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fpT On dit de même en Botanique , le portd’imc plante.Jìabitus plants, 3 fades exterior. C’est la forme d uneplante considérée dans routes ses pa tries d une façon as-sez frappante à la víìe , mais difficile à décrire. Ainlìl'on dit qu une plante a le port d’une autre plante ,comme on diroit qu’un homme a de l’air d'un autre-homme. Le port d une plante résulte , non de la strucíturc particulière de quelque partie 3 mais du tout en-semble.
On appelle en Musique ,port de voix 3 la facilité defaire avec la voix les pallages, fredons Sc diminutionsqui font la beauté & les agrémens des chants de la Mu-sique ; ce que les Italiens comprennent fous le nom detrilli, gruppi 3 flrafcini 3 qui tout nos tremblemens &nos diminutions. Hans vocis inflexiones 3 seu tenor.Bacilli appelle port de voix le transport qui fe fait parun coup de gosier d’une note inférieure à une supérieu-re. Il consiste en trois choies ; la note inférieure qu’ilfaut soutenir ; le doublement du gosier qui se fait,surla note supérieure ; Sc le soutien de la même note aprèsqu’on l’a doublée. Quelques-uns le nomment, antici-pation ou soutien de voix 3 qui fe fait avant le tremble-ment ou cadence. Le port de voix fe fait toujours lurles finales, furies médiantes, & autres principales ca-dences ; Sc les demi-ports de voix fe font dans les lieuxmoins considérables. Dans les demi-ports de voix onn’obfcrve point cette dernière condition ; & c’est cequ’on appelle port de voix gifle 3 ou coulé , ou port devoix perdu 3 quand on ôte quelque chose de la va-leur d’unc note pour la donner toute entière a un autre.
Port , fe dit aussi dans les jeux de cartes de ce qu’onréserve après en avoir écarté quelques-unes. Quod fe-ro. Mon port est en cœur, en pique. Voilà mon port.Ce port étoit beau, mais j’ai eu une vilaine rentrée.
Port , fe dit figurément en choses spirituelles & mora-les , Sc signifie un lieu d’afstirance, de repos, de tran-quillité. Portus gratis 3 vel securus portus. Le ciel estun port où nous souhaitons tous d’arriver. Nous avonsété allez agités des vents de la fortune; il est teins dejouir des délices du port. Racan. Le tombeau estle port où finissent toutes les misères humaines. On ar-rive toujours au port quand on fait bien conduire fabarque. S. Evr. La mort est le port Sc basile des misé-rables; elle fait ceísertous leurs maux. M. Es p. Il estdans le port 3 il est hors des atteintes de l’injustice Scde l’envie. Pat.
Ne saurois-je trouver un favorable port,
Pour me mettre à l’abri des tempêtes du fort? Racan.
Port de salut , se dit figurément, d’un lieu où l’on seretire pour se mettre à l’abri d’une tempête. Portus sa-lutis. Cette ile , cette rade, ont été pour lui un port desalut. On le dit aussi des Maisons Religieuses, où l’onfe retire hors des inquiétudes Sc des embarras du mon-de. Cette maison, cette retraite a été pour elle un vé-ritable port de salut. En général, il íe dit de tous leslieux ou 1 on le retire pour être à couvert de quelquedanger. L’Hôtcl de ce Prince , de cet Ambassadeur aété un port de salut pour lui,
fjCFOn dit figurément, faire naufrage au port 3 quand onvoit ses desseins ruinés dans le tems qu’on efpéroit deles voir réussir. In portu naufragium. On dit aussi d’unhomme qui est arrivé heureusement Sc en bonne san-té, au lieu où il vouloir aller, qu’il est arrive à bon port.
Port Adriatique. Sainte Marie du port Adriatique.Hoye% au mot Marie.
Port à Port. Hoye\ Porto.
Port d , Alberton ì ou Alberton. Nom d’une petite villedu Royaume de Barca en Afrique, sur la côte, où ellea un port assez fréquenté.
Port Defiré. Pore de l’Amérique méridionale dans laMagellanique.
Port-ZokíJj autrement Blavet. Nom d’une ville de Fran-ce _, située fur la côte méridionale de Bretagne, à l’em-bouchure de la rivière de Blavet. Louis XIII, l’avoitfait démolir, parce que les Ligueurs s’en étoient saisis,Sc l’avoient même donnée aux Espagnols , qui la ren-dirent par la paix de Vervins : mais depuis, le mêmeLouis XIII ayant reconnu Pimportrancc de cette pla-
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ce, la fit fortifier de nouveau ; & c’est de lui qu’elle apris le nom de Port-Louis, au lieu de celui de Blavetqu’on ne lui donne plus ; c’est un très-bon port.
Port de Sainte Marie. Nom d’une petite ville avec ungrand port , & fort fréquenté. Portus Sancis Maris ,anciennement Mneftei portus 3 Gaditanus portus. Elleest dans l’Andaloulìe , à l’embouchure du Guadaletedans le golfe de Cadix , Sc à trois lieues de la ville dece nom, Sc de celle de Xérès de la Frontéra , Sc S. Lu-car de Berraméda.
Port de Sainte Marie 3 est encore le nom d’une ville del’Amérique méridionale dans l’îlc de Cuba. Le Port deSainte Marie 3 qui est celui de la ville nommée le Portau Prince 3 ville champêtre au milieu des prairies, oules Espagnols ont quantité de Hatos 3 qui font des lieuxoù ils nourrissent des bêtes à cornes pour en avoir le luisSc les cuirs. Il en ont encore d’autres nommées Mate-rias 3 qui font des lieux où leurs boucaniers ou chas-seurs fe retirent pour tuer des bêtes sauvages Sc y su-re sécher les cuirs;c’est de-là que vienent tous les cuirsqu’on estime tant en Europe, qu’on nomme Havana 3parce que de cette ville du Port au Prince ouïes porteà Havana, qui est la ville capitale de cette île, afin d c-tre embarqués pour l’Eípagne, où de-là ils passentdans tous les autres Royaumes de l’Europc.
Port de Piles. Bourg de France dans le Poitou fur laCreuse, près de fa chute dans la Vienne, aux frontiè-res de la Domaine.
Port au Prince. Hoyeç I’article précédent Port d*Sainte Marie.
Port -Royal. Nom de deux Abbayes de Religieuses Cis-terciennes , dans le Diocèse de Paris; l une près de Csic-vreufe, à cinq lieues au couchant de Paris , Sc l’autredans Paris même au faubourg S. Jacques. La premières’appelle Port-Royal des Champs , & la secondePort Royal de Paris. Portus Regius. L’Abbaye dePort-Royal proche Chevrcuíe , de l’Ordrc de Cî-teaux , & de l’Institut du Saint Sacrement, s’appcloicanciennement le Port du Roi, ou Port Roi. L origi-ne de ce nom est fort incertaine. L’ancienne opinionest que Philippe-Augustc s’étant égaré seul en chaílànt,trouva-là une petite Chapelle , où il jugea que quel-ques-uns de ses Officiers íe rendroienr aussij ce qui ar-riva. Il nomma pour cela ce lieu Port du Roi, onPort-Royal 3 Sc pour remercier Dieu de lavoir tirede l’embarras Sc de Pinquiétudc où il étoit, il résolutd’y faire bâtir un Monastère. Odon de Sulli, Evêquede Paris, Payant fù, prévint le Roi, Sc avec Mathildefille de Guillaume de Garlande, Seigneur de Livri, Scépouse de Mathieu de Montmorenci, premier Sei-gneur de Marii, il bâtit cette Abbaye en 1204, & l’on/mit des Religieuses de Cîteaux, qui ont toujours été sou-mises à la juridiction de l’Abbé Sc Général de Citeau*jufqu’en 1627 , quelles en furent soustraites par unBref d’Urbain VIII. En 1626 elles furent transférée*au faubourg S. Jacques à Paris , où on leur donna un*maison. En 1634, elles résolurent d’embrasser l’Inssi-tut de l’Adoration perpétuelle du S. Sacrement. Inno-cent X. Sc l’Archcvêquc de Paris en 1643, y confe* 1 'tirent, & en 1647, l’aftaire fut consommée par unArrêt du Parlement ; Sc elles quittèrent l’habit de Co-teaux. En 1647 , PArchevêque de Paris leur permit derenvoyer des Religieuses à Port-Royal des Champs »Sc d’y rétablir ce Monastère, à condition qu’il seroittoujours fous la juridiction Sc l’obéi’ilance de l’Arche-vêque de Paris. La souscription du Formulaire d’Ale-xandre VII. ayant été ordonnée dans le Royaume, j eSReligieuses du Port-Royal de Paris le signèrent, cellesde Port-Royal des Champs ne le firent qu'apne* degrandes difficultés Sc avec restriction. Ces filles étanttoujours demeurées dans les mêmes sentimens jusqu en1709 , le Roi crut qu’il n’y avoir point d’autre moyende les soumettre, que de les disperser, ce qui fut exé-cuté , Sc le Monastère de Port- Royal des Champs futentièrement détruit, Sc ses biens rendus à Port-Roy# 1de Paris. Hoyer le P. Hélyot, T. H. c. 44.
Plusieurs Ecclésiastiques Sc autres qui étoient dansles mêmes sentimens que les Religieuses, se retiroient% Port-Royal 3 Sc y avolent des appartemens. Us ï on