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Jcs Prieurés font électifs confirmatifs, tels q tic fontceux de l’Ordre de Saint Augustin , ils font à la nomi-nation du Roi. Les autres font à la collation des Ab-bés.Un Prieuré conventuel oblige à être Prêtre , mê-me quand il est commendataire. Il ne peut être changéen Prieuré íìmple. Il y a hx Grands-Prieurés de l’Or-dre de Malte en France. Voye^ Prieur.
Il y a auffi des Prieurés-Cures , qui font des Curesdesserviespar des Religieux, ôc dépendantes de quel-ques-unes de leurs M.a.LÍòni.CœnobiiPrioratus Curialis.Ces fortes de Cures ont été fondées par les Monastè-res mcmes dont elles dépendent, ou leur ont été don-nées , soit par les Evêques Diocésains, soit par ceux àqui elles appartenoient, à condition de les faire des-servir par quelques-uns de leurs Religieux. Il y avoir•donc dans ces Cures une petite Communauté réguliè-re ; ôc de-là celui qui étoit à la tête des autres, & quiavoir la Cure des âmes, étoit appelé Prieur auíll bienque Curé. Insensiblement le Prieur demeura seul dansson Bénéfice. Le Concile de Latran tenu en 1x79, or-donna que les choses feroient remises fur l’ancien pied;mais soit par relâchement de discipline, soit à causede la modicité des revenus , presque toutes ces Curesne font encore deífcrvies aujourd’hui que par un seulBénéficier , qui a retenu le nom de Prieur-Curé. Il y aencore des Prieuréssimples , qui ont été distraits desAbbayes : c’étoient au commencement des métairiesoù l’on envoyoir un ou deux Moines pour les frire va-loir ; ces Moines s approprièrent le revenu de ces mé-tairies, Sc les érigèrent en Bénéfices formés , & de-làfont venus ces Prieurés simples , c est-a-dìre, danslequel il n’y a poinc de Religieux. Prieuré com-mendataire , Bénéfice qu’un Prieur tient en com-mendc.
PRIGNITZ. Voycq Pregnitz.
PRIM, IME. adj. Vieux mot. Premier. Primus. Des ap-plaudissemens recueillis, pour ainsi dire, dans leurprime-ve rdeur , & avant que la sieur soit éclose.Morabin.
tfT PRIMA-MENSIS. f. m. Terme de la Faculté deThéologie de Palis. C’est une asi'emblée de Docteursen Théologie qui confère des affaires de la Faculté lepremier de chaque mois. Coetus Doctorum ad delibe-randum de agendis, prima die cujusique mensis. On par-lera de cela au prima-menfis. fCT Ce mot est tout La-tin. Prima mensis die.
PRIMAGE. f. m. On nomme ainsi en Provence ôc dansles Echelles du Levant, ce qu’ailleurs on appelle Pri-me en fait d’asiùrance.
PRIMARO. Nom d’un bourg avec un petit fort , qu onnomme la Tour Grégorienne. Primarus. Il est furl’embouchure la plus méridionale du Pô, qu’onap-pelle le Pô d’Argenta, ou de Primaro , & il a été bâtifur les ruines de l’ancicnne Spina , qui donnoit à cetteembouchure du Pô le nom de Spineticum ostium.
Maty.
PRIMAT, f. m. Archevêque qui a une supériorité de ju-ridiction fur plusieurs Archevêchés ou Evêchés. Pri-mas , vel Autistes Primas. L’Archevêque de Lion fedit Primat des Gaules. Les appellations des Sentencesdes Officiaux de Paris , de Sens ôc de Tours, rassor-tissent à la Primatie de Lion. L’Archevêque de Bour-ges fe prétend Primat d’Aquitaine. L’Archevêque deRouen prend la qualité de Primat de Normandie ,quoiqu’il n’ait aucun Métropolitain fous lui.
Le Pere Sirmond dit que l’origine des Primats vientde ce que les grandes Provinces ayant été fubdiviíees
Í >ar les Empereurs, les unes Rappelèrent premières ,es autres secondes , les autres troisièmes , <S-c. & qu’onappela Primats , les Métropolitains, c’est-à-dire, lesEvêques des villes qui étoient les capitales de la pro-vince avant fa division, ôc qui étoient au-deífus desEvêques de ces provinces inférieures, ôc séparées de lapremière, ils ont été appelés quelquefois Patriarches.Baronius & Saumaife en ont auffi écrit. Le terme dePrimat est Latin , & signifie le Premier, ou le Prési-dent d une Société. Ceux qui tiennent pour la Hiérar-chie Ecclésiastique, prétendent qu’un Primat est celuiqui a au-dessous de lui plusieurs Métropolitains ôc A r-
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chevêques , comme les Patriarches font au-deílus dosPrimats , ôc le Pape au-deffus des Patriarches. Le ter-me Grec qui répond à celui de Primai , est celui d’A-xarque ; & il parok par l’Histoire que d’abord lesPrimats étoient confondus avec les Patriarches ; ScSocrate , en comptant dix Patriarches , ne les a pointdistingués des Primats. On donnoit alors le nom dePrimats aux Patriarches, comme étant tous chefs desDiocèses. Ainsi Primat, ou Exarque , ou Patriarche ,c’étoient la même chose. En Afrique les Primats n’é-toient point astujerrisau Patriarche d’Alexandrie ; l’E-vcque de Carthage qui étoit le Primat d’Afrique nelui obéilfoit point : au contraire , pour être Primat iln’étoic pas même nécestaire d avoir des Métropoli-tains pour suffragans. Chaque province d’Afrique,excepté celles qui compoíoient le Diocèse d Alexan-drie , avoir un Primat, ôc cette qualité le donnoit à1 âge. En France la subdivision des provinces donnalieu à 1 érection des Primats. Par exemple, l’Aquitai-ne fut partagée en deux provinces. L’Archevêquede Bourges devint par-là le Primat des Aquitaines,parce que Bourges étoit la capitale de la première. LaGaule Lionnoisc, qui comprenoit route la Gaule Cel-tique , fut divisée en première Lionnoife , donc Lionétoit la Métropole, ôc en seconde Lionnoife doncRouen étoit la Mérropolgt Les deux Lionnoifes fu-rent encore subdivisées en deux autres. Sens fur tiréde la première, & Tours dc la seconde. Or l’Arche-vêque de Lion , comme Métropolitain des quatreLionnoifes, prétend être Primat des Gaules, & avoirconservé la juridiction fur les provinces démembrées.Ainsi il y a appel de l’Otììcial de Sens ôc de celui deTours à l'Orncial de Lion, qui est le Primat , ÔClorsque l’Evêché de Paris fut érigé en Archevêché parle Pape Grégoire XV en 1622, l’on y employa la con-dition expresse,qu’il demeurerait fournis à l’Eglife Pri-matiale de Lion. Pour l’Archevcque de Rouen, le Mé-tropolitain de la seconde Lionnoife, il fe dit Primatde Normandie , & prétend relever du Pape immédia-tement , fans reconnoître la Primatie de Lion. Il sou-tient que jufqu’au huitième siècle on ne parloir pointen France du Tribunal d’un Primat , ôc que tous lesMétropolitains relevoient directement ôc immédiate-ment du Siège de Rome. C’est Je Pape Grégoire VII,qui en 1079 , a revêtu l’Archevêque de Lion du pou-voir ôc de l’autorité de Primat fur les quarte Lion-noifes. V?ye\ Du Pin dans l’Ordre de la JuridictionEcclésiastique. L’on appelle de l’Evêque au Métropoli-tain,du Métropolitain au Primat,ôc da P rima t m Pape.
|GP Primat de Pologne. C’est le chef du Sénat, Légat ncdu S. Siège, & qui dans les interrègnes prend le notnd’Inter-Roi. C’est à f Archevêque de Gnefne que cethonneur appartienr.
IJCT PRIM ATI AL, ALE. adj. Qui concerne lc Primat.Prìmaúalis. L’Eglife de Saint Etienne de Bourgesprend la qualité de Patriatchale, Primatiale , Métro-politaine & Cathédrale. Il n’a d’ufage que dans ccttcphrale, Eglise Primatiale.
IJCT PRIMATIE. s. f. Juridiction du Primat. Etendue,ou íiége de cette juridiction. C’est auiïì la dignité dcPrimat. Pontificius Primatus ; primatis dignitas. Laprimatie des Gaules , d’Aquitaine. La primatie de Lions’étend fur les provinces de Paris , de Sens, &c. Dusiège Métropolitain , il y a appel à la Primatie.
sT PRIMAUTÉ, f. f. Premier rang. Primatus, Ce motest principalement en usage en parlant de la préémi-nence d honneur ôc de juridiction , que le Pape, cnqualité de Successeur dc S. Pierre, a íur les autres Evê-ques. La primauté da Pape , de l’Eglise de Rome, duSaint Siège. L’Egliíe de Rome a la primauté fur rou-tes les autres Eglises.
§CF Primauté fe dit communément à certains jeux descartes, & au jeu des dez, pour marquer l’avantagcqu’on a d’ctre le premier à jouer. Ordine primus. Ongagne fort souvent de primauté ou par primauté , lors-qu’on est le premier en cartes, Ôc qu’on a autant dcpoints qu’un autre. Pas un ne veut perdre fa primauté.Tirer la primauté , c’est jouer à qui aura la main, àqui jouera le premier.