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version Latine sur l’Hébreu , que notre vulgate. LeGrec des Septante qui est dans la polyglotte. d’Angle-•terre , n’est pas celui de la Bible de Complute , qu'on-a gardé dans les éditions d’Anvers Sc de Paris ; maisle texte Grec de 1 édition de Rome , auquel on a jointles diverses leçons d’un autre exemplaire Grec , fort•ancien, appellé Alexandrin , parce qu’il est venud’Alexandrie. La version Latme du Grec des Septan-te , est celle que Flaminius Nobilius a fait imprimerà Rome par l’autorité du Pape Sixte V. Il y a de plus,dans la polyglotte d’Angleterre, quelques parties dela Bible en Éthiopien & en Perlan : ce qui ne íe trou-ve point dans celle de Paris. Enfin, cette édition acet avantage fur la Bible de M. le Jay , quelle contientdes discours préliminaires, qu’on nomme prolégomè-nes , fur le texte des originaux Sc furies versions,avecun volume de diverses leçons de toutes ces disterenteséditions.
On peut auíîl mettre au nombre des polyglottes,deux Pentateuques que les Juifs de Constantinople ontfait imprimer en quatre langues ; mais en caractèresHébreux. On voir dans 1 un de ces Pentateuques ,imprimé en 1551, le texte Hébreu en gros caractères,qui a d’un côté , la Paraphrase Chaldaïque d’Onkelos,•en caractères médiocres , & de l’autre côté , une Para-phrase en Persan , compoiée par un Juif nommé Ja-cob de Tours, d u nom de ía ville; outre ces troiscolonnes, la Paraphrase Arabe de Saadias Gaon estimprimée au haut des pages en petits caractères : ony a de plus ajouté, au bas des pages, le commentairede Rafei.
L’autre Pentateuque polyglotte a été imprimé àConstantinople , en 1/47, fur trois colonnes, com-•me le premier, le texte Hébreu de la loi est au mi-lieu ; à un des côtés, est une tradition en Grec vul-gaire, & à l’autre , une version en langue Espagnole.Ces deux versions font en caractères Hébreux, avecles points voyelles qui fixent la prononciation. On amis au haut des pages la Paraphrase Chaldaïque d’On-kelos , Sc au bas des mêmes pages, le Commentairede Rafei.
On ajoutera pour septième polyglotte , le Pfeautierqu’Augustin Justinien, Religieux Dominicain Sc Évê-que de Nebio , a fait imprimer en quatre langues, àGcnes , en iy 16. Ce Pfeautier contient l’Hébreu, leGrec, l’Arabe Sc le Chaldéen , avec les interpréta-tions Latines , Sc des gloses.
Il y a plusieurs autres éditions de la Bible, soit en-tière , soit par parties, qu’on pourroit appeller poly-glottes. La Bible de Hutter, imprimée à Hambourg,en Hébreu , en Chaldéen , en Grec , en Latin, en Al-lemand , en Saxon , en Italien , en François, en Scla-von , en Danois, &c. doit, lans doute, être placéedans le rang des Bibles polyglottes.
POLYGLOTTE, f. f. Polyglotta. Oiseau des Indes dontparle Jonston. Il est grand comme un étourneau , blancSc rougeâtre, marqué principalement fur la tête , Scvers la queue , de figures représentant des couronnesargentées. Son chant est si doux Sc si mélodieux, qu’ilsurpasse en agrément, celui de tous les autres oiseaux.Il le diversifie Tailleurs de tant de manières, qu’il ena reçu le nom de Polyglotta , de oAc, beaucoup , Sc, langue. Les Indiens lui ont pareillementdonné le nom de ConcontlatolU, qui signifie qua-rante langues. Il habite les pays chauds. On le con-serve dans des cages, dans les pays tempérés. Ilmange de tout ce qu’on donne aux autres oi-seaux. r 1
POLYGNOTE, f. m. Fils d’Aglaophon, fut le premierdes Peintres Grecs qui connut l’expreíïìon, cette par-tie essentielle, Sc qui s’appliqua à représenter lesmou vemens de Faîne. Ce Peintre, après avoir faitplusieurs ouvrages à Delphes & à Athènes, fut ho-noré par le Conseil des Amphictions, d’un remercie-ment solennel de route la Grèce ; Sc toutes lesvilles du ressort de certe province , reçurent ordre delui donner un logement aux dépens du public, quandil y féjourneroit. Cet honneur lui fut accordé , parcequ’il ne voulut recevoir aucun paiement des ouvrages
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qïî’il avoir faits à Delphes Sc à Athènes. Dior. dîPeint. Sc d’Arch.
POLYGONATUM. f. m. Plante. Voye^ Sceau de Sa-lomon.
Ce mot vient des mots Grecs , beaucoup, Sc deyevu , genou , comme qui diroit plante à plusieurs gen-noux , austì reconnoît-on facilement le polijonatum ,par ses racines Sc par les tiges noueuíes.
POLYGONE, f. m. Terme de Géométrie. Polygones.C’cst une figure de plusieurs angles, & de plusieurscôtés, comme pentagone, hexagone, &c. Le polygones’appelle régulier, quand tous ses côtés, & tcus sesangles font égaux; Sc irrégulier , quand il ne les a paségaux. j
On dit en termes de Fortifications , le polygone ex-térieur. Polygoniis exterior. C’est celui qui aboutieaux pointes des bastions. Le polygone intérieur , celuiqui aboutit à leurs centres. L’angle de ce polygone estde tant de degrés.
Dans l’attaque dune place, il faut embrasser tout lepolygone attaqué, assurer les flancs de Patraque pardes crochets, & même par des redoutes fermées. M«de Feuquières.
IJCF II est auílî adjectif. On dit une figure polygone 3 uneforteresse de ligure polygone. Polygonius.
IJLT Ce mot est formé du Grec wcAl! ,plusieurs , Sc y uvia .,angle.
En Arithmétique , il y a des nombres polygones .On prend une progression arithmétique, dont le pre-mier terme est l’unité, Sc quelquefois la diffé-rence qui régné dans la progression, en faisant la som-me des deux premiers termes, ou des trois premiers,ou des quatre premiers , &c. On trouve des nombresqui peuvent être arrangés, ou en forme de triangle ,ou en forme de carré , ou de pentagone, ou d’exago-ne , &c. Ce qui a fait donner à ces nombres le nomde polygones .Leur disterente figure dépend de la diffé-rence qui régne dans la progression. Si cette différenceest 1 , alors la progression est la fuite naturelle desnombres 1, z, 3,4, &c. Sc la somme des deux pre-miers termes qui est 3 , ou celle des trois premiers ,qui est 6, ou des quatre premiers, qui est 1 0 , &c. fontdes nombres triangulaires , parce qu’ils peuvent êtredisposés en triangles équilatéraux. Et ainsi de fuite , ladistérence de la progression augmentant dune unité,le polygone _ numéral augmente d’un côté.
POLYGONOÏDE, f. m. Nom de plante, que M. deTournefort a trouvé dans la plaine, au-delà de l’Aras,ou Araxe en Arménie, Sc à laquelle il donna le nomde polygonóide , parcè qu elle a beaucoup de rapportà PÉphédra , qu’on a nommée autrefois polygonummaritimum. Polygonóides orientale Ephcdrs species :c’cst un arbuste de 3 ou 4 pieds de long,fort touffu Scsortétendu fur les côtés ; son tronc est toi ru, dur, cassant,épais comme le bras, couvert d’une écorce roufsâtre,divisé en branches tortues austì, subdivisé en rameaux,d’où naissent, au lieu de feuilles, des brins cylindri-ques , épais de demi-ligne , vert de mer , longs d’unpouce ou quinze lignes , composés de plusieurs piècesarticulées bout à bout, ii semblables aux feuilles de l’é-phedra , qu’il n’est pas possible de les distinguer sim svoir les Heurs. Des articulations de ces brins, il enfort d’autres qui font articulés de même, Sc ces der-niers poussent dans leur longueur quelques fleurs detrois lignes de diamètre. Ce font des bassins découpesen cinq parties jusques vers le centre , vert-pâle dansle milieu, Sc blancs dans le rcste.Du fond de chaque bas-sin fort un pistil long d’une ligne Sc demie, angu-leux , relevé de petites arrêtes, Sc entouré d’étamincsblanches, dont les sommets font purpurins. Chaquefeuille est soutenue par un pédicule très-délié Sc sortcourt. Le pistil devient un fruit long d’environ de-mi-pouce, épais de quatre lignes, de figure conique »canelée profondément dans fa longueur. Les cannelu-res font quelquefois droites, quelquefois spirales*Leurs arrêtes font terminees par des ailes découp eCSen franges très-menues. Quand on coupe le f rUlt f ntravers, on en découvre la partie moelleuse, aquelle est blanche Sc angulaire ; les fleurs ont 1 0 em