains est ehgrand , ce qu est en petit la prudence des particuliers :Sc comme 1 on condamne dans ceux-ci la ruse qui f altchercher son propre avantage au préjudice des autres »elle ne íeroit pas moins condamnable dans les princes»s’ils cherchoicnr à procurer l’avantage de leur peuple >en faisant tort aux autres peuples.
ÇCTLa raison d’Etat que l’on allègue si souvent pour jim 1 'fier les procédés ou les entreprises des Princes, ne p el ’véritablement avoir cet ester , qu’aurant qu’clle sconcilie avec l’intérêt commun des nations ; ouce qU 1revient au même , avec les règles invariables dc -bonne foi, dc la justice Sc de 1 humanité. F “ ro1■ des gens.