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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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l’îíe de Porteros, & ati midi de la ville d’Hières. Ellen’a que quatre milles de longueur, Sc un de largeur,

Sc elle est défendue par un château Sc par trois tours»Maty.

PORQUËS. f. f. pi. Ternie de Marine-. Ce font dés piècesde charpenterie qui se mettent sur la carlingue, paral-lèles aux varangues pour doubler les membres qui sontau dedans du vaisseau ; Sc pour les fortifier depuis lebas du fond de cale jusque sous le premier pont, con-tre lelquelles font appuyés les bouts des faux baux.

C ost s. intermedia. U y en a de deux sortes. Les porquesde fond font posées de travers au-dessus des vaigres ,

Sc parallèles aux varangues , dans lesquelles il y a Uneentaille pourssoger l'épaisseur de la carlingue ; maiselles font plus éloignées les unes des autres que les Va-rangues. Les porques acculées font placées à 1 endroitdes vaigres & fourcats les plus acculés. On appellegenoux , alonges , & contre-alonges de porques , lespièces qu on y ajoute comme aux côtés du navire.

PORRACÉ, ÉE, adj. Qui est de couleur de poireau , dela nature du poireau. Porraceus , a. Il y a une bileverte que l’on peut nommer érugineuse & porracee.Mém. de Tr. Voye% Porack.

PORREAU. Herbe. Voye\ Poireau.

PORREAUX, f m. pi. Terme de Conchyliologie. Voye\Boutons.

PORRECTA. Nom d’un bourg de l’État de l’Église enItalie. Porrecla. Ce lieu , renommé à cause de sesbains, est dans le Boulenois fur le Réno , environ àsept lieues de Boulogne & de Modène, vers le sud.Maty.

PORRECTION. s. f. Manière dont se confèrent les Or-dres mineurs. LeS Ordres sacrés ou majeurs se con-fèrent par l’impolîtion des mains ; mais les mineurs teconfèrent par la porreclion des choses qui délìgnent lesfonctions de ces Ordres ; c’est-à dire, en prenant ceschoses, Sc les présentant en étendant le bras. Cepen-dant le Soûdiaconat, quoi qu on le mette au nombredes Ordres sacrés, se confère par la porreclion ducalice vide & de la patène, qúe l’Evêque frit toucher.yoye-% le Traité des Ordinations du P. Jean Morin del’Oratoire. Ce terme vient du Latin porreclio. Exten-sion , action de tendre quelque chose. Cette for-mule étoit latine, & ne contenoitque ^impositiondes mains Le la prière, fans faite aucune mention nid'onction , ni d’habits frétés, ni de porreclion dinf-trumens , ni de la puissance d’ofsrir à Dieu lc Sacrificepour les vivans & pom les morts. Continuateur deFleury , Hift » Eccl. in- 1 1. T. XXX , p. j j.

PORRE TAIN , AINE. f. m. Sc f. Nom de Secte. Secta-teur de Gilbert de la Portée. Pòfrctanus , a» Gilbertde la Portée, Evêque de Poitiers, fut condamné dans]e XII e siècle pour avoir été soupçonné d'admettre unedistinction physique entre Dieu Sc ses attributs : oubien, comme dit Marcel, pour avoir écrit trop curieu-sement du Mystère de la Trinité vers fan 1148. Car onne fait pas trop bien au vrai quel étoit son sentiment.Quel qu il fut, néanmoins il donna occasion aux soup-çons que l’on conçut de lui, en soutenant que cetteproposition , Deus est bonitas , n ctoit pas vraie, sion ne la réduisoit à tclle-ci, Deus efl bonus : de il y ades endroits dans S» Bernard, qui écrivit fortementcontre lui, où il semble admettre une distinction réel-le entre la nature de Dieu & ses attributs. Avant luitin certain Gautier dont parle Niphon, Me'taphyf.Distp. 1 i , c. 3 , & Jacques de Viterbe; comme on lepeut voir dans Argentina, in-i 2 } distinct. S 3 q. 2. art.

j avoient admis cette espèce de distinction. Evrardde Béthune dans son Livre contre les Vaudois dit ; nesoyons point Nominaux en cela , soyons plutôt Porre-tains.

PORRÉTE, ou OIGNONETTE. f. f. C’est une plantedont les feuilles, la tige , la Heur & la graine font sem-blables à celles des autres oignons ; mais tous plus pe-tits & plus menus. Sa tige est longue Sc menue : on latond au printems, il en renaît d’autres feuilles. Ses ra-cines se fendent fous terre en plusieurs petits oignonsd’où ils ont pris leurs noms.

PORT. f. m. Est une anse, une avance ou enfoncement

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pot

d’une côte de mer qui entre dans les terres, qui a unfond Sc un abri suffisant pour le mouillage Sc le reposdes vailfeatïx , poúry prendre leur chargement, yfaire leur décharge , ou pour s’y tenir en sûreté.Portus.

ffT II y a des ports naturels formés par la nature, fans quel’art y ait en rien contribué; & des ports artificiels formes par des môles Sc des jettées, que les Souverains ontfait construire dans leurs Etats , pour augmenter lecommerce déjà établi, ou pour l’y attirer. Ee port deBrest est un des plus beaux ports naturels qu’il y ait aUmonde , & celui de Dunkerque ctoit un des plus beauxports artificiels, avant qu’il eút été comblé: il y a desports de barre, où l’on ne peut entrer qu’avec la ma-rée, parce que l eurrée en est fermée par un banc de ro-che ou de fable, comme celui de Goa; Sc des ports de ha-vre , ou de toute marée , où les vaisseaux peuvent en-trer en tout tems, parce qu’il y a toujours aller de fond,comme celui de Bourdeaux. Les ports enclos íbnt ceuxqui font ail dedans de la ville , comme ceux de Rho-des, de Veniíe , Amsterdam , la Rochelle 3 Rayonne,

S. Jean de Luz. Il faut de tems en tems creuser Sc net-toyer les ports. Les vaisseaux ont heureusement surgiau port 3 íont arrivés à bon port. On dit, avoir un portfous le vent, c’est-à-dire, avoir un lieu de retraite dansle besoin»

En termes de Marine, on appelle Maîtres des ports ,les Officiers établis pour la levée des traites Sc imposi-tions foraines. Portuum pr&pofiti .

$ 3 * Fermer un port. C’est empêcher que les vaisseaux quiy fiant n’en sortent,ou qUe ceux qui viennent de dehors,n y entrent. Souvent c’est une raison de commerce quifait fermer lès ports ; plus souvent encore ce sont deStaisons de politique.

Port , se dit aussi sur les rivières, des lieux où abordentles bateaux pour le charger, ou se décharger. Le port

, U f™ n , P. on à la Grève , le port au plâtre, le portuC 1 Ecole , le pose â 1 Anglois. Porcus, ,

On lc dit anllì des lieux où il y a un bac ou des ba-teaaix, où l’on passe une rivière. Portus. Allez m’at-tendre au port. Le port dépend d’un tel Seigneur, il af-ferme tant ion port.

$ 3 * Port , signifie aussi la charge du vaisseau , le poidsqU’il peut porter. Le port , la capacité d’un vaisseau semesure par tonneaux, dont chacun pourroit tenir deuxmille livres pesant d’eau de mer, Sc quand on dit qu’unvaisseau est du port Ae mille tonneaux, on n’cntendpas, comme plusieurs croient, qu’il porte mille fu-tailles pleines de marchandises, mais que ce vaisseaupeut porter tant eu marchandises qu’en lest , muni-tions , armes, &c. mille fois deux mille livres, c’est-à-dire , qu’il peut porter une charge de deux millionspelant.

Port , lc dit aussi de l action de porter» Le port des ar-mes est défendu. Armorum instruclus & gestatio prohi-bentur. C’est un cas Royal Sc Prévôtal; & on appelleport d armes , quand pluhcurs personnes s’allemblentfans autorité légitime, pour faire violence à quelqu’un.On est venu enlever cette fille dans ce château violem-ment , Sc avec port d’armes.

ístF Port , ledit encore de ce qu’il en coure pour le sa-laire des crochetcurs SC porte-faix, ainsi que des fraisde voiture que l’on paie , soit par eau, soit par terre.Viclura merces , ve/ pretium. Il a tant fallu payer à cecrocheteur pour le port d\m coffie , d’un cent de fa-gots. Les Rouliers, les Messagers prennent tant par li-vre pour le port des bardes Sc des ballots. Les Tréso-riers se font taxer de grosses íommes pour les ports Scvoitures d’argent. Il conte à ce Banquier mille francstous les ans en ports de lettres.

Port, sc dit aussi de lait, de la contenance, de la ma-nière de porter son corps. Corporis species , conforma-tio 3 figura 3 habitus. Cette femme est de belle tailleelle marche bien, elle a un port dc Reine. Avoirun port efféminé. Ablanc. On voit au port , à la minede ce jeune homme, qu’il étoit de haute naissance.Enée reconnut la Déesse Vénus à son port , à sa dé-marche. Incejfu patuit dea. Port vénérable, à. Porcadorable. Voir.