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îcrat, qu il craint le Prévôt, qu il croit voir toujoursle Prévôt Sc les Archers à les trousses.
PREVOT ABLE, ou PREVOTAL. adj. ( L’ufage le plusgénéral est pour le dernier.) Ce qui concerpe la juri-diction du Prévôt. Capitalis Tribuni jurisdiclio. On ap-pelle cas royaux ou prevôtaux , les cas dont la çonnoif-sance est attribuée aux Prévôts des Maréchaux. Unmeurtre commis fur un grand chemin est un cas pre-vôtal. Il faut sept Juges pour rendre une sentence pré-vôt ale par l’Ordonnançe de 1670. Le criminel con-damné par jugement prevctal Sc en dernier ressort ,n est point reçu à en appeler. L’Ordonnance de 1670,enjoint de dresser deux minutes des Jugemens prevô-taux , dont lune demeure au Greffe du Siège où leprocès a été jugé, & l’autre au Greffe de la Maréchaus-sée. Tous cas prevôtaux iont cas royaux, mais tous casroyaux ne font pas prevôtaux.
PREVOTALE D’ABBEVILLE. Terme de Fleuriste. Tuli-pe qui est colombin, incarnat chargé Sc sale. Morin.
PRÉVOTALEMENT , ou PREVO TABLEMENT. Lepremier est seul en uíage. adv. Par le Prévôt, Sc en der-nier ressort. Il fe dit en cette phrase : ce criminel a étéjuge prevótalemcnt Sc fans appel ; ce qui arrive , lorf-qu’un Prévôt a instruit le procès d’un criminel qu’on- jugé être de fa compétence , Sc Test venu juger avecsept Conseillers duPréíìdial. Tous les cas prevôtauxdoivent être jugés prevôtalement , c’est-à-dire, en der-nier ressort, & fans appel, suivant fart. 14 du tit. 1,del’Ordonnancede 1670.
PRÉVÔTÉ, f. f. Qualité de Prévôt. Pr&pofitura , velProfectura. La prévôté de Paris ; la prévôté des Mar-chands ; la prévôté de I’Hôtel,de la Maréchaussée , dela Marine, des Monnoies, la prévôté du Chapitre.Ce Bénéfice simple est une Prévôté. Le Pape Boni-face VIII objecta à Philipe le Bel, quand il deman-
' da la canonisation de S. Louis, qu’il avoit donné àferme les prévôtés du Royaume. Voye\ Prévôt.
PrÌvotÉ , fe dit autsi du lieu où fe tient cette Juridic-tion. Forum Tribuni capitalis. Ce Procureur est aljéplaider à ía Prévôté.
Prévôté , fe dit encore de l’étendue de la Seigneurie ,ou Juridiction du Prévôt. Jurisdictio Tribuni capitalis.Les Coutumes de la Prévôté Sc Vicomté de Paris.
PRÉVOYANCE, f. f. Action de Tefprit par laquelle onvoir par avance ce qui peut arriver íuivant le cours na-turel des choies , afin de préparer lame à tous les évé-ncxnens.Pr&visto, providentia. Cronvwel ne laiíîoitrienà la fortune de çc qu’il lui pouvoir ôter par conseil &par prévoyance. Fléch. On a beau prendre de justesmesures fur çe qui peut arriver, un accident subitpeut mettre la prévoyance en désordre, Sc les conjec-tures çn confusion. Balz. Ne vous tourmentez pointpar une prévoyance trop subtile, qui va chercher lespiaux jufqu’au bout du inonde. Id. Il y a une Providencedivine qui fe joue de toutes les prévoyances des hom-mes, Fléch. Le commun du monde marche vers lamort fans prévoyance , & fans réflexion. Nie. Uneprévoyance trop raffinée donne trop d’inquiétude. S.Evr, La prévoyance sert à nous garantir de plusieursjneonvéniens, Sc a faire piovihon des choies dontnous poumons avoir beíoin. Le Sage nous renvoie àl’esemplc de la prévoyance laborieuse de la fourmi.Vade ad formicam 3 ô piger. Les avares appellent l’a-varice une sage prévoyance de Tavenir, S. Evr. Sansvous arrêter aux précautions, ni aux prévoyances hu-maines qu’ilîfpire fa prudence de la chair, vous u avezpoint songé à acquérir pour les teins d'infirmité Sc devieillesse. Fléch,
PRÉVOYANT, ANTE, adj. Qui a de la prévoyance ?qui voir par avance ce qui doit arrjyer. Prose 1 us , pro-vidus. Vous êtes trop prévoyant.
PRE UT, Sc EMPREUT. Vieux adverbe, En premier lieu,de npaTûç , primus. Boríl.
PREUVE. (. f, Raison, moyen dont on fe sert pour persua-der, pour faire connoítte qu’une chose est véritable.Probatio , argumentum , ratio. La Géométrie ir admetpoint de preuves qui ne soient convaincantes Sc certai-nes. Elle rejette les preuves douteufes,& quine sont pas«a#es, Le grand nombre de preuves entassées k S unesJoint VI,
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fur les autres, n est supportable que quand il s agitdune chose capitale, qui peut trouver de la résistancedans Tefprit. Cl.
|T 7 " En Jurisprudence la preuve est une conséquencelégitime , qui résulte d’un fait évident , dont la certi-tude fait conclure qu’un autre fait est véritable ou neTest pas. Ces preuves font fondées fur la foi des actespar écrit, fur la déposition des témoins , fur la com-mune renommée , Sc autres présomptions qui résul-tent des circonstances du fait,
En matière criminelle la confession de Taccufé fedivise , & on l’admet en ce qui fait charge , fans Tad-mettre en ce qui tend à la déchargé : mais cette maxi-me n’elt vraie que lorfqu’il y a preuve acquise contreTaccufé, indépendamment de íà confession. Favrel ,dans un Facium. En Justice on permet de faire preuve,tant par titre que par témoins. L’Ordonnance deMoulins défend la preuve par témoins pour les prêtsau-dessus de mille livres. La preuve litterale , est cellequi résulte de quelque acte rédigé par écrit, commed’un contrat, d’un testament, ou autre éerir. La preu-ve testimoniale , est celle qui le fait par témoins idoi-nes & dignes de foi. La preuve par écrit, ou littérale ,est préférable à la testimoniale. En matière criminelle,la preuve de deux témoins non réprochés est con-cluante. Çelle des témoins singuliers Sc des indices nefait que derni-preuve , ou femi-preuve. (Test ainsiqu’on appelle une preuve judiciaire qui n’est pas suf-fisante pour Téclaircilfement du fait dont il s’agit ,majs dont on tire de puid’aps indices.
§CF On appelle preuve muette , une preuve qui n’est ni lit-térale ni testimoniale, mais qui résulte de quelque cir*constance , d’où l’on a lieu de juger qu’un homme estvéritablement coupable.
On faiíoit autrefois la preuve des crimes par T attou-chement du fer chaud. Prvbatio criminis fiebat ohm,per contactum ferri candentis. On obligeoit Taccufé,pour ie purger d’tm crime à lui imputé, de faire unferment en maniant un fer chaud. La formule 8 c le-scérémonies Sc prières qui fe faisoicnr en cette occa-sion , lont rapportées duis les notes qui font à la findes Capitulaires de Charlcmagne. Cette coutume aété abrogée pat l’Empereur Frédéric ; mais elle est en-core en uíage dans la Mingrésie, comme le dit Lam-berti en fa Relation qui est sidérée dans le Recueil d?Thévenot : car ii ou ne peut avoir preuve d’un crimeon met une croix au fond d une chaudière pleine d’eaubouillante , du fond dé laquelle 1 accusé est obligé dela retirer. Eníuite on lui met ie bras dans un sac, onle lie, on le cachette, & trois jours après on le décou-vre , & s’il ìfy paroît point de marques de brûlure,Taccufé est déclaré innocent. Au Royaume de Siam ?pour avoir preuve des crimes , on oblige les patries àfe laver les mains-dans T huile bouillante, ou à mar-cher fur des charbons ardens , d’où il faut qu’elles sor-tent lans fe brûler ; ■ ou on les oblige à fe plonger dansTeau, & celle qui y demeure plus iong-tems gagneion procès ; ou bien d’avaler du ris charmé qui est pré-paré par les Docteurs de la loi , celui qui le peut ava-ler est déclaré innocent, & ramené chea lui en triom-phe : Sc Taccufateur puni. (Test une imitation de ceque Ton faifoit chez les Juifs pour avoir preuve deTadultère. On a aussi condamné la -preuve qui Ce faifoiten ces occasions par les annes & avec la lance, où celuiqui étoit blessé le premier étoit puni comme coupable.Ce combat est pareillement encore en uíage dans laMingrtlie.
Preuve , fe dit aussi des signes, des marques, des témoi-gnages de la vérité de quelque choie. Monumentumspecimen, te/iimonium . Dieu nous donne tous les joursdes preuves de son amour Sc de fa providence. Ce bra-ve a donné cent preuves âeksn couráge. Les irrégula-rités ne peuvent faire soupçonner que ies nouvellesamitiés ; mais j'ai fait mes preuves de fidélité pour v-ous.B. R A B.
Preuve , en termes d’Arithmétique , fe d st de la vérifica-tion dune opération Sc d'un calcul. Probatio. La vraiepreuve fe fait par la regie contraire.- Ra preuve de lamultiplication est 4 division. La soustraction sert de
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