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preuve à l’addstion. Les preuves de neuf, ou de sept,ne sont pas infaillibles. Si l'on étoit bien allure de nes’être pas trompé, l’on n’auroitpas besoin d t preuves«lans l’Arithmétique j car toutes ses opérations étantappuyées fur l'évidence, c’est elle qui nous allure deleur vérité, Sc qui est le fondement de leur certitude.Auiîì les preuves qu'on en apporte, ne vont pas à nousassurer de la vérité des règles quelle prelcrit, mais feu-lement à nous faire remarquer íì nous les avons bienpratiquées.
PREUX. adj. Sc s. m. Vieux mot qui signifioit hardi Scvaillant. Strenuus , sortis. Les Anciens donnent cetteépithète à tous leurs avanturicrs. C’étoit un preux Schardi Chevalier , qui fît plusieurs actions de grandeprouellè & valeur. Il y a une histoire particulière desneuf preux. Toujours de preux le renom ils ont eu.Voit.
Ménage dérive ce mot de probus , comme prouejfede probicia 3 qu’on a dit pour probitas , qui se trouveen cette signification dans les Auteurs Latins.
PREX. adj. m. Preux. Borel. Fortis , generosus.
PREXILLAS-CRUDOS. C’est ainsi qu’on appelle enFlandre une espèce de toile détoupe de lin , qui se ma-nufacture particulièrement aux environs de Bruges ,Courtrai, Gand & Ypres. On la nomme encore dansle pays Brabantc.
PRETRE, f. m. En Albigeois , c’est un Sacrificateur,comme qui diroit Prieur, ou Prêtre. Borel. Sacerdos,Sacrificus , Presbyter.
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PRIAM. s. m. Fils de Laomédon, Roi de Troye. Ce futfous fon règne qu’arriva la destruction de Troye. Il ypérit lui-même avec tous íes enfans, à l’exceptiond’Hélcnus.
PRIAPE. 1. m.Termede Mythologie. Dieu du Paganismeadoré à Lampíàque ville de l’HelIespont lieu de sa nais-sance , fils de Vénus & de Bacchus. Priapus. Il étoitaufîï le dieu des Jardins. Ils ont nommé de son nom lapartie honteuse des hommes, parce qu’il savoir dunegrosseur extraordinaire , & pour cela il étoit fort ré-véré des femmes ; jusques-là que l’Ecriture fdit men-tion que le Roi Afa détrôna fa mere Maacha, parcequ’elle avoir consacré un bois à Priape } Sc présidoit àses sacrifices. Il cn détruisit l’Idole , & la jetta dans larivière, au III. Liv. des Rois 3 c. / /, y. i s , Sc II. Pa-ralip. c. J s, v. 1 6 .
PRIAPÉE. f. f. Est un nom qu’on a donné aux Epigram-mes & aux Poches obscènes , qui ont été composéesfur Priape , dont il y a plusieurs exemples dans les Ca-talectes des Anciens. Priapeia , obscena.
PRIAPISME, f. m. Terme de Médecine. C’est une tensioncontinuelle Sc douloureuse de la verge, fans aucun ai-guillon de volupté. Priapismus. La cause prochaine dupriapisme estl’acrimoniede la semence , accompagnéede la convulsion des muscles de cette partie , qui com-prime les veines Sc les corps caverneux, Sc empêchepar ce moyen le retour du sang. Les autres causes fontles alimens Sc les remèdes trop acres Sc trop échauf-fons. Les cantarides produisent aussi le même esse t,mais avec beaucoup plus de force ; Sc il y a plusieursexemples de personnes, & sor tout de vieillards, quiayant voulu s en servir pour mieux satisfaire leurs pas-sions , ont été attaqués du priapisme , qui a été suivide convulsions universelles, Sc même d c la mort.
Ce mot vient de Priape , Dieu des Païens, que lesPoëtes rcpréícntoicnt ayant la verge toujours roide &tendue. Comme on dépeint les Satyres de la mêmemanière, on a aufli appelé cette maladie satyriasis.Quelques-uns distinguent pourtant le priapisme Sc lesatyriasis 3 en ce que le priapisme est fins effusion, &fans désir ni paillon, au lieu que dans le satyriasis , ily a l’un Sc l’autre.
PRIAPOLITHE. f. f. Nom d’unc pierre dont Botellifait mention, qu’on trouve aux environs de Castroen Italie, Sc à qui on a donné ce nom, parce qu’elle ala forme du pénis . Priapolithus.
PRIÉ-DIEU, ou. PRIE-DIEU. f. m. Sorte de pupitre qui«est accompagné d’unmarche-picd, où l’on s’agcnouille
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pour prier Dieu. Acad. Fr. Pluteus precatorius. Onprépare des prié-Dieu couverts de velours aux gran-des cérémonies pour les Princes, les Prélats, &c.
On appelle quelquefois prié-Dieu, de petits oratoi-res de chámbre , ou de cabinet. Oratorium , sacellum,edicula.
PRIER. v. a. Implorer la grâce, l’asiîstance divine pourobtenir les choses nécessaires. Rogare, orare , invocare .Il s’emploie indifféremment fans régime, Sc avec unrégime. Le Seigneur a dit qu’il folloit toujours prier ,ne point cesser de prier. Veillez Sc prie% , afin de nepoint entrer en tentation. Nous devons imiter la sain-te ardeur des Prophètes, prier , servir Sc adorer leTout-Puiílanr. Pat. L’Eglise prie la Vierge Sc lesSaints pour avoir leur intercession. On prie Dieu pourles trépassés. Le Roi Edouard fit prier Dieu dans toutesles Eglises d’Angleterre , pour le repos de l’ame du RoiJean , qui étoit mort à Londres. Ab. df. Choisi.
AéT Prier la Vicrge , les Saints, c’est s'adresser à eux >afin qu’ils intercèdent pour nous auprès de Dieu.
KèT On dit dans le discours familier, je prie Dieu, &c.Je prie Dieu qu’il vous amende, par forme de souhait.
Ce mot vient du Latin precari.
|K? Prier , signifie aussi, supplier les Puissances tempo-relles , solliciter une grâce. Supplicare , deprecari , ob-secrare. On a psé à genoux, à mains jointes, ce Prin-ce de faire grâce à ce Gentilhomme : on Fa prié Sc con-juré par tout ce qu’il a de plus cher, on l’a prié plusque Dieu, tant qu’on peut prier. Prier quelqu’un plusque Dieu, n’est que du discours familier.
ísT Prier pour quelqu’un, intercéder pour lui. Dans cecas., il est neutre. J’ai prié pour lui ; mais je n’ai purien obtenir.
Prier , s emploie fort souvent dans des phrases qui ren-ferment quelque menace. Je vous prie , que je n’en-tende plus parler de cela. Je vous prie, que celan’arri-ve plus. Dans toutes ces phrases, il y a une espèce demenace tacite.
@3“Prier, le dit aussi à legardde ses amis ou égaux, parcivilité, & signifie, inviter, convier. Invitare. Vousêtes priés d’aísister au convoi Sc enterrement. Je vousprie de me prêter ce livre que vous tenez. Dires-moi,je vous prie _, ce que vous entendez par-là. Je vousprie de m’excuser, íì je vous dis, &c.
On prie ses amis à dîner, & de dîner. Prier à dîner,marque un dessein prémédité. Prier de dîner, est unterme de rencontre & d’occasion. Si nous envoyonsprier quelqu’un de venir dîner chez nous, ou quenous l'en priyons nous-mêmes, il faut dire que nouslavons prié à dîner. S’il est chez nous , Sc que nous luifaisions la même prière, il faut dire, que nous lavonsprié de dîner. Mén.
On dit proverbialement, qu’on prie un homme defon déshonneur quand on lui fait quelque demande in-civile , qu’il n’est pas juste qu’il accorde. Aliquid turpepostulare. On dit, quand on voit mener quelqu’un ausupplice, que ce n’est pas pour avoir toujours priéDieu > pour avoir dit fon chapelet. On dit auilì encontre-vérité, que quelqu’un prie Dieu, quand il jurebeaucoup. On dit d’un méchant repas, que la viandene prie point les gens. On dit d’un homme qui fait lebon fans 1 être, qu’il ne prie pas comme il joint lesmains.
Prié , ìe, part. Il a toutes les significations de son verbe.Rogatus j pojîulatus. Il est aussi quelquefois substan-tif, & signifie celui qui est convié ; mais alors, il nes’emploie guère qu’au pluriel. Etes-vous du nombredes priés ? L’Acad.
PRIÈRE, si f. Invocation qu’on fait à Dieu pour obtenirgrâce, ou pour demander quelque choie. Invocatio ,deprecatio. Ne vous flattez pas que Dieu soit appaiíepar quelques froides prières , ou par quelques exer-cices apparens dune piété superficielle. Flech. Sou-vent , lorsqu’on parle à Dieu par de vasiies Sc froidesprières , on s’entretient avec soi-même du projet deles vanités. Id. On fait souvent aux dieux des prièresperdues. Bon,. Nos ambitieuses pensées font tous lesjours la matière même denos prières. Bos s. Jéfus-Chrift nous a donné le modèle de la prière , en saint