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en , lorsque le verbe impersonnel prendre n’cst pasprécédé de il ■ comme quand Sarrasin dit J
S’il i’ aima fort , elle de son coté .,
Dont bien nous prit , ne lui fut pas cruelle.
fjCT Prendre se dit encore neutralement de l’eau qui sc
?;lace , du lait qui se caille. Le grand froid fait prendrea rivière. La présure fait prendre le lait. Si le froidcontinue , la rivière prendra . Si l’on veut que le laitprenne, il faut y mettre de laptesure. Conglaciari, coa-gulari , concrescere glacie, coalescere.
03 s- Prendre avec le pronom períonnel. Se prendre àquelqu’un, a quelque chose, s’en prendre à quelqu’un.A? Le PRENDRE à quelqu’un, c’est s’attaquer à quel-qu’un. Provocare , lacessere. Il ne faut pas se prendre àplus fort que foi : on dit aulli le prendre de paroles avecquelqu’un. Tout cela est du diícours familier.
|CT S’en prendre à quelqu’un, est quelquefois une expres-sion fort noble. C’est lui attribuer quelque faute, vou-loir l’en rendre responsable. Culpam in aliquem trans-ferre. Si je perds mon procès, je m’en prendrai à vous,c’est-à-dirc|, je vous en imputerai la perre.Dans le mal-heur on s’en prend à tout, lignifie, on le plaint de tout,on accuse tout.
03’ On met toujours en devant prendre , quand il a la si-gnification d’imputer.
fsT Se Prendre à quelqu’un ,à quelque chose , au pro-pre , c’est s'attacher à quelque chose pour éviter quel-que péril, c’est chercher un appui, un secours. Entombant, il se prie à un arbre qui le garantit. Dans lemalheur, on se prend à tout ; ç’cst-à-dirç , on sç faitune ressource de tout ce qu’on trouve.tsT On dit qu’un homme s’est pris à un clou , pour direqu’il s’y est accroché : & dans le même sens, que sonhabit s'est pris à un clou, ou à une épine.
03* Se Prendre , synonyme de commencer. Il se prit àrire, à pleurer. Exprelîìon surannée.L’Académie auroitdû nous en avertir.
tsT Se Prendre bien à une chose, c’est se conduire com-me il faut pour la faire réunir. S’y prendre mal, c’est lecontraire.
ffTSe Prendre, synonyme de se figer. Coalescere, con-crescere. L’huile se prend dans les endroits froids. Cesyrop commence à se prendre,ffT Se Prendre de vin, s’ennivrer.Se prendre d’amitié,d’aversion pour quelqu’un ; concevoir de l’amitié, dei’aversion.
Prendre , se dit proverbialement en ces phrases, Ce quiest bon à prendre , est bon à rendre. Il a pris martrepour renard, il s’est trompé. On dit pour se moquer deceux qui ont manqué une capture ; ils font pris , s’ilsne s’envolent. Il a pris un rat ; pour dire,il a manqué uneoccasion, uneastaire. Il a été pris comme dans un blé,il a été pris fans vert. Il a pris cela pour argent comp-tant , le dit en raillant la crédulité d’une personne. Il aé&tyris pour un homme de son pays, c’est-à-dire, poursot, pour dupe. iOn dit aulli prendre l’occasion auxcheveux, ne lapas laitier échapper, Il a pris le morsaux dents , pour dire, il a pris une bonne résolution.Il faut prendre le tems comme il vient. On dit, à labonne heure nous prit la pluie , pour dire , que lorl-qu’une chose, qui étoitdangereuse, arriva, on étoithors de péril. On dit, prendre la balle au bon. PrendreS. Pierre pour S. Paul, ou son cul pour íes chaudes ,pour dire, prendre l’un pour l’autre. On dit aulli, pren-dre le lièvre au collet ; prendre les lièvres au son dutambour, ou du tambourin ; pour dire, entreprendreouvertement &t avec éclat, se qui sc devroit faire encachette & finement, On dit aulli d’unavare, qu’il enprendroit sur Laurel, qu’il en prend par où il peur, Ondit aulli , prendre la lune avec les dents, pour marquerune choie impolìible. Prendre ses jambes à son cou,quand on commence un voyage à pied. On dit aulhprendre le tison par où il brûle ; pour dire, prendre uneaflaire,une choie autrement qu’il ne faut, ou par le côtéle plus dangereux, ou le plus difficile, Prendre quel-qu’un au pied levé, c’est prendre avantage contre luidu moindre mot qui lui échappe, Prendre d’un sacdeux moutures, c’est tirer double profit, se faire payer
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deux fois d’une affaire. On dit, qui prend s’engage, pourdire, que ceux qui empruntent, ou qui reçoivent despréíens, s'assujettissent à ceux qui les obligent. On ditaulli, prendre des vessies pour des lanternes, c’est-à-dire j se laiíser tromper facilement.
Pris , ise. part. Vcye\ plus bas.
/PRENEUR , EUSE. f. Qui prend, qui est accoutumé dçprendre. Captator. Le surnom de Poliorcetes donné àDémétrius I. Roi de Macédoine, signifie Preneur devilles. Il croyoit prendre cette place par escalade, maisle preneur fat pris. Il y a des preneurs de taupes, des pre-neurs d’oileaux à la pipée, des preneurs d’alouettes aymiroir, aux filets, Les preneurs de tabac en fumée ont1 haleine mauvaise, Fi , c’est un preneur de tabac. Onappelle preneur de café, celui qui est accoutumé à enprendre. C’est xmpreneur de café. Comme il est plushonnête de donner que de recevoir, je ne refuse pasd’êire le preneur , afin qu’il soit le donneur. Ablanc.Vailseau preneur , c’est celui qui a sait une prise, C’estun terme de Marine , en ce sens il est adjectif!
Preneur , en Pratique,signifie aussi , celui qui prend àbail ou à ferme , un héritage, une maison ou autrechose, Locator, Le preneur s’est obligé de faire toutesles menues réparations. Le preneur est tenu de bien fu-mer 8c échalalser les vignes, &c. ffT Le bailleur estcelui qui donne l’héritage, le preneur est celui qui lereçoit. Voye% Bail & Bailleur,
fKT PRENESTE. roye^ Palestrine.
PRÉNOM, f, m. Nom que l’on met devant le nom géné-ral de famille, ou le nom qui convient à chacun enparticulier. Il vient du Lati wpr&nomen; &il revientau nom propre parmi nous ; c est-à-dire, Pierre , Paul,ècc. Le prénom ne fut introduit parmi les Romains quelong-tems après le nom, On donnoit aux enfans lenom de la maison le jour après leur naillànce, au lieuque le prénom ne se donnoit que lorsqu’ils prenoientla robe virile, Varron compte zo divers prénoms - lesplus communs se peuvent réduire à 18 . Les Grecs n’a-voient qu’un nom seul, 8c ne multiplioient point leursnoms & prénoms comme l’ont fait les Romains,
03* ie\pRÉNOM, c’est-à-dire, le nom qui précédoit lenom propre , annonçoit une espèce de dignité : anffine le donnoit-on qu’à des personnes d’une conditionlibre. C’est pourquoi les esclaves nouvellement affran-chis ne manquoient pas de prendre un prénom , Cé-sar portoit le prénom de Ca'ius : Cicéron, celui dçMarcus,
ífT PRÉNOTION, f. f. Terme de Métaphisique, forméde la préposition prs., d’avance, & du mot notio ,notion , idée, connoilsance. C’est ainsi qu’on appelleune connoilsance imparfaite, superficielle, qu’on ad une chose , avant que de savoir suffisamment exa-minée, Pr¬io. Nous commençons par la prénotionpour arriver à une connoilsance claire 8c certaine.
PRENSLOW. Nom d’une ville du Marquisat de Bran*debourg, en Haute-Saxe. Prenjlovia, Primiflavia, Elleest capitale de la Marche Vékerane, 8c située fur le lacVéker, près de Ja rivière de ce nom, environ à za lieuesde Berlin , vers le nord. Maty.
PRÉOÇACER. Vieux. v. act. Pourchasser. Borel, Perdsequi , insectari ,
PRÉOCCUPATION, f. f. Prévention, impression qu’on
s’est mise d’abord dans l’esprit. Prœvenso, anteoccupa-tio. On n’est jamais bien guéri des préoccupations , 8çdes prerfiières impressions qu’on nous a mises dans l’es-prit dès notre jeunelse, Le point le plus excellent de laméthode de Descartes , c’pft qu’il veut qu’on serilsedetous préjugés, qu on raisonne fans préoccupesf ion. Lc plus grand obstacle qui fe trouve à rendre la jus-tice , 8c à raisonner sainement, c’est la préoccupation.C’est l’effet de la préoccupation , non seulement de setromper sur des apparences, mais aussi de convertir àson usage les choses les plus éloignées. Cl. Il y a unepréoccupation de charité, qui fait qu’on ne doit pascondamner les autres légèrement. S. Evr. Les préoc-cupations ferment l’esprit, & le mettent dans une im-possibilité moraled’avoir d’aqtres vûes. M. Esp.
PRÉOCCUPER, v. a. Prévenir ; mettre dans l’esprit d’unepersonne les premières impressions, qu’il est difficile ■