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mais lorfqu’il avoir un commencement , c’étoîtun en-gagement envers le public, auquel on aííujettilíbirFauteur on ses héritiers en vertu de la pollicitation , Sc■on les condamnoit d’achever l’òuvrage. On jugeoit mê-me 1 ouvrage commencé dès qu’on avoir amalle des ma-tériaux. La pollicitation a quelquefois eu lieu en Fran-ce. Les héritiers de Jacques Amyot Evcquc d’AuxerreSc Grand Aumônier de France, lurent condamnés d’a-chever de bâtir un Collcge qu’Amyot avoit fait com-mencera Auxerre. La pollicitation chez les Romainsne pouvoir excéder le cinquième ou hxième des biensde celui qui avoit tacitement St lans acceptation , con-trasté obligation envers le public. Dans la cause de Pauldu Halde, M. l’Avocat Général Dagueíleau, fils de M.le Chancelier,traita à fond de la pollicitation. Il préten-dit que Faíî’ociation de du Halde avec Dieu , n’étoitpoint une véritable association , que ce n’étoit pointnon plus - un vœu, que c’étoit encore moins unedonation entre vils ; mais que c’étoit une véritable pol-licitation, que les héritiers de du Halde étoient obligésd’enrretenir Sc d’exécutcr. Il y a cette différence entrele pacte Sc la pollicitation , que le pacte est le consen-tement de deux ou de plusieurs personnes íur une memechose , Sc que la pollicitation est la promelle du seulpollicitam. Pactum ejl duorum pluriumve consensus at-que conventio : pollicitatio vero offerentis solius pro-missum. Lege J.ff. de pollicitationibus. Régulièrementla pollicitation n'est pas obligatoire, ll y a cu fur ce sujet une cause célèbre au Parlement de Normandie , quipar Arrêt du ; i Mars 1735, adjugea à la Dame Blan-che le Normand , veuve du lieur Alleaume Trésorierde France , nièce Sc héritière bénéficiaire de feu M.le Normand , Evêque d’Évreux , la bibliothèque dontce Prélat vouloir faire présent à son Diocèse ; parcequ’il étoit mort avant que d’avoir pourvu , suivant sonintention, à l’emretien , à l’augmentation , Sc à l’emplacement de la bibliothèque qu’il avoit promise ; Scqu’il n’y avoit cu qu’un modèle de procuration pourapprouver Sc recevoir aunom de tout le Diocèse , legrand & magnifique présent qu’il vouloir bien lui faire.VoyAe I. vol. du Merc. de Juin iy^y,p.i 0 jo,t 077.
POLLINA, s.s. Nom dune rivière de la vallée de Dé-mona en Sicile. Pollina , anciennement Monalus.Elle a ses sources dans les montagnes de Madonia > Scse décharge dans la mer de Toscane, entre Tosa &Céfaldi. On la prend pour l’ancienne Halcsus. Maty.
POLLINA , POLLONA. Voye p Poiin-j.
• (f? POLLINCTEUR. s. m. Terme d’Histoire ancienne.Pollinctor. Ou appeloit pollinctores, ceux qui embau-moientles morts. Pollincire, embaumer, pollinctura,action d’embaumer.
fìGT POLLUCTUM, s. m. Terme d’Flistoire ancienne ,par lequel on déíìgnoit un festin public ou particulierqu on faisoit à l’honneur des Dieux. Le repas qui fui-voit le sacrifice etoit somptueux. On 1 appeloit polluc-tum o\x polluctura. Pollucere signifie reluire beaucoup.pollucibilis cma. Repas somptueux , splendide.
POLLUER, v. a. Profaner une chose sainte par son usageou sa consécration. Polluere , contaminare , profa-nare. AIT Une Église se pollues l’estufion du sang,ou autrement. Autrefois on la consacrait de nouveau.Aujourd’hui la simple réconciliation suffit. P oliver,souiller. Les Juifs se tenoient pollués par 1 attouche-ment d’un corps mort , parles menstrues des femmes.Se po/iWjCommettre un péché d’impureté. L’Écrituredit que Her & Onan furent sévèrement punis pour s’être pollués, pour avoir jetté leur semence sur la terre.U vieillit, Sc n’est plu$d’usagc que parmi les Casuistes.
POLLU, UE, ou POLLUÉ., ÉE part. & adj. Pollutus ,contaminatus. On ne le dit plus.
POLLUTION, s. f. Profanation d’un temple. Profa-natio^pollutio. La pollution d’un temple arrive, lorsqu’ily a eftulion de sang,ou lorsqu’on y commet quelque au-tre profanation. La pollution dure jusqu’à la cérémoniede ^ r f j^ llc isiation, c’est-à-dire, jusqu a ce que PÉgliseait cts bonite de nouveau. Voye^ Réconciliation.
U LF" If semble que ce mot devrait être banni de 1 u sageordinaire, à cause de l’idéc accessoire qu’il présente ,pris dans un sens moral.
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fCT Pollution , en morale. Sorte de péché d'impuretéqui consiste dansl eUunon de la semence en puieperte,hors del’aóte vénérien. Elle est volontaire, quand onle la procure par mollesse. Mollities. Alors c’est un pé-ché contre nature. Elle est involontaire, loilque durantle sommeil, elle est simplement l’efret de quelque illu-sion agréable. Alors elle n’est criminelle, qu autantqu’on pourrait y avoir donné occasion.
POLLUX, f. m. Terme de Mythologie Sc d Astronomie.Nom d’un Dieu ou demi-Dieu. Pollux. Pollux étoitfils de Jupiter & de Léda , & frère de Càstor, & ilsétoient nés d’un œuf avec Hélène. Pollux étoit im-mortel comme Ion père, Sc Castor mortel comme íamère , aussi-bien qu Hdène. Mais ces deux frères s’ai-moient tant, que Pollux voulut partager son bonheurSc son immortalité avec son frère. De forte qu’ils mou-raient Sc relluícitoient alternativement, Sc demeu-raient alternativement, fundans le ciel,6c l’autreauxenfers. Dans le ciel Castor Sc Pollux sont les Gémeaux,la troisième constellation du zodiaque, Sc c’est, dit on,cette constellation qui a donné occasion 1 cette fable,parce que quand 1 un des Gémeaux entre dans lesrayons du soleil, 1 autre en sort Sc paroi t. Dans un desquartiers de Naples entre la Vicairerie & le Ch ueau,011 voir le portique de ce fameux Temple , bâti enl’honneur de Castor Sc de Pollux , par Tibére-Jule,achevé & consacré par Pélagon Affranchi d'Auguste.Dict. de Peint. etd’Arch.
JfT POEME. Voye^ Polimur.
fKFPOLMUR. Voye% Polimure.
POLNA. Petite ville du Royaume de Bohême, située àonze lieues de Czailaw, vers le midi. Poirta. Cetteville est séparée en deux par la rivière de Sazawa ; unepartie est dans la Bohême propre, Sc l’autre dans la Mo-ravie. Maty.
POLO , POLLO. Petite île qui est à l'entrée du ralfe deCagliari, en Sardaigne, du côté du midi, & fort prèsdu cap de Polo , qui est le Cunicularium promontoriumdes Anciens. Pola, Polla , anciennemeiit Cunicula-ria. Maty.
POLOCZKO. Ville de la Lithuanie , capitale du Palati-nat de Polocyko , fur la Dzwine ,-au confluent de laPolota, Sc à trente lieues au dessus de Witepsko. Po-locium , Polokska. Cette ville est allez grande , forti-fiée Sc défendue par deux citadelles.
Poloczko , Palatinat. Province du Duché de Lithuanie ;quelques Géographes lui donnent tout le pays qui estentre la Dzwine & la Moscovie, Sc le divisent en deuxChâtellenies qui sont celle de Poloczko , Sc celle deWielilf, quoique les cartes de Sanson,& celles de Dc-wit mettent cette dernière Châtellenie dans le Pala-tinat de Witepsko , Sc au contraire poussent le Pala-tinat de Polo\cko au midi de la Dzwine, juíqu’au Pa-latinat de Minsk. Maty.
POLOGNE. Nom de pays , qui se prend différemment.Les États du Roi de Pologne. Ditiones Regis Polonix.Polonia latiffimèsumta. C’est undes plus' grands Étatsde l’Europe. Il comprend une grande partie de Fan-*cienne Sarmatie Européenne, & une petite partie dcl’ancienne Germanie. Il est borné au midi par la Vala-quie , la Traníilvanie, la Hongrie ; au couchant patl’Allemagne ; au nord , par la mer Baltique , par laLivonie & par la Moscovie , laquelle avec les petitsTartares le confinent au levant. Il peut avoir environtrois cens quarante lieues du couchant au levant > &deux cens du sud au nord, à la réserve de Fendrait òula mer Baltique le resserrer II est composé de deux pat-ties générales, du Royaume de Pologne, Sc du grandDuché de Lithuanie ; deux États autrefois sépares ;mais qui furent réunis Fan 1569. Chacun de ces Étatsa ses Officiers généraux, son grand Maréchal ,• son pe-tit Maréchal, son Chancelier, son Vicechancelier, &■son grand Trésorier : mais ils n’ont qu un même Sou-verain qui est électif. L’alsomblée d jus? laquelle d esélu , est composée de membres des deux nations » cmême que le Sénat Sc les Diètes générales qui decidentde toutes les affaires. Les frontières deda Mosoo vlcde la petite Tartarie sont assez souvent- désolées par aguette : mais lé reste est assez peuplé, rempli de e -