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Tome septieme. [PRO - TE.]
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scche comme celle de Bourgogne. La prune clamasti -quée est un gros damas rond, blanc , marqué de rou-ge. La prune à fleur double , dont l’une est longue ,rouge, fort fleurie & s’ouvre net ; l’autre est blanche,ttes grolle, ronde, Sc ne s’ouvre pas. La prune de Jé-rusalem , ou de Bordeaux 3 nommée œil de bœuf 3 estextraordinairement grolle, d'un violet brun, fort fleu-rie , Sc plus carrée que ronde. La prune de Montmi-relle 3 autrement dit culot 3 est blanche, longue Sc poin-tue , &c ne s’ouvre pas , & n’est bonne qu’en pruneaux.

La prune d’Ileverte est très longue Sc menue, qui de-meure toujours verte, fille est fort estimée. Le cœurde bœuf , ou la prune de S. Lo 3 est la plus grolle desprunes 3 qui quitte bien le noyau, qui a la chair fortaune , Sc la peau rouge, est de moitié plus grolle queimperiale. La prune de Maugerou est un gros damasviolet, rond, Sc qui le fend des mieux. La prune fansnoyau est petite, noire, faite en cœur, s’ouvre bien ,

< - < - iraqu’une amande. La prune datyle est de deuxlorces ; l’une de Gonore, Sc l’autre du Mans. Celle-citst blanche, longue Sc menue ; l’autre plus petite Scviolette , Sc s’ouvrent bien toutes deux. Le cœur de pi-geon est une prune faite en cœur, noire , grolle , lefend bien , & est très-bonne fur l'arrière-faiíon. Laprune de Rhodes est belle & grolle, noire Sc un peulonguette , est bonne Sc tardive. Le damas gris , ouprune de Monsieur 3 qu’on appelle aullì gros damasmu/que tardif 3 est une prune violette , fort fleurie ,allez grolle, qui a la chair jaune , quitte le noyau,&a un goût relevé. La prune transparente est grolle,blanche Sc longue , Sc s’ouvre net, ainli nommée ,parce que l’cxpolant au soleil, on voit clairement ionnoyau. La prune virginale est une espèce de gros da-mas blanc. La mignone est allez grolle Sc longue, blan-che Sc tavelée de rouge, qui s’ouvre des mieux, estdelicate Sc íuerée. Elle a été ainsi nommée à caule defa bonté. La Reine Claude est une espèce de gros da-mas vert, qui est rond, un peu plat, qui a la chair très-ferme Sc épaisse, quitte le noyau, Sc est des plus su-crées. C’est, lans contredit, la meilleure des prunes.

prune de Pologne est allez semblable à l’impérialeblanche, mais bien meilleure. La prune de Suisse estfort longue & menue, rouge Sc tardive, qui quitte sonnoyau, & a bon goût. La prune date est une espèced impériale tardive. Il y en a de blanches, Sc de rouges. elle est bonne à faire des pruneaux. La prune deSainte Catherine est blanche , grolle, ne quitte pointle noyau , Sc est des plus sucrées. Sc bonne à faire despruneaux. Le damas d Espagne est une prune tardiveSc noire, qui est tres-bonne.Le rognon de coq est unepetite /v/E blanche, tavelée de rouge, longuette. Scfaite en rognons , qui est très-tardive. La prune deSaint Julien est d’un noir violet fort fleuri, ne s’ouvrepas, le fane lur l’arbre, Sc y demeure jufqu’auxgelées ;on en fait des pruneaux. La prune noberte est un pe-tit damas noir tardif, qui ne quitte pas le noyau, dontou a fait les meilleurs pruneaux ci’un beau bleu azuré.

11 y en a une diaprée noire tardive ; un gros da-mas violet tardif de 1 ours, Sc un autre rouge , Sc«n autre noir, qui ne fe fend pas bien, Sc n’est pasl’un goût si relevé que les autres.

De toutes ces espèces de prunes, il n’y en a que i you r6 qu’on cultive clans nos jardins, qui font allezfournies de tout le monde.

" k US k* l^àcins s’accordent à dire que les prunesfraîches lont un des fruits d’été les moins salutaires.On les accule d affaiblir le ton de l’estomac, Sc de re-froidir ce viscère ; Sc l’on met lur leur compte les fiè-vres, les dysenteries, & toutes les autres maladies quiregnent ordinairement dans l’nutomne. Mais les prunesont cela de commun avec tous les autres fruits. Les mau-vaises espèces lont mal saines. L’ckcès des bonnes estnuiiiblc, comme 1 excès de tout autre aliment. MaisI e 5j outc qu’un usage modéré des bonnes prunes 3 dela Reine Glande, par exemple, puiíle incommoder.

, n sth proverbialement, il aime mieux deux œufsqu une prune j pour dire, il n’est pas niais, il entendbien les mterets. Commodorum suorum providus. Don-per u ne prune pour deux œufs ; loriqu’on fait un petit [

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présent pour en avoir un gros. Cet homme n’est pas-là pour des prunes ; c’est-a-dire , il n’est pas-là poucrien, il a quelque secrète affaire. Si je suis affligé, cen’est pas pour des prunes. Mol. Prunes de prophétie.Voye ç Prophétie.

siT Ce terme designe particulièrement le fruit du pru-nier: les Botanistes en ont fait une famille , qui com-prend tous les fruits à noyau, queTournefortappellefruclus mollis cum ojstculo 3 d’autres drupa 3 Sc quel-ques-uns, arbores pruritser a.

PRUNEAU, f. m. Prune léchée au soleil , ou dans lefour. Prunum pastum 3 insolatum 3 siccatum , prunel-lum. On estime les pruneaux de Tours, qui lont faitsde grosses prunes de damas noir. Un jus de pruneauxest laxatif. On dit ironiquement d’une personne noire,qu’elle est blanche comme un pruneau relavé.

PRUNELAIE. f. f. Lieu planté de Pruniers. Prunetum.Planter une prune laie. La Quint. Une prunelaie dequatre-vingts ou cent pieds d'arbres. Id.

PRUNELLA. f. m. Terme de Médecine. Sécheresse dela langue & de la gorge , qui arrive dans les fièvrescontinues, fur-tout dans les aiguës , accompagnéesd ardent, Sc d’une rougeur obscure; la langue est auiììcouverte d une croûte tantôt blanchâtre Sc tantôt noi-râtre. Prunella. Quelques-uns donnent ce nom à l’ef-quinancie.

PRUNELLE, f. f. Prune sauvage qui vient parmi lesronces Sc les haies lur un petit arbre qu’on appelleprunellier 3 ou prunier sauvage. Prunus silvestris ,agrestis 3 prunella. Ce huit est aigrelet, Sc horrible-ment styptique. Les pauvres gens en font de la boisson;Sc quand on veut dire que du vin. est fort mauvais ,on dit que c’est du vin de prunelles. Voyez Pru-nellier.

Prunelle, ou Brunelle , est une plante qui est souve-raine pour guérir les plaies. Quelques-uns l’appdlencherbe au Charpentier. En latin Prunella 3 ou Bru-nella. Voyez Brunelle.

Prunelle , signifie ordinairement une petite ouverturecirculaire |ÇT qui fe trouve au milieu de l’uvée, oula seconde tunique de l’œil. Cette ouverture, par lemoyen de quelques fibres, s’agrandit dans les endroitsobscurs, Sc 1e rétrécit dans les endroits éclairés. Com-me elle donne passage aux rayons de lumière qui vouepeindre l’objcr fur la rétine , elle fe dilate dans un en-droit obscur , pour en recevoir un plus grand nombre:elle íè rétrécit au contraire dans un endroit éclairé,parce qu’un trop grand nombre de rayons trop vifsbleflèroit les yeux. Aussi quand on palle d un lieu très-éclairé dans un lieu obscur, on ne voit pas bien d’a-bord les objets qu’on distingue facilement un instantaprès. La prunelle qui etoit retrecie dans un endroittrès-éclairé, demeure encore un peu de temps rétréciequand on entre dans un endroit obscur, Sc par consé-quent ne reçoit pas allez de rayons foibles pour fairedistinguer les objets , jufqu’à ce que so dilatant peu-à-peu, elle en reçoive un assez grand nombre pourappeteevoir ce qu’on ne voyoit pas.

Par une raison contraire , quand on palle d’un lieusombre dans un endroit éclairé, 1 impression de la lu-mière est d’abord douloureuse. La prunelle qui s’étoicdilatée dans le lieu sombre, pour recevoir un plusgrand nombre de rayons foibles, demeure encore quel-que temps dilatée dans lendroit lumineux, & pat-làreçoit une trop grande quantité de rayons vifs. Cetexcès blesse l’organe. L’imprelhon trop forte est dou-loureuse. Pupilla oculi 3 vel popula. L’Églife prie 1cSeigneur, qu’il nous conserve comme la prunelle dcson œil.

On dit proverbialement, jouer de la prunelle , jeterdes œillades ; ce qui s’applique ordinairement à unhomme Sc à une femme qui fe font des signes l’un àl’autre, quand ils l° nt A intelligence.

PRUNELLIER-L ra - Prunier sauvage qui porte les pru-nelles. C’est un petit arbre épineux dont l’écorce estcendrée, tirant fur le purpurin. Ses feuilles font sem-blables à celles du prunier cultivé, mais beaucoupplus petites, & dun goût astringent. Ses fleurs fontblanches comme de la neige , odorantes, composées