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Tome septieme. [PRO - TE.]
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de cinq feuilles disposées en rose: elles naissent avantles feuilles. Ses fruits font de petites prunes grolîescomme un gros grain de raisin , presque rondes, decouleur noire tirant fur le bleu , d un goût extrême-ment styptique. Sa racine est ligneuse, noire. En latinPrunus JllveJlris. C. Bauh. Prunellus. L’cau distilléedes Heurs de prunellier est un remède singulier pourla pleurésie, & pour les oppressions de poitrine: sesfruits font bons pour la dyllenterie. Le suc épaiiîi deces fruits s’appelle acacia recendorum 3 ou Germano-rum 3 parce qu’on le substitue au véritable acacia desAnciens.

PRUNIER, f. m. Arbre dont il y a deux espèces géné-rales , un cultivé, & l’autie sauvage. Prunus sauva 3vel filveflris. Le prunier culúve est d’une hauteur &d’une grosseur mediocre. Ses feuilles font un peu lon-gues , crénelées tout autour. Ses fleurs font blanches,composées de cinq feuilles disposées en rose. Ses fruitsqu’on nomme prunes , font charnus, couverts d’unepeau mince ; il y en a beaucoup d’espèces qui différentpar leur grosseur, par leur figure, par leur couleur,par leur goût. En latin prunus sauva. C. Bauh. Ladécoction des feuilles du prunier est bonne pour ar-rêter les fluxions qui tombent fur la luette & fur lesgencives, fi on s’en lave la bouche. Les prunes doucesramolillent Sc lâchent le ventre. On dit proverbiale-ment , il est sot comme un prunier 3 sans qu’on voie lefondement de ce proverbe. A l’égard du prunier sau-vage, voye\ Prunellier.

La plupart des pruniers tracent beaucoup, c’est-à-dire , que leurs racines s’étendent entre deux terres,fans pénétrer bien avant, comme les racines de plu-sieurs autres arbres. Ces racines pouffent des jets oudrageons enracinés., qui font de même espèce que lasouche qui les a produits. Si l’on avoir donc les bon-nes espèces íranenes du pied, on auroit tous les ansdes drageons qui produiroient de bonnes prunes 3 fansle secours de la greffe.

Le prunier s’accommode astez bien de toutes les ex-positions Sc de toutes fortes de terrains. Cependant ilfe plaît moins dans une terre humide que dans uneterre sèche, dans une terre cultivée que dans une terreinculte. Il fe plaît fur-tout dans un fable noir. Il luifaut moins de fond qu’aux autres arbres parce queles racines, comme nous lavons dit, tracent beaucoup,& ne pivotent point.

Le prunier sert de sujet pour greffer le pêcher, l’a-bricotier & l’amandier. Précaution nécessaire dans cer-tains terrains où d’auues sujets ne réussiraient pas.Voye-[ Pécher.

ff? PRURIT, f. m. Terme Didactique. Pruritus 3 pru-rigo. Ce mot signifie proprement démangeaison qu’onsent fut la superficie de la peau. Cette sensation estgracieuse ou douloureuse , selon qu’elle est plus oumoins vive , Sc que les humeurs qui la causent fontplus ou moins acres & mordicantes.

On donne aussi le nom de prurit à la démangeaisonvive qu’éprouvent les gallcux, Sc à celle que l’on sentà la circonférence des plaies Sc des ulcères. Cejte dé-mangeaison dans les plaies vient de la suppression dela transpiration occasionnée par les pièces de l’appa-reil. Une légère lotion avec de seau Sc un peu d’eau-de-vie nettoie, débouche les pores, & détruit la causedu prurit.

fCr PRUSE, ou BURSE. Prusa. Ville autrefois capitalede la Bithynie, aujourd’hui la plus belle de la Tur-quie, dans l’Anarolie, à 30 lieues de Constantinople.Elle étoit la capitale des Turcs avant la prise de Cons-tantinople.

PRUSSE. Nom d’une grande contrée que l’on divise endeux parties , dont l une qu’on appelle quelquefoisPrusse Ducale , est érigée en Royaume; Sc l’autre,qu’on appelle Pruse Royale, ou Polonoise, fait par-tie du Royaume de Pologne. Prujsa 3 Borussia. Elleest bornée au couchant par la Poméranie ; au sud , parla Cuiavie N' par la Mazovie; au levant, par la Li-thuanie; Sc au nord, par la Samogitic Sc par la merBaltique. Elle peut avoir cent dix lieues de longueur,& trente ou trentç-cinq lieues dans la largeur moyen-

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ne. Elle est baignée par la Visiule, par le Préjel, patle Niemen, Sc par un grand nombre d autres rivièresqui le déchargent dans celles la. Le terroir en est aise2bon : mais il y a plusieurs quartiers qui ne font ni bienpeuplés, ni bien cultivés. Ce pays a été plongé .dans lePaganisme , Sc gouverné par les Princes particuliersjuíqu’à la fin du XIII e siècle, que les Chevaliers Teu-toni ques attirés en ce pays par les Ducs de Mazovie ,en furent les maures, apiès avoir employé 56 ans a leconquérir; Sc ils y devinrent fi pur flans, ayant subju-gué ía Pomérellie Sc la Samogitie , qu’ils entreprirentde faire la guerre contre les Ducs de Lithuanie, Sc con-tre les Rois de Pologne. Mais comme ils vouloientgouverner la Pruse d’une manière trop despotique ,les principales Villes, entre lesquelles étoient Dantzic,Elbing Sc Ihorn, Rallièrent avec la Noblesse pour laconservation de leurs privilèges l’an 1454 , Sc ccs Al-liés ayant été condamnés avec trop de sévérité , ils fedonnèrent au Roi de Pologne ; Sc après plusieurs guer-res entre les Rois de Pologne Sc les Chevaliers Te u to-niques, ces derniers cédèrent au Roi Casimir la PrusseSupérieure, qui est aujourd’hui la Prusse Royale, Scils lui firent hommage de l lnféricure, qui est aujour-d’hui la Ducale, dont ils restèrent les maîtres. Enfin,Albert de Brandebourg , Crand-Maître de l’Ordrc ,ayant embrassé 1 hérésie de Luther, Sc aboli les Com-manderies, fut fait Duc de la Pruse Inférieure par leRoi de Pologne, auquel il en fit hommage àCracovieen 1 yzy. Son fils, qui lui succéda, étant mort fanspostérité l an 1618 , ce pays échut aux Electeurs deBrandebourg ; ( Maty ) Sc malgré les prétentions dela Pologne fur la souveraineté de ce Royaume, il futcédé par le traité de Velau en 1637, à frédéric- Guil-laume, Électeur de Brandebourg, à condition , que sifa postérité masculine en ligne directe venoit à man-quer , les Princes collatéraux de fa Maison , en héri-tant de la Prusse 3 relèveraient de la Couronne de Po-logne. La Prusse a été érigée en Royaume par 1 Empe-reur Léopold, au commencement duXVIII e siècle, enfaveur de Frédéric III e ,Electeur de Brandebourg, quifut sacré à Konisberg au mois de Janvier 1701 , Scprit le nom de Frédéric I.

Prusse Ducale, ou Inférieure. C’est la pairie occi-dentale de la Prusse. P russa Ducalis ou Inferior .Elle a incomparablement plus d étendue que la PrusseRoyale; mais ses contrées qui confinent avec la Li-thuanie & avec la Samogitie, ne font presque que desdéserts pleins de forêts Sc de lacs, Sc les peuples quiles habitent, Sc qu’on prend pour les restes des an-ciens Borulîlens, font fort grossiers, Sc ont un langagetout particulier. Le reste du pays est mieux peuplé Scmieux cultivé. Cc pays a cela de particulier , qu’onrecueille une grande quantité d’ambre jaune fur sescôtes; il renfermoit autrefois plusieurs petites provin-ces; aujourd hui 011 le divise en trois cercles, qui fontceux de Samiande , de Natangie & d’FIockerlande.Ses villes principales fontKonigsberg capitale, Memel,Pilaw , Brandebourg, 6 'c. Ce pays appartient en sou-veraineté aux Électeurs de Brandebourg, comme onl a marqué ci-deífus fur la Pruse en géqéral. Id.

Prusse Royale, ou Supérieure. C’est la partie occi-dentale de la Prusse. Prujsa Regia 3 ou Superior.Elle appartient à la Pologne, comme nous Bavons ditau mot Prusse , Sc elle est divisée en trois Palatinats,qui font ceux de Cuim, de Maricnbourg & d e Pomé-rellie. Dantzic, Mariembourg, Elbing, Cuim, Thorn& Strasbourg en font les lieux principaux. Id.PRUSSIEN, EN NE. f. nr. & f. & adj. Nom de peuple.Qui est de Prusse, qui appartient à la Prusse. Prussus 3Boruflus. Les Prussiens font defeendans des anciensBonifies ou Rorulsiens. Les Pressens, habitans desforêts & des lacs, en conservent encore la langue. LesPrussiens étoienr encore Idolâtres au XIII e siècle, Scexerçoienr de grandes cruautés contre les Chrétiens.

fsT PRUSSIENNE, f f. lenne de Manufacture desoierie. Espèce de gros de Tours on taffetas, dont lachaîne est ourdie d’un fil double d’une couleur, Sc unfil de 1 aune , de forte que quand la chaîne est tenduepour la travailler, tous les fils qui font fur une verge