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doivent être d’une couleur, & ceux qui sont dessousd une autre : & la trame íe trouvant d’une couleur dif-ferente des deux qui composent la chaîne, ce mélangédes trois couleurs ensemble sait un effet agréable.
PRUTH. Nom d une grande rivière qui prend la íourcedans les monts Krapach , traverse une partie du Pala-tinat de Lembourg, en Ruiìîe, ensuite toute la Mol-davie, se décharge dans le Danube,un peu au-dessousd’Axiopoli. P ru t ha 3 Hierasus Gerafus. Ma r y.
PRUYM , PRUM. Nom d’une petite ville, avec uneAbbaye de l’Ordrc de Saint Benoît, fondée en 763.Prumia. tìijl. de l’Egl. de M eaux 3 T. 1 3 p. 73.Elle est située fur la rivière de Pruym 3 dans l’Électo-rat de Trêves, à dix lieues de la ville de ce nom. L’Ab-Raye de Prum est célèbre pour avoir été le lieu où1 Empereur Lothaire se retira après avoir renoncé à*,^ppire. Son Abbé porte le titre de Prince, Sc ses Re-ligieux font preuve de noblesse. L’Électcur de Trêvesen a l’administration depuis l’an 1578. Mat y.
Pruym. Nom d’une petite rivière d’Allemagne. Pruma.Elle baigne Pruym dans l’Électorat de Trêves, entredans le Luxembourg , & se décharge dans le Sour ,au-deffous d’Echternach. Mat y.
PS A
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P R Y.
PRYLIDE. f. f. Espèce de danse militaire chez les an-ciens Grecs. Prylïs. Voyez Voisins. L. De quatuorArtïb. Pop. 6’ Meurchius Orchejìra.
f. f. Terme de Mythologie. Nom d'uneNymphe. Prymno. Elle étoit fille de 1 Océan Sc dePhetis, Sc l’une de celles qui président à l’éducationdes en fans avec Apollon Sí les Fleuves. Héjìod. Theog.
V - dSO.
PRYTANAT. f. m. Dignité de Prytane. Le Prytanatdura environ izo ans, c’est-à-dire, depuis Automénesqui fut dernier Roi de Corinthe, jusqu a Cypsele quiabolit les Prytanes, Sc s’empara de la Royauté qu’illailla aPériandre Ion fils & son successeur.
PRYTANE. s. m. Prytanis. C’étoit dans la plupart desvilles Grecques le nom du premier Magistrat. JV.ém.De Tr. Pry tanis 3 Prytaneus. Ce terme signifie deuxdignités differentes, Pune de Juge de Police chez lesAthéniens. On en prenoit cinquante de chaque iribu,de laquelle on nommoit encore cinquante autres, poursuppléer aux premiers, en cas de mort ou de malver-ation. Ces Prytanes étoient les Sénateurs qui com-poloient le Conseil des cinq cens. Ce Conseil gou-vernoit 1 Etat, comme ce que l'on appelle les Etatsdans les Provinces Unies. Voyez ct dessous Pryta-nee. Les Tribus rouloient pom le gouvernement, Scle prenoient l’une après Pautre pendant 3 5 o U 3 6 jours,c’est-à dire, pendant dnq semaines entières, mais partroupe de dix qui étoient thés au fort, pendant septjours chaque troupe. Après quoi une autre Tribu ve-noit fur les rangs, & avoir aussi ses cinq semaines àgouverner de la même manière. C’étoit un établiflè-1 mei;t de Solon. Scaligcr s’est trompé , quand il a dit' q ue les Tribus rouloicnt par jour. Voye^ Saumaiíè• lur Solin, pag. 80 y. L’autre dignité étoit bien plusconsidérable, Sc se tire de 1 Histoire de Corinthe, qui« avon qu’un Pry tane qui y étoit ce qu’étoit à Athé-es 'Archonte. On voit dans cette Histoire, qu’après« Rois, ils établirent un Magistrat annuel, auquel ilsdonnerent le nom de Prytane. A la réserve qu’il n’é-tort pas perpétuel, il avoir toute Pautorité des Rois.11 e oit Chef des Magistrats, Prince du Sénat, & gou-vernoit a peu-piès comme les Doges dans la Répu-blique de Gènes.
^ m * Nom d’un lieu à Athènes où étoitle íiege des Juges dc Police, appelés Pry canes y 6c où1 on nounifloit aux dépens dc la République ceux quiavoient rendu quelques services à l’État. Prytaneum.3- G etoit aussi dans le Prytanée qu’on entretenoit leeu acre. La plupart des villes de la Grèce avoienteur ‘rytanee. Si le feu sacré que chaque ville con-eivoit aVec soin dans son Prytanée 3 s’éteignoit parquelaue accident en quelque Colonie, elle ne pouvoirle rallumer qi , au feu sacré du Prytanée de la Me-tropole. cou GAtn VILLE.
Prytanée. s. f. J’aimerois mieux dire Prytanieavec M.de Tourreil. C’étoir encore a Athènes le temps pen-dant lequel les Prytanes d une 1 ribu gouvernoient.Prytania. Ce temps étoit de 35 ou 36 jours que l’onpartageort en cinq semaines, Sc pendant chaque se-maine dix Sénateurs de cette Tribu gouvernoient 3ainsi au bout de la Prytanée, tous les Prytanes d une1 ribu avoient gouverné pendant íept jours, mais dixensemble. Après quoi une autre Tribu prenoit de mentele gouvernement, Sc remplilloit ion temps ou sa Pry~tanée. Voyez Saumaiíè lur Solin ,p. 80y.
PRYTANIDE. s. f. C’est le nom qu’on donnoità Athè-nes , Sc en d’autres villes de la Grèce, aux veuves quigardoienr Óc entrerenoient le feu sacré de Vesta, .com-me les Vestales à Rome. Prytanis. Voyez Vostìus ,De Idolol. L. II. C. j.
P R Z.
PRZEMYSL. Voyc{ PrÉmislaw.
PRZIl'IEC, PRIPECZ, PRLPICE. Noms d’une granderivière de la Lithuanie. Pripetus. Elle prend sa sourceaux confins de la Haute-Volhinie , traverse la lolé-sie , elle y baigne I’insk, Pétricowicz , dans le Pa!a-tinat de Nowogrodeck ; Mozir, dans le territoire deRzeczica; Czernobel, dans la Balle- Volhinie ; Sc quel-ques lieues au-dcílous elle le décharge dans le Bo-risthène. Mat y.
P S A.
PSALLETTE. f. f. Maison où le Martre de Musiqueloge & enseigne les Enfans de C hom r. Un bon Martrede psallette fait honneur à un Chœur. Dul. desArts,1731, & Pomey.
On appelle dans les Eglises Cathédrales la Sallette tau lieu de la Pj'alette 3 le lieu où l’on instruit les En-fans de Choeur. Ménage. Obs fur la L. Fr. T. 1 3p. 107. On a établi fix Enfans de Chœur en psalletteavec un Maître de Musique. Descrìpt. Geogr. & Mis.de la Haute-Norm. T. II 3 p. 337. De la Juridictiondu Chancelier de l’Égliíe de M eaux fur la P j ailette tc’est à dire, lur la Maîtrise &les Enfans de Chœur dela Cathédrale. Hisf. de l’Egl. de Meaux 3 T. 1 3 pag.102. Ce mot vient du latin psallere.
PSALLIEN , ENNE. f. m. Sc f. Nom de secte. Psallia-nus j a. Les Psalliens étoient les mêmes que les Ea-chites, ou les Maffaliens. Vòye\ ces mots.
PSALME. Voye\ Pseaume.
PSALMISTE. f. m. Qui compose des Pseaumes. C’est letitre qu’on donne à David , quand on veut le citer.Comme dit le Psalmifte en tel endroit. Psalmijla jVates regius.
PSALMODIE, s. f. Chant d’Églife dont on se sert pourchanter les Heaumes. Psalmodia 3 Psalmorum cantus «.On prétend que ce font les Eustathiens qui instituèrentla psalmodie alternative à deux chœurs , vers Pan350. Voye\ Eustathien. La psalmodie continuelleappelée en latin Laus perennis 3 fut établie e>.t Orientpar Saint Alexandre Fondateur des Acœir.ètes : il yeut aussi en France Sc en d’arrrres lieux d’Occident' plusieurs Monastères qui embrassèrent cette saintepratique. Voye.\ Acoemète. Ils s’exer^oîent aux jeû-nes, à la prière Sc la psalmodie. Pat..
PSALMODIER, v. n. Chanter des pseaumes. Canere 3psallere. Les divers Ordres de Religieux psalmodientdiversement. Les Minimes, les. Chartreux ne psaimo~dient pas comme dans les Cathédrales.
Psalmodier, le dit plus particulièrement d’une manièrede réciter le Bréviaire dans les Communautés, horsde lTglife , qui est opposée au plain-chant; réciterd’un ton de voix’ qui tient le milieu entre le chant Scla simple récitation , sans inflexion de voix , & tou-jours fur une même note. La psalmodie le fait r c cl otono. Becitare altâ voce. Les Séminaristes qui disentleur Bréviaire en commun, ne le chantent pas; ils nefont queje psalmodier.
Psalmodier, signifie par extension, parler toujours surle même ton.
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